C’est une grande nouvelle pour les amis et protecteurs des animaux: le zoo de Londres a annoncé hier la naissance des premiers sushis en captivité. Une nouvelle qui redonne espoir pour la préservation de l’espèce qu’on dit en voie d’extinction en raison de sa sur-pêche en Asie.

Malheureusement, avec la reproduction du sushi en captivité, on ouvre aussi la porte à la production à la chaîne.

Bientôt les sushis seront – à l´instar des poulets – produits par centaines de milliers, en batterie, sans jamais respirer l’air frais de nos campagnes, ni l’odeur de la forêt après la pluie, ni voir la lumière du jour, ni le sel de la Terre mer, ni la couleur du ciel, ni goûter aux joies du shopping un jour ensoleillé de printemps, ni … Hum, je m’égare, veuillez avoir l’extrême obligeance de bien vouloir me pardonner.

En vérité, les pseudo-scientifiques n’ont que faire d’une éventuelle survie de l’espèce: ce qu’ils flairent, c’est le profit au détriment de la liberté animale et de la culture gastronomique française, dont le sushi au foie gras – et ses pommes sarladaises, rhââââââ^! – est un des plus beaux fleurons.

Et c’est précisément depuis la découverte de la famille des Makis, particulièrement la sous-famille des « California rolls » – la Rolls Royce des makis, aurait sans doute ajouté Nadine de Rothschild ♥ – que la surexploitation de ces pauvres choses a débuté, avec une forte exportation dans le monde, en particulier en Europe.

Personnellement, j’ai découvert ces merveilles lorsque j’habitais en Amérique, bien avant, mais mon humilitude m’interdit d’en faire état de façon trop appuyée, hihi!

Bref, l’Homme détruit encore une fois la Nature, mais, heureusement, des âmes charitables sont là pour conserver ce patrimoine.

Voilà pourquoi j’ai décidé de faire mes sushis avec mes mains à moi: on n’est jamais aussi bien servie que par soi-même d’une part et d’autre part, vous allez pouvoir en mettre plein la gueule figure à votre sale pute de belle-sœur lors de votre prochaine entrevue.

Poisson commandé, j’ai un super poissonnier qui vient le lundi sur le marché! On peut lui passer commande pour la fin de la semaine et il passe me livrer à la maison. C’est un type super sympa, qui s’est lancé à son compte il y a un an, hyper méritant. Un pauvre de valeur, un comme on aime, pas un smicard perfusé d’allocations empestant l’eau de Cologne bon marché – arf!

C’est lui qui m’a fait un assortiment: coquilles saint-jacques, saumon, maquereau, bar, daurade et un peu d’avocat et de Granny Smith – pour faire plaisir à ma grand-mère! Un régal!

Ma tarte de belle-sœur va se trouver dans l’obligation de reconnaître son infériorité encore une fois et se fendra, sur un ton contraint – ne présumons pas de l’état de son transit intestinal –  d’un:

 » Waouuuuu! T’es hyper douée !!!  Trop trop tip top!!! Ça donne faim!!!! »

 engloutissant avec peine l’unique série au surimi que je lui réserve.

Ce à quoi je répondrai sur un ton docte:

 » Avec le bon matériel, c’est très facile. C’était ma première fois et maintenant que j’ai trouvé le bon poissonnier, je pense que je recommencerai. « 

 
 
Sushis Obama
Source image: http://www.tofugu.com/2009/02/18/obama-sushi/
Publicités