Par un beau matin de juillet du mois de mai, je me suis retrouvée au jardin des Tuileries, juste au pied du Sacré Coeur et au bras d’Armoiry.
Le temps radieux du moment m’a surprise parce que jusqu’à présent on était plutôt au régime giboulées.
Le touriste pullule en cette saison, à la capitale! Ca jacte tout bizarre partout. Parfois, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un sabir de français, il existe des gens extrêmement créatifs! Sacrés les pauvres, tiens!
Cette fois-ci, c’était plein d’Américains gras et gros comme dirait l’autre. Et blancs sous le soleil des tropiques.

Haaaaaaa, ça m’a rappelé mon enfance en Amérique… *Nostalgie*
Quoi qu’il en soit, ils avaient envahi l’espace, tant et si bien que lorsque vint le moment de déjeuner, le vendeur de sandwiches s’adressa à nous en anglais.
Un anglais tout parisien, mais en anglais quand même…
Le pauvre… Même pas vécu en Amérique, lui!
 » Tu devrais passer commande en anglais! «  , glissais-je à Armoiry.
Il s’exécuta, le plus loin possible de moi pour que je ne puisse pas me moquer de son accent marseillais qui ne s’entend qu’en anglais – oui, il faut en convenir, Armoiry a le tort de n’avoir jamais vécu en Amérique.
 » Sixteen!  » , annonça le vendeur en désignant l’écran de sa caisse.
Armoiry s’est tourné vers moi et demandé d’un air angoissé:
 » Sixteen, c’est seize, c’est ça? « 
J’ai vu passer une ombre dans le regard vide du vendeur bilingue qui a bafouillé des adieux en français.
Qui peut encore prétendre que le tourisme français ne s’est pas mis aux langues étrangères???

Je vous laisse, j’ai un mari à instruire. Leçon 1: les nombres de 0 à 100.

 
 sandwich-artiste-01
Source image: http://www.designsoak.com/artistic-sandwiches-brittany-powell/
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