Je suis retournée courir, histoire d’expier la pizza d’hier soir que Nadine de Rothschild ♥ pourrait assimiler à une faute.

Deux fois de suite, c’est plus une coïncidence: les pompiers étaient là, tapis dans les bois, prêts à dévorer la première minette qui aurait la témérité un peu folle de se pointer.

 

Obligée de prendre mon air aimable d’entrée de jeu. Même pas difficile: ils ne sont TOUJOURS PAS à poil! Les calendriers communistes de la Poste nous mentent.

Moi si, par contre… J’y trouve plusieurs avantages, mais entendons-nous bien: je ne cours pas nue. Je cours parée du ravissant duvet que Dame Nature a bien voulu m’offrir.

 

Les avantages sont multiples, donc. Tout d’abord, en laissant pousser les poils de mes pattes, je reste au chaud. Parce que là, ça caille et ça devient non négligeable.

Ensuite, c’est un merveilleux moyen de découvrir la faune entomologique endémique de nos contrées: moucherons, tiques et autres araignées. Inouï ce qu’on ne voit jamais en courant sans poil ou en pantalon! On ne devrait pas permettre ça.

Pour continuer, les poils guident la sueur vers le bas. Je cours habituellement si vite qu’elle a tendance à me remonter dans les yeux. Ça m’arrange donc encore une fois de ne pas avoir les mirettes brûlées par le sel que j’exsude par tous les pores de la peau.

D’autre part, le poil augmente ma résistance à l’air: je travaille en résistance et en douceur sans même m’en apercevoir, c’est précieux. Quand je m’épilerai, je vais être supersonique et ma masse musculaire sera sur-développée par rapport à ma morphologie réelle. Et comme je pèserai moins lourd, mes performances en étonneront plus d’un!

Pour terminer, le poil éloigne les mauvais esprits et les pompiers. Oui, mais non. Ça, c’est faux. Ça ne fonctionne pas. Je cours trop vite! Le pompier n’a pas le temps de voir le poil et me sourit niaisement en me lançant un

 » Bonjour, Mademoiselle! « 

qu’il essaie de rendre le moins essoufflé possible. Raté.

Je suis poilue, mais il ne voit rien et il est essoufflé et je l’ai remarqué.

Quand va-t-il comprendre que c’est impossible entre nous?

Et je ne dis pas ça parce qu’ils se déplacent en groupes de quinze!

Armoiry, you are the only one.

 
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