Tous les jours, c’est la même chose.
C’est invariable et immuable: Armoiry est en retard. Ça me hérisse le poil! Nadine de Rothschild ♥ ne dit-elle pas de l’exactitude qu’elle est la politesse des rois?
Décortiquons le processus qui, quoi qu’il advienne, se met en place et parvient sans coup férir à son implacable résultat: Armoiry est en retard.

En premier lieu, le réveil sonne. Il est tôt. Trop. Pauvre ange, il n’a qu’à glandouiller un peu au lit, il a le temps… Comme ça il peut se tortiller et me réveiller, c’est tellement plus agréable qu’une sonnerie froide et implacable!
Finalement, je me rendors. Alors il se lève, et il me bouscule.

Je me réveille à nouveau, comme d’habitude. Sur moi, il remonte le drap: il a peur que j’aie froid, c’est gentil!
Sa main caresse mes cheveux, il me réveille donc pour la troisième fois, comme d’habitude. Mais il fait ça presque malgré lui et moi, je lui tourne le dos. Comme d’habitude.
Faut dire qu’après trois réveils successifs, je suis moyennement aimable, c’est mon habitude.

Alors, il s’habille très vite (il a froid, à force, normal) et sort de la chambre. En faisant grincer la porte. Comme d’habitude. Au quatrième réveil, il est déjà en retard mais ne le sait pas encore…
Et là, tout seul, il boit son café et réalise qu’il est en retard, comme d’habitude. Mais enfin!

Et comme ce n’est pas de sa faute, il a froid (mais qui a écrit les paroles de ma chanson??) et relève son col, comme d’habitude.
Pour faire bonne mesure, tout est gris dehors et il quitte la maison en trombe en claquant les portes.
Le cinquième réveil est le plus violent, comme d’habitude.

Mais finalement, je suis enfin tranquille ce matin. Ça tombe mal! Juste quand je me réveillais!
Comme toujours.

 
Lundi
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