A peine éclose au soleil de la vie, la petite fille conserve pendant quelques années les apparences des petits garçons de son âge: allures vives z’et pétulantes (après, on arrête de pétuler, c’est vulgaire), timbre de voix (on mue moins, ce qui nous permet de nous moquer sans une once de pitié des voix inégales de nos congénères mâles à l’adolescence), gracilité des membres (ça me paraît hors de propos), indécision des formes (*soupir à fendre l’âme*).
Tout les confondra longtemps encore.
Mais, pareille à la fleur qui ne demande qu’un rayon de soleil (tu veux voir mon gros rayon?) pour épanouir sa corolle, la jeune et gracieuse créature (non, rien) appelée un jour à devenir mère (appelée, c’est bien le maux mot), éprouve les premières secousses qui lui révèlent une nouvelle existence (heu… secousses?).
Rose virginale (mais j’espère bien!), elle entr’ouvre son calice (vulgaire!) et elle éprouve les prémices des nombreuses et redoutables épreuves qui l’attendent (la péridurale, c’est vulgaire).
Une fois cette révolution opérée dans son être (la puberté, donc), son extérieur se métamorphose rapidement (elle devient une créature du Diable).
La pudeur voile son front (enfin!), ses yeux s’animent (parle pour toi, enfin! Nos filles sont précoces à divers niveaux), puis ses cheveux croissent, son cou s’incline avec grâce, ses épaules s’évasent (tant qu’elles ne s’envasent pas), sa poitrine développe ses contours naissants (il faut bien appâter le hobereau), la taille se dessine et se cambre (et elle danse le flamenco sans arrêt), ses hanches s’élargissent (c’est mieux quand la péridurale est proscrite), et, toutes ces formes, plus moelleuses (on en mangerait), plus élégamment arrondies (très. Nadine de Rothschild – ♥ – prône l’arrondi), prennent un caractère particulier que l’on admire dans la Vénus de Médicis (la culture, tout nous, ça!).
Mais, hélas!  les années, dans leur vol rapide, déjà s’accumulent sur sa tête (elle en a évidemment une, merci de le rappeler),- elle touche à son été (*rougit*), époque mélangée de délices douteuses (remember: orgues, amours et délices sont de genre féminin au pluriel) et d’angoisses trop réelles!
Dépositaire du fruit qu’elle sent bondir dans son sein (heu… Des notions d’anatomie de base sont à revoir, là…), l’heure approche où la jeune mère entendra son précieux fardeau mêler ses premiers vagissements à ses derniers cris de détresse (mais c’est affreux, ça! C’est une histoire glauque, en fait, la vie)!
Et c’en est fait… Adieu fraîcheur, jeunesse et beauté (il se décourage vite quand même)!
Les ans poursuivent leur course avec une effrayante rapidité, les traits se décomposent, les cheveux blanchissent, le front se ride (BOTOX) et comme dit La Fontaine:
Déloger quelques ris, quelques jeux, puis… l’Amour!

 
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