Vous connaissez mal Armoiry.

Mes pauvres! Comment faites-vous pour vivre sans ce délicieux petit rayon de soleil?
La vie est-elle seulement possible sans ce petit sucre qui donne un goût différent aux choses?
Comment envisager de voir passer le temps sans le miel de l’existence?
Pourquoi rester en vie si on n’a pas cette raison pour s’y accrocher? (Là, c’est triste, faut que je redresse la barre)
Peut-on croquer les aventures qui s’offrent à nous si le poulet n’est pas rôti? (Je m’égare routière)
A mon avis non. Mais ce n’est que mon avis. Parce qu’en plus, Armoiry est drôle. Il fait des farces à tous ceux qui l’aiment et à tout ceux qu’il aime.

Par exemple, aujourd’hui, il a tenu à faire savoir à la femme de sa vie – moi, en l’occurrence – que c’était quelqu’un qui comptait beaucoup pour lui.

Alors il a pris son téléphone, celui qui a un forfait SMS illimités. Le compagnon de ses longues soirées solitaires – oui, bon, Armoiry pense que c’est à Paris que ça se passe, mais HORS DE QUESTION que je quitte ma cour sans raison valable. Nous sommes donc célibataires géographiques.
Il a effleuré, avec légèreté en dépit de ses gros doigts gourds et maladroits, le clavier pétillant de technologie fragile de son portable blanc – et par voie de conséquence symbolique directe, pur.
Il a composé un message d’une grande simplicité, clair et concis, avec une tendresse et une délicatesse révélant toute la profondeur de l’amour éperdu qu’il voue à la créature – toujours moi. Il y a mis les mots les plus simples et les plus beaux, ceux dont on ne se lasse jamais, ceux qui ne sont que trois et qui contiennent tout:
 » La guerre fait rage, je t’aime. « 

 

Il a envoyé son message à son banquier.
Armoiry est un chevalier des temps modernes.

 
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