Marie-Bambelle, ma fille, ma bataille, ma circonvolution cérébrale adorée! Tu fais l’amère expérience de la dureté de la vie, ce qui ne peut que te rendre plus précieuse à mes yeux.

Oui, il s’agit bien d’une histoire d’yeux… Marie-Bambelle doit porter des lunettes. Drame de l’existence. Blessure profonde de l’ego. Apprentissage de l’imperfection de ma descendance. Cruallité, quoi.

Marie-Bambelle étant une jeune adolescente, il est clair non seulement que c’est flou, mais qu’en plus ce changement ne passera pas inaperçu. Comment changer du tout au tout sans se faire remarquer? C’est une question importante car ma fille ayant la capacité quasi magique de prendre ses camarades à rebrousse-poil, je refuse de lui donner une occasion supplémentaire de se faire harceler. Première en tout, même en emmerdes! (pardon Nadine ♥)

Point positif: il est probable qu’on lui demande de quel défaut (n’importe quoi!) sont atteints ses yeux. Déjà, elle n’est pas presbyte, elle échappe au pire. En plus du nom ridicule de cette affection ophtalmologique, elle se serait tapé des lunettes grossissantes qui ne donnent, en général, pas le doux regard mystérieux des myopes…

Plus une tronche de psychopathe sur le point d’exploser. Je ne la voyais pas demander à ses petits camarades:

« Est-ce que tu baises? » (pardon Nadine ♥)

Eux, oui, sans doute! Marie-Bambelle, non.

Finalement, les lunettes, il suffit de les rayer un peu, c’est tout de suite vintage. Et puis, lorsque l’on grandit, tout le monde se fiche que vous portiez ou non des lunettes. Le seul moyen de les mettre en avant est de continuer à les choisir rouges, assortie à la couleur des yeux de Marie-Bambelle.

 
PUBLISHED by catsmob.com
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