» Mais où sont donc ces clés ?  »

Parfois, le temps presse mais impossible de mettre la main sur l’objet convoité (de type clé). Finalement, on le trouve au beau milieu de la table, à la salle-à-manger, bien en évidence, alors même qu’on y a posé les yeux une bonne dizaine de fois.

Je dis non.

Il semblerait que les régions du cerveau tourneraient à différents régimes, et celles impliquées dans la perception sensorielle n’arriveraient pas à suivre la cadence des zones contrôlant le mouvement.

Je dis non!

On peut émettre l’hypothèse que les processus cérébraux chargés de la motricité s’exécutent trop rapidement pour que le système visuel ait le temps d’identifier précisément chaque objet passé en revue. Il y aurait donc un découplage, une désynchronisation (connaissez-vous ce mot?), entre les systèmes moteur et perceptif du cerveau, ce qui expliquerait que chacun des deux travaille plus ou moins en solo alors qu’une coordination parfaite serait nécessaire.

 DONC : pour retrouver ses clés, il suffit de prendre le temps de regarder un peu plus longuement.

Je-dis-non.

Mon hypothèse (validée par Nadine de Rothschild ♥ herself): les clés sont des êtres vivants, avec une volonté propre. Ils expriment en particulier un réel et fort désir de sortir des poches et autres sacs à main (si vous avez des plans pour être invitée aux ventes Longchamp de Segré, je prends!). C’est la raison pour laquelle on les retrouve sous les radiateurs, planquées dans les fauteuils et canapés ou même dans les lave-linges. Leur côté vampire leur fait fuir la lumière.

 

Attention aux ceux qui veulent faire leurs intéressants en « recentrant vos priorités » (baratin de pauvre, me semble-t-il):  

« – J’ai perdu mes clefs…

 –  Ah dur, moi j’ai perdu ma mère ».

Méprisables et mesquins, on ne se répand pas en public.

Clé2
 
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