Une intro qui en jette: la Danse des Canards fut popularisée par le suisse Werner Thomas dans les années 50 sous le titre Der Vogerltanz. Marrant, j’aurais imaginé que ce serait plus un truc genre  » Le lac des cygnes  » le titre originel…

 

La chanson (si, si!) connut une nouvelle notoriété début des années 80 sous l’impulsion du producteur Marcel De Keukeleire – bienfaiteur de l’Humanité, donc – et l’interprète J.J. Lionel – un dieu, je crois que c’est tout simple et que ça résume parfaitement les choses.
L’air se vit associer des paroles – nous y reviendrons -, une danse chorégraphiée – j’adore le jargon officiel bien marketé sous tous les angles – et un visuel approprié – pas beau, approprié, on te dit.

Une nouvelle version techno – et voilà! Me suis étouffée avec mon beignet à la framboise – est apparue en 2007, Bird dance par DJ Birdy – il est créatif, le mec, c’est carrément décoiffant! Quelle audace dans le choix du spneudonyme! A part DJ Coincoin, il ne pouvait pas faire plus dingue.

Penchons-nous sur ce petit bijou délicatement ciselé. En souplesse!

C’est la danse des canards, qui en sortant de la mare, se secouent le bas des reins et font coin-coin. Ils se seraient mis à hennir, en même temps, la surprise eût été totale!
Faites comme les petits canards et, pour que tout le monde se marre (snorg et re-snorg), remuez le popotin en faisant coin-coin.
Ha quand même…
Sont forts, les porcs, comme dirait d’aucun de ma connaissance fier de ses origines bretonnes.
 J’ignorais que ça pouvait exister, à vrai dire, des gens capables d’engendrer un truc pareil.
A présent claquez du bec en secouant vos plumes avec beaucoup plus d’entrain et des coin-coin.
Là, ils se sont rendu compte que j’étais réfractaire, je pense. Je commence à flipper, c’est un fait.
Allez, mettez-en un coup (M’ENFIN!!!!! Je ne suis pas celle que vous croyez, bordel de maird!), on s’amuse comme des p’tits fous (les tournantes, c’est bien un truc de mecs! Je ne m’amuse pas DU TOUT comme un p’tit fou, moi!).
Maintenant pliez les genoux, redressez-vous (fermez les yeux et ouvrez la bouche, on a bien saisi le concept).
Refrain.

Je sanglote nerveusement. La panique s’est emparée de moi. Je pense au suicide. Je respire à fond et je me lance…
Tournez, c’est la fêteuh, bras dessus-dessous. Comme des girouetteuh, c’est super chouetteuh, c’est extra-fou!
C’est là que ça éclate au grand jour, l’hébreu culturel. Non, non, vous n’êtes pas victime d’hallucination ni même d’un virus internautique super agressif.
Ce sont réellement les paroles de la « chanson ».
Se sont fendus de 4 (quatre) couplets. Si. C’est possible.
Au départ, je ne le croyais pas non plus. Mais ils l’ont fait.

Néanmoins, on peut tirer une leçon de tout ça. Pas folichonne, la leçon, mais au moins elle existe: la fin du monde sera pire que la danse des canards.
Ok, je le concède, c’est une vision pessimiste de l’Apocalypse, mais il faut rester lucide. Ça pique fort les yeux.

Je vais me jeter un p’tit mojito derrière la cravate pour tenter d’apaiser la douleur.

 

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