Cosmétologie très appliquée samedi, Mai 31 2014 

  • Chapitre 1 – La salle de bain du haut

Un matin estival, gai et parfumé, alors que je folâtrais sur Internet après un footing plein de canards morts et de tenues trendy, je réalisai brutalement la totale absence de bruit. Ce fait est fort inhabituel dans une maison pleine de rires z’et d’enfants.

Aussitôt, une incontrôlable angoisse, noire et dévorante emplit mon petit être fragile z’et tremblant. Quelle pouvait être la raison d’un tel silence? Que pouvait-il bien être advenu de mes Héritiers? Où la chair de ma chair était-elle passée?

Dans la salle de bain du premier étage!

En grimpant ventre à terre les escaliers, je perçus d’abord des murmures, puis des signaux sonores de plus en plus précis et descriptifs. Oui! Ils étaient bien dans la salle de bain!

Quel bonheur! Quelle joie! Et quel soulagement… Mon cœur battait la chamade, emballé par l’euphorie des retrouvailles prochaines. Dans la salle de bain! Encore un pas une foulée (ouf, j’étais toujours en tenue de sport!)!

HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!

Un enfant vert! Etorki avait discuté avec un feutre vert et consciencieusement exploré toutes les possibilités picturales de support et de forme. cette petite promet d’être Léonarde de Vinci. Mais verte.

Mais au fait… Il me semblait que la salle de bain était blanche, lors de l’épisode précédent… Pourquoi est-elle bleue?  J’attends vos suggestions.

Je suis restée coite jusqu’à l’instant où j’ai réalisé qu’à dix heures du matin (heure GMT +1) que cette douce effluve de menthe ne pouvait PAS provenir d’un mojito.

Ils ont repeint la salle de bain au dentifrice bleu. Les petits salopards.

J’a tout nettoyé, j’a changé les enfants et j’a couché Etorki, histoire d’avoir une terreur de moins pour me briser les arpions.

 

  • Chapitre 2 – La salle de bain du bas

Après avoir bien transpiré pendant mon footing et mon ménage de l’espace sanitaire du premier étage, je décidai d’épargner au reste du monde les effluves que je dégageais et allai prendre une douche.

Je priai Bain-Marie de prendre un livre de son choix, l’installai sur la carpette de la salle du bain du rez-de-chaussée, rassurée et guillerette, follement insouciance du danger qui rôde et persuadée que la douche ne pourrait être que délassante.

J’eau chaude, je mousse, je chante, je grattouille, bref, je douche. Je rince. Je ouverture de la porte dans un nuage de vapeur délicatement parfumée.

HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!

Mon fils me hait, j’en suis désormais certaine. Il a vidé une bombe de mousse à raser. Avec application. Intégralement. Totalement. Farouchement. Primitivement. Sauvagement. Brutalement. Férocement.

Il s’est shampouiné à la mousse à raser. Puis s’est lissé le poil à l’aide de MA brosse à cheveux.

Il a lavé son linge à la mousse à raser. Puis s’est essuyé avec MA serviette de toilette.

Il a repeint la carpette à la mousse à raser. Puis y a déposé MA serviette de toilette.

Il a relooké le lavabo à la mousse à raser.

Il s’est essuyé les yeux à la mousse à raser. Puis il a hurlé.

N’écoutant que mon courage et mon abnégation, je l’ai saisi par le dessous des bras – encore glabre à cet âge tendre – et l’ai mis dans la douche tout habillé, ai rincé ses frusques, l’ai déshabillé, rincé et sermonné.

Je l’ai séché DANS la douche, rapport au manque cruel de carpette inhérent aux événements sus-mentionnés et l’ai embrassé: il a épargné son livre.

Cet enfant est amoureux de la littérature. C’est le futur Olympe de Gouges.

 
 
 
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La danse des canards, hébreu culturel mercredi, Mai 28 2014 

Une intro qui en jette: la Danse des Canards fut popularisée par le suisse Werner Thomas dans les années 50 sous le titre Der Vogerltanz. Marrant, j’aurais imaginé que ce serait plus un truc genre  » Le lac des cygnes  » le titre originel…

 

La chanson (si, si!) connut une nouvelle notoriété début des années 80 sous l’impulsion du producteur Marcel De Keukeleire – bienfaiteur de l’Humanité, donc – et l’interprète J.J. Lionel – un dieu, je crois que c’est tout simple et que ça résume parfaitement les choses.
L’air se vit associer des paroles – nous y reviendrons -, une danse chorégraphiée – j’adore le jargon officiel bien marketé sous tous les angles – et un visuel approprié – pas beau, approprié, on te dit.

Une nouvelle version techno – et voilà! Me suis étouffée avec mon beignet à la framboise – est apparue en 2007, Bird dance par DJ Birdy – il est créatif, le mec, c’est carrément décoiffant! Quelle audace dans le choix du spneudonyme! A part DJ Coincoin, il ne pouvait pas faire plus dingue.

Penchons-nous sur ce petit bijou délicatement ciselé. En souplesse!

C’est la danse des canards, qui en sortant de la mare, se secouent le bas des reins et font coin-coin. Ils se seraient mis à hennir, en même temps, la surprise eût été totale!
Faites comme les petits canards et, pour que tout le monde se marre (snorg et re-snorg), remuez le popotin en faisant coin-coin.
Ha quand même…
Sont forts, les porcs, comme dirait d’aucun de ma connaissance fier de ses origines bretonnes.
 J’ignorais que ça pouvait exister, à vrai dire, des gens capables d’engendrer un truc pareil.
A présent claquez du bec en secouant vos plumes avec beaucoup plus d’entrain et des coin-coin.
Là, ils se sont rendu compte que j’étais réfractaire, je pense. Je commence à flipper, c’est un fait.
Allez, mettez-en un coup (M’ENFIN!!!!! Je ne suis pas celle que vous croyez, bordel de maird!), on s’amuse comme des p’tits fous (les tournantes, c’est bien un truc de mecs! Je ne m’amuse pas DU TOUT comme un p’tit fou, moi!).
Maintenant pliez les genoux, redressez-vous (fermez les yeux et ouvrez la bouche, on a bien saisi le concept).
Refrain.

Je sanglote nerveusement. La panique s’est emparée de moi. Je pense au suicide. Je respire à fond et je me lance…
Tournez, c’est la fêteuh, bras dessus-dessous. Comme des girouetteuh, c’est super chouetteuh, c’est extra-fou!
C’est là que ça éclate au grand jour, l’hébreu culturel. Non, non, vous n’êtes pas victime d’hallucination ni même d’un virus internautique super agressif.
Ce sont réellement les paroles de la « chanson ».
Se sont fendus de 4 (quatre) couplets. Si. C’est possible.
Au départ, je ne le croyais pas non plus. Mais ils l’ont fait.

Néanmoins, on peut tirer une leçon de tout ça. Pas folichonne, la leçon, mais au moins elle existe: la fin du monde sera pire que la danse des canards.
Ok, je le concède, c’est une vision pessimiste de l’Apocalypse, mais il faut rester lucide. Ça pique fort les yeux.

Je vais me jeter un p’tit mojito derrière la cravate pour tenter d’apaiser la douleur.

 

Répondre à une invitation à un mariage chiant mardi, Mai 27 2014 

Un mariage… Quoi de plus barbant quand il ne s’agit pas du sien?
Une séance chez le dentiste (Sophie, c’est pour toi!)? Naaaan!
Un cours de programmation informatique? Naaaan!
L’ablation d’une écharde sans anesthésie? Naaaaaaaaan!
La réponse est: rien de plus chiant! Ou plutôt si: le mariage – chose la plus chiante du monde – le plus chiant du monde est sans AUCUN doute celui de mon frère fasciste et de ma belle-sœur.
Certains ont une certaine idée d’une certaine France, personnellement j’ai une certaine idée de ce que doit être le Purgatoire. Et j’affirme ici que ça n’a absolument rien à voir avec les dragées Fuca (ca). Ni les élections européennes (je suis hautement politiquement incorrecte et subversive, c’est ma vraie nature).

Bref, ceci explique en tout cas que je me soucie du problème épineux suivant: que faire pour ne pas se rendre à un mariage sans répondre que vous ne viendrez pas?

  • Option 1: prétendez que nononononon, vous n’avez JAMAIS eu un quelconque faire-part entre les mains, sinon tu penses bien que je t’aurais répondu, c’est bien le minimum quand on a deux sous de jugeote et un minimum d’éducation, Chère! Certes, c’est un peu facile et vous risquez – mesurez le risque pris – de ne pas être jugée sincère. Bon, en même temps, c’est votre belle-sœur, je crois pouvoir avancer sans m’égarer totalement qu’on s’en tamponne allègrement le coquillard, n’est-ce pas?
  • Option 2: peut-être qu’on vous a vue arriver et que pour éviter la situation de l’option 1, on vous invite lors d’une discussion téléphonique. Méfiance. Ne décrochez JAMAIS le téléphone lorsque votre frère ou votre belle-sœur appellent. Et faites rappeler quelques jours plus tard par un des Héritiers en prétendant que le message vocal semblait enregistré depuis le tunnel du Mont Blanc, une nuit d’incendie un vendredi 13 à 13h13. Fatalement, tu comprends, dix jours avant c’est un peu juste pour trouver de quoi nous loger tous décemment! Vous en profitez ainsi pour souligner le fait que vous êtes livrée à vous-même pour vous loger, la mariée ayant le mauvais goût – hasard, Balthazar! – de provenir d’une région lointaine et sans lien avec celle de vos ancêtres. Les familles de pauvres habitent de curieuses maisonnettes, comprenant toutes moins de quatorze chambres. Ridicules!
  • Option 3: ignorez le le message téléphonique, niez de tout votre petit être pur, vous avez votre bonne foi pour vous. Comment pourrait-on douter de votre sincérité alors qu’aucun de vos Héritiers n’a tenté de prendre des nouvelles de façon opportune? Hein? Je pose la question! Ne manquez pas de faire remarquer que seul le faire-part arrivant dans la boîte aux lettres est sûr et correct. Une belle-sœur qui ignore tout ou presque des usages en vigueur dans le Monde ne peut qu’apprécier que vous lui en indiquiez subtilement les arcanes. Surtout au moment de son mariage puisque, après tout, c’est LE jour où mieux vaut éviter de se déchirer!
  • Option 4: est-il nécessaire de vous indiquer la marche à suivre si vous recevez un mail? Ne l’ouvrez même pas, traitez-le comme le spam qu’il est en réalité. Votre ù^$*%¨£µ de belle-sœur de µ¨%£^*$ù est capable de vous coller un accusé de lecture tellement elle est fourbe et retorse, tout ça sous prétexte que vous ne vous donnez jamais la peine de lui répondre. Hum. La sotte petite chose!

Vivent les mariés!

Nous, les princesses du XXIème siècle… jeudi, Mai 22 2014 

Comme le dit Reine-Mère

 

Princesses mojito

Monsieur Patate mercredi, Mai 21 2014 

Le mercredi, les enfants sont en vacances. Les rats!
Le mercredi, les parents turbinent à mort parce que les enfants sont en vacances. Les pauvres!
Le mercredi, les parents prient pour que le ciel soit clément: ils en viendraient presque à supplier le Grand Architecte de l’Univers.
Le Grand Architecte de l’Univers est facétieux: temps pourri.
Les parents pleurent.
Les parents se roulent par terre.
Les parents sont en pleine crise d’hystérie.
Nan! C’est pas comme ça que ça marche!
Le Grand Architecte de l’Univers leur souffle de s’aider et le ciel t’aidera.
Les parents sont regonflés à bloc! Si le Grand Architecte de l’Univers le leur demande, c’est probablement qu’ils en sont capables!
Les parents se replient au zoo, avec le secret espoir et la sourde inquiétude que leurs rejetons se fassent gober par un lion bien intentionné et compatissant.
Mais faut reconnait’: c’est bien foutu, un zoo. Laissent pas les animaux s’empoisonner facilement!
Au zoo, le pestac est partout:
 » Regarde, le gros, là, c’est un tapis! « 
Pas encore, Trésor, pour le moment, c’est encore un tapir. Mais ça se mange et même que c’est plutôt bon.
 » Les enfants, v’là les souris-cats! « 
Z’ont pas bien regardé le Roi Lion, ce sont des suricates.
Les zoos des temps modernes réservent des surprises: ils laissent en liberté des êtres étranges sans doute venus d’ailleurs…
Au cinquième zoo de l’année, j’ai rencontré Monsieur Patate.
Il est de petite taille et semble doté d’un caractère fougueux voire rebelle.
Il semblerait que le Mossad l’ait coincé parce qu’il a tenté d’échapper à ses gorilles via les airs en s’acoquinant avec les rapaces du pestac de fauconnerie!
Monsieur Patate ne peut pas être seulement un enfant très laid et très capricieux.
Je n’y crois pas.
On nous ment.
Grand Architecte de l’Univers, tu ne peux pas laisser les animaux voir un morveux pareil!

 

Ire pré-estivale ($£**%ù§#@¤ de MAIRD!!) dimanche, Mai 18 2014 

Profitant de la douceur de vivre (Hollywood Chewing Gum), j’ai chaussé ma cahuzac de 7 lieues (cette bagnole est une fraude fiscale en puissance) et suis allée promener Armoiry au bord de la mer. C’est important de sortir son Armoiry, il en a besoin, surtout par forte chaleur.

Nous avons donc pris la direction d’une station balnéaire corsaire de notre connaissance, absolument charmante et d’une intimité propice aux week-ends en amoureux tant elle est peu fréquentée. On n’a jamais attendu plus de 45 mn pour se garer! A croire que la vermine paupérisée se multiplie au contact des rayons du soleil.
L’intimité étant essentiellement un état d’esprit, nous nous sommes accommodés de cette foule vulgaire, bruyante et odorante (crème solaire. A gerber.).

En rentrant de la plage, après avoir salué nos voisins de bronzette ( » Au revoir, M’sieurs Dames! « ), après avoir constaté que les jeunes filles en fleur offraient leurs poitrines aux regards lubriques des passants ( » -Tu fais quoi? – Ho ben je regarde les filles, mais sont pas encore bronzées, ce sont les premiers bains de soleil, là! « ) et après avoir flané sur les remparts, nous sommes passés à la caisse automatique du parking cocassement abritée dans une cabane, judicieux clin d’oeil au Canada, rapport à Jacques Cartier.
La-dite cabane était parfumée pour l’été: chez les corsaires, au début de chaque saison, les employés municipaux font pipi dans les recoins les plus insolites afin de laisser un souvenir olfactif impérissable de Notre Beau Pays aux quidams allophones (Allo? Allo! Nan, mais allo, quoi!!).

Le drame se dessinait déjà et j’en ignorait encore tout. Une fois notre dette acquittée, je me retourne et assiste médusée au spectacle qui s’offre à moi:
 » Coule, il est en train de pisser sur la cahuzac! « , m’écriais-je, boursoufflée d’indignation.
Un individu de sexe masculin, type caucasien, environ un mètre, cheveux mi-longs et tenue criarde était en train d’uriner sur la voie publique, en l’occurrence au niveau de la porte conducteur de ma caisse!
Son papa (♥) se retourne alors, carrément interpelé au niveau du vécu et déclare tout de go:
 » Ha, je ne savais pas que c’était la vôtre! Il avait très envie… « 
Je m’introduit en râlant dans la cahuzac souillée par les basses émissions d’un futur porteur d’un survêtement du dimanche:
 » C’est interdit par la loi, c’est assimilé à un dépôt de détritus! Pas étonnant que la France soit sale! Ni que la Terre soit polluée! « 
Et c’est là que j’ai craqué (jusque là, non, quoi qu’on puisse penser):
 » PÉQUENOT!! « 
Le-dit péquenot, giflé par l’insulte dans son Ralph Lauren du bled (y’a que la vérité qui blesse, en même temps), revient vers moi:
 » – Pardon?
– Monsieur, dis-je en ressortant de la voiture, confite dans mon bon droit et probablement rouge de révolte, vous êtes en train d’apprendre à votre petit (le pauvre est-il vraiment un Être Humain?) à se comporter comme un porc!
– Mais il avait très envie!
– Il y a des toilettes publiques à 20 m! « 

Il a eu peur, je devais vraiment avoir l’air mauvais, il a laissé tomber.

Armoiry n’a même pas eu à bander ses muscles hypotrophiés pour me protéger, tout comme il a été empêché de jouer avec sa carte d’agent spécial de la CIA des jouets pour chien.
Le pauvre devrait savoir qu’une belle-sœur qui a habité à Berlin au moment de l’incident de Tchernobyl n’est pas une belle-sœur ordinaire.

Hé hé!

 

Kouign amann, délicieuse ambroisie mercredi, Mai 14 2014 

Oui, bon, d’accord, probable raison pour laquelle je ne suis pas franchement à deux doigts de retrouver un IMC acceptable… 

Mais il faut bien convenir que la Nature fut cruelle avec les Bretons en leur beurrant allègrement la tartoche. Il paraît que le beurre est une invention scandinave dispersée par voie commerciale, mais les Romains étaient déjà sur le coup.

On peut présumer – sans prendre trop de risques – que c’est une invention contemporaine de la vache, ce qui en fait un produit incroyablement mignon et ancien.

Mais comme il est issu de la crème, il n’a pas de rides (le rat).

 

Sur un plan sémantique (comme la graisse, mais là c’est capillotracté): au cours du Moyen Âge, le mot « beurre » est apparu, a priori au cours du XIIe siècle. Il vient du latin butyrum, qui l’a emprunté au grec bouturon.

Le terme « babeurre », apparu au XVIe siècle, est formé des mots « battre » et « beurre ».

À l’origine, le mot « babeurre » désignait le bâton dont on se servait pour battre le beurre.

 

Si on conçoit que la conservation du beurre l’hiver en Scandinavie ne posait que peu de problèmes, comment faire sous le soleil des Tropiques? La technique de conservation la plus efficace a été inventée par les peuples qui faisaient le commerce du beurre – les Vikings, donc.

Ils assaisonnaient tout d’abord le beurre d’ail haché qu’ils enfermaient dans des barriques de bois. Cela permettait également  d’éloigner les vampires, ce qui explique que ces derniers aient pu prospérer essentiellement sur les rives du Danube oriental.

Ces barriques étaient ensuite enterrées profondément dans le sol acide des nombreuses tourbières qui se trouvent dans ces pays. Plus longtemps on laissait le beurre en terre, meilleur il était.

On plantait même parfois des arbres près des endroits où les barriques étaient enfouies afin de marquer l’endroit. C’est de cette façon que furent inventées les plantes grasses.

En Irlande (bien connue dans le monde entier pour son soleil écrasant), des barriques retrouvées après des milliers d’années avaient permis de conserver le beurre intact. Voire même deux.

Des concours de butyrologues étaient organisés, mettant en concurrence les principales régions butyricoles et véritable façade d’un terroir tout entier. Plus le temps était frais et humide, meilleur était le millésime.

Tout ça pour dire que le gâteau breton et le kouign amann sont exclusivement dus au génie des Bretons. Et en effet, le beurre pas salé, c’est dégueulasse infâme. M’étonnerait que Nadine ♥ s’abaisse à consommer du beurre doux. Comme si ajouter du sel le rendait râpeux… Pffff!

Finalement, ce sont peut-être nos amis japonais, bien que fourbes et industrieux, qui en parlent le mieux…

 

(suite…)

Il y a du Marie-Torne là-dedans! mercredi, Mai 14 2014 

Il y a du Marie-Torne là-dedans!

Ma best et moi à 14 ans.

Doit-on réellement répondre au courrier des gens plus bêtes que nous? lundi, Mai 12 2014 

Oui, indiscutablement, car ils ont besoin d’être élevés. Halte au nivellement par le bas!

Non, ne nous abaissons pas!

Chers lecteurs, vous vous doutez bien que la réponse à cette épineuse question est entre les deux extrêmes sus-exposés. Que penser? A quel saint non fasciste se vouer? Le point de vue communiste ne sera pas ici abordé par souci d’objectivité.

 

  • Oui, why pourquoi? il est couramment admis que tout courrier mérite réponse, preuve d’un soi-disant minimum de savoir-vivre. On se doit donc de faire parvenir dans les meilleurs délais un petit mot. Ne serait-ce que pour accuser réception de la missive initiale.
  • Non, why pourquoi? doit-on réellement se mélanger avec la Plèbe (je suis bien bonne ici de mettre une majuscule). Les gens de statut inférieur ne nous intéressent pas, il est par conséquent logique que nous ne leur accordions pas une attention exagérée.

Discussion: certes, la jeune femme de bonne famille aura à cœur de faire savoir à son interlocuteur qu’elle maîtrise parfaitement les codes de son milieu. Ceci lui permettra ainsi d’asseoir son autorité et donc de faire des réflexions bien senties si elle tombe sur un plouc, un indélicat (plouc déguisé), ou même pire: un parvenu (plouc total).

Exemple: des invités débarquent en nombre pour un repas et se contentent d’apporter une simple entrée ou un bête dessert. Fourguez-leur sans vergogne les restes les plus moches ou ceux qui vous semblent les moins appétants, après tout, ils n’ont rien fichu. En tout cas, vous en avez fait nettement plus.

Toutefois, faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. Vous menez une vie ébouriffante et vos enfants vous pourrissent la vie prennent tout votre temps. Les gens bien élevés sauront bien comprendre entre les lignes que vous êtes débordée et que la missive peut attendre.

Avec un peu de chance et quelques semaines, ils finiront même par oublier que vous avez une réponse en souffrance.

 

Malgré tout, si on exige de vous et de façon publique une réponse (par exemple sur un réseau social alors que vous enchaînez innocemment les concours qui vous permettront un maximum d’économie à Noël), répondez sur le ton échevelé qui sied à votre quotidien.

Ne demandez jamais qu’on vous excuse, cela signifierait que vous étiez en faute. Et oui: les gens sont d’un sans-gêne inouï et jamais vous ne serez aussi effrontée qu’eux.

Ne tolérez jamais qu’on vous fasse attendre, ce serait une brèche dans votre totale domination.

Pires que les pauvres: les gens qui vous filent des complexes!

 
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Urinothérapie: une panacée difficile à avaler? samedi, Mai 10 2014 

Un p’tit verre de pisse et te voilà pétant le feu!

Cette croyance est à la base de l’urinothérapie. Selon les adeptes de cette thérapie, l’urine est un véritable « élixir de vie ». J’en suis. Slurp!

Comment s’y prendre ? Avec un verre tout simplement. On le remplit d’urine à la source et on boit encore tout chaud. En usage externe, toute liberté est donnée : en démaquillant ou en après-rasage sur le visage, en shampooing sur les cheveux… Elle est efficace dans les cas de grippe, de rhume, de fractures, de maux de dent, de peau sèche, de psoriasis et d’une foule d’autres problèmes d’épiderme. J’en donne à Armoiry à chaque poussée d’eczéma.

On mentionne aussi le vieillissement et le sida, les allergies, les morsures d’animaux et de serpents, l’asthme, les cardiopathies, l’hypertension, les brûlures, le cancer, les intoxications aux produits chimiques, la varicelle, l’entérite, la constipation et la pneumonie.  J’en donne à Mamiflette et Papillon chaque fois que nous allons en vacances chez eux! Les parents sont des êtres précieux desquels on doit prendre soin.

Elle combat la dysenterie, les œdèmes, l’eczéma, l’irritation des yeux, la fatigue, la fièvre, la gonorrhée, la goutte, la petite vérole, les troubles immunologiques, les infections, la calvitie, l’insomnie, la jaunisse, l’hépatite, le sarcome de Kaposi, la lèpre, les troubles du système lymphatique, l’urticaire, les nausées matinales de la grossesse, la gueule de bois, l’obésité, le virus du papillome, les parasitoses, les ulcères gastriques, les rhumatismes, les taches de naissance, les accidents vasculaires cérébraux, la congestion, le lumbago, le typhus, la gastrite, la dépression, l’herpès simple, la tuberculose, le tétanos, la maladie de Parkinson, le pied d’athlète, le diabète, ainsi que d’autres maladies d’origine endocrinienne. Mes enfants en prennent à chaque petit déjeuner. Ils ne sont jamais malades. Le matin est plus propice à la chose car l’urine est alors plus concentrée.

Mon info plus: l’urine d’eunuque est souveraine pour rendre les femmes fécondes.

Mon frère fasciste est bien entendu réfractaire à toute forme de médecine alternative, celle-ci en particulier. Vous voyez, ça rend méchant!

Cinq millions d’Allemands boiraient leur urine ou s’en enduiraient pour se soigner. Jamais été aussi calmes! Deux millions au Japon… Jamais été aussi irradiés! Un million aux Pays-Bas. Jamais été aussi défoncés!

Personnellement, je suis en pleine forme, mais à la moindre alerte, je m’en jette un petit godet .

 
urino
Source image: http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID9/100.html

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