Mais peut-on réellement faire le bien des gens malgré eux? La Rochefoucault n’a pas le monopole du coeur!

L’altruisme est le nom que prend l’égoïsme pour ne pas être reconnu, c’est le vêtement qu’il adopte quand il craint d’être découvert. Toutes les variétés d’altruisme ou soi-disant amour du prochain se ramènent à l’égoïsme.

 

C’est La Rochefoucauld qui a raison contre les pauvres, gnans-gnans, les idéalistes à l’eau-de-rose, les énergumènes, et autres donneurs de conseils, animés d’excellentes mais pauvres intentions et pourris d’optimisme. Ils veulent faire le bonheur des autres malgré eux. 

 Il est entendu que l’altruisme est la plus haute des vertus et distingue l’Homme de l’animal. ­ L’altruisme, tel qu’on le pratique, est profondément immoral . C’est un mensonge.

L’altruisme des faibles, des esclaves, des infirmes (intellectuellement et physiquement) est la source d’une infinité de maux : altruisme de soumission, d’obéissance et de passivité.

C’est lui qui engendre les conflits internationaux qu’il fait semblant de déplorer (je suis pour les révolutions arabes!). Sous le couvert de l’altruisme se perpétuent le crime et l’ignorance, la résignation, la servitude et l’aplatissement.

Ce que les altruistes accordent le plus facilement, ce sont des promesses.

L’altruisme ne donne rien en échange de l’abdication de la personnalité qu’il exige des bénéficiaires. L’aumône est une diminution. L’altruisme profite surtout à ceux qui le pratiquent. Il est prétexte à banquets (d’où l’importance de savoir recevoir le monde), décorations (impératif pour la Maison d’Education de la Légion d’Honneur), divertissements de mauvais goût (vous avez regardé Splash?).

La chimère de l’altruisme est une réalité par les ravages qu’elle exerce. Mutualisme, solidarisme, pacifisme, etc., ne quittent pas le domaine de l’abstraction, s’expriment en phrases creuses que les badauds prennent pour des réalités.

A l’altruisme s’oppose l’amour, qui est la sincérité.

Et comme le disait Leibniz: Amare autem, sive diligere, est felicitate alterius delectari, vel, quod eodem redit, felicitatem alienam asciscere in suam, HAHAHAHA!

Je suis entièrement d’accord: aimer, c’est se réjouir du bonheur d’autrui, c’est faire du bonheur d’un autre le sien propre (j’ai fait otion grec en 4è).

Je n’aime pas mon frère fasciste. Mon frère est un con. Un pauvre con. Il a marié ma belle-sœur.

J’ai mal à la tête.

 
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