Pour une fois – et ce sera la seule de l’année – je consens à plaindre les maîtresses d’école.
Je sais, ça ne me ressemble pas. Les pauvres ne sont pas à plaindre, ils sont entretenus par mes impôts.

 

Au mois de septembre dernier, je suis allée à une réunion d’information de début d’année, dans la classe de Bain-Marie.
On s’installe aux places de nos héritiers, les maîtresses face à nous sur leurs chaises normalement hautes, histoire de bien établir le rapport de force.
Suit un bon quart d’heure d’engueulade de type  » jamais eu une classe aussi pourrie et pourtant ça fait 82 ans que j’enseigne « .
Il me semble que c’était déjà le cas de la classe de Marie-Bambelle, mais soit. J’imagine que c’est de notre faute intégralement, heureusement qu’elles sont là pour sauver nos héritiers d’eux-mêmes et de leurs parents permissifs et complètement rangés du côté obscur de la Force, loin de Nadine de Rothschild ♥.
Je m’agace…
Mais tout vient à point à qui sait attendre, le pauvre est tristement prévisible.

Au bout de deux heures de récriminations de tous poils et de quelques éléments d’information sur la vie de la classe (quand même), je risque une anecdote pour détendre l’atmosphère en citant Bain-Marie:
 » A l’école élémentaire, les enfants ont de grosses dents! « 

Hihihi! Même les contre-maîtresses rient franchement.
Pas pour longtemps, malheureusement, car une des agitées du premier rang se lève au milieu d’une de leur phrase et déclare:
 » Il est tard, je suis fatiguée! « 
Et elle s’en va. Comme ça. Sans demander son reste. Sans demander qu’on l’excuse.

Décomposition des kapos. Surtout que la fuyarde s’empresse de téléphoner à sa copine restée en classe, et qui avait pris soin de laisser son téléphone portable allumé à plein volume.

Mais c’est la seule fois: je ne les plaindrai plus, elles ne le méritent pas.

La prochaine fois, je vous narrerai comment j’ai cassé la gueule à la prof d’histoire-géo de Marie-Bambelle. Si vous êtes sages. Et propres.

 
maicresse
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