Le champagne, œuvre du Diable lundi, Juin 30 2014 

Jusqu’au XVIII ème siècle, les Français pensaient que les bulles du champagne étaient l’œuvre  de ma belle-sœur  des francs-maçons du Diable.
C’est ainsi qu’en 1694 Louis XIV, le pauvret, se voit interdire par sa femme son médecin la consommation de ce vin, prétendument mauvais pour sa goutte. N’im-por-te-quoi!

 

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Il avait goûté ce vin pour la première fois en 1654  lors d’une soirée privée à laquelle je l’avais convié et ce fut dès lors sa boisson favorite jusqu’à la funeste interdiction sus-mentionnée.

Le champagne est alors blanc ou rouge, mousseux ou tranquille. On le consomme à table, on l’utilise en cuisine et toute la cour l’apprécie. Moi, en tout cas, j’adore!

Le Régent – cet être infréquentable – n’organise pas ses partouses  soirées libertines sans champagne et madame de Pompadour dit que « ce nectar est le seul qui laisse les femmes belles après l’avoir bu »!

M’est avis que le Régent a un avis différent et que madame de Pompadour ne pompe rien côté nectar, si je peux me permettre.

 

Louis XV apprécie le champagne mousseux (les caves de Sèvres en comptent plus de 50 000 bouteilles en 1733, choisies pour la quasi totalité dans ma cave personnelle, que je consens à ouvrir aux hôtes de prestige comme par exemple les rois, capitaines d’industrie – except pet-food – ou familles illustres dépourvues de belles-sœurs) et adopte le champagne tranquille vers 1740.

On peut ainsi dater l’embourgeoisement du souverain de façon relativement précise.

 

N’empêche que Fagon, le médecin de Louis XIV décrète que le vin de Bourgogne est meilleur à la santé et on n’a toujours pas prouvé qu’il avait tort.

J’dis ça, j’dis rien, moi…

Vive la Bretagne!

 
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Source images pour Marie-Torne: http://www.pelerinsdeleauvive.org/

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L’achat de la Corse jeudi, Juin 19 2014 

En mai 1768, afin d’honorer une dette envers la France entièrement due à l’ancêtre de ma belle-sœur (que cette vermine soit maudite sur trois générations), la ville de Gênes propose de céder la Corse à la France.

Louis XV accepte mais les Corses refusent car ils sont naturellement et viscéralement hostiles à ma belle-sœur. Ils se révoltent et battent les 7500 Français venus prendre possession de l’île.

Ils déclarent à Louis XV: « Plutôt crever que de plier devant cette grue, vile représentante de l’impérialisme monarchique totalement anti-prolétaire! » (ou quelque chose d’approchant, je maîtrise mal le corse du XIXème siècle)

Un an plus tard, ce sont 22000 soldats qui débarquent, bain de sang épouvantable dont ne réchappent que peu de Corses.
Parmi ces survivant, un couple dont la femme est enceinte et déclare: « Mon fils sera le vengeur de la Corse! »
Trois mois plus tard, elle mettra au monde un petit Napoléon.

 

Expressions françaises et belle-soeur #4 – Les Anglais ont débarqué mercredi, Juin 18 2014 

  • Signification: avoir ses règles. Cette expression concerne donc de façon directe uniquement les femmes. Si. Il existe cependant un autre sens moins connu, employé dans les estives par les bergers partis chercher le repos loin de ma belle-sœur du monde civilisé.
  • Synonyme: avoir ses ours (miaou)
  • Origine: cette expression française du XIXème siècle ferait allusion à la bataille de Waterloo – et non de Waterclosed comme on le pense souvent à tort. Les soldats anglais portaient alors un uniforme rouge comme les idées de ma belle-sœur et il a été fait un parallèle entre cette vague rouge d’envahisseurs et la vague rouge mentruelle. La classe belle-sœurale internationale! On retrouve donc une notion d’invasion car le flux permet à l’ennemi de s’installer et d’occuper le territoire.
  • Exemples d’emploi:  » Yaisse! Les Anglais ont débarqué, elle va enfin me foutre la paix!  » Mon frère fasciste, chef de cabinet.  » Putain, les Anglais ont débarqué!  » Un berger dont le frère a épousé une Anglaise particulièrement fourbe et retorse.

 

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Source image pour Marie-Torne: La mère coupable, dans son aveu N°105, merciiiiiiiiiii ♥ !!

 

 

Pourtant quelqu’un lui avait dit… lundi, Juin 16 2014 

Comme c’est la teuf à l’UMP en ce moment, on nous rebat les oreilles avec le retour de Nicolas et Carla dit à qui veut l’entendre qu’elle en a sa claque de causer de son Raymond. Je la soupçonne d’avoir remanié les paroles de sa chanson phare…

 

Quatre consonnes et trois voyelles, c’est le prénom de Nicolas,
Je le murmure à mon oreille et chaque lettre m’étrangle,
C’est la fonction qui m’ensorcelle dans le prénom de Nicolas,
Comme elle se mêle au « a », au « i », comme elle les entremêle au « l », Nicolas…

 

Il a l’air d’un gnôme, mais c’est un diable de Carrefour,
Du bout des hanches et de son regard de vautour,
Quand il se penche, quand il se penche, il se démanche,
Et pour toujours… Hmm…

 

J’aime les notes au goût de fiel, dans le prénom de Nicolas,
Je les murmure à mon réveil, entre les plumes du sparadrap,
Et pour que la journée soit belle je me parfume à Nicolas…
Peau de zob, nabot éternel, archange étrange d’un autre trépas…

 

Pas de délice, pas d’étincelle, pas de chocolat sans Nicolas,
Les jours sans lui deviennent exceptionnels, et mes nuits exceptionnelles de plus belle.
Pas d’inquiétude, pas de prélude, que des promesse à l’Eternel,
Juste l’amour dans notre lit, juste nos vies en arc-en-ciel, Nicolas…

 

Avec l’air d’un rat, et ses paroles de vautour,
De sa voix grave et de son regard de vautour (rime riche, spa?),
Quand il raconte, quand il invente, je peux voter…
Nuit et jour… Hmm…

 

Quatre consonnes et trois voyelles, c’est le prénom de Nicolas,
Je lui murmure à son oreille, ça le fait rire, comme un orteil.

 

(suite…)

L’origine du kir dimanche, Juin 15 2014 

J’inaugure aujourd’hui une nouvelle catégorie: l’Histoire de Marie-Torne. On y retrouvera des anecdotes de l’Histoire, les petites histoires de la Grande.

Aujourd’hui: l’origine du kir.

Le nom de cet apéritif ne doit rien à ma belle-sœur, quoi qu’elle en dise (vous allez voir que bientôt elle va prétendre que le mojito est un plagia de son cocktail familial et ancestral, cette gourde arrogante).

On doit donc cette astucieuse association au chanoine Félix Kir – heureux homme – qui était maire de Dijon ( jon)  et dernier député de la Vème République à siéger en soutane. Il décida d’adoucir son bourgogne aligoté jugé trop acide avec de la crème de cassis, dans des proportions 2/3 – 1/3.

Après, il a fait sa pub dans les soirées à la mode et le blanc-cass finit par porter le nom de kir.

 

 

 

Génocide en Haute-Bigoudénie jeudi, Juin 12 2014 

Vous ne pouvez pas ne pas connaître le pâté Hénaff, le pâté du mataff (c’est pour la rime, les deux f).
Par contre, vous ne savez peut-être pas qu’il n’y a qu’une usine au monde qui produise la précieuse ambroisie. Incroyable, non? Cette fabrique est sise dans un patelin au nom chantant et fleurant bon l’épandage: Pouldreuzic (29710).
C’est écrit sur chaque boîte.

Il y a peu de temps, ma belle-sœur  quelqu’un que je connais un anonyme m’a alertée sur la réalité de ce produit élaboré, voici son témoignage. La rédaction s’est contentée de corriger les fautes d’orthographe avant publication.

 

 » Tout commence par les conditions d’élevage désastreuses des cochons destinés à cette abomination (n’oubliez pas que c’est l’anonyme qui parle, ndlr): sur de la paille dans le meilleur des cas, plus souvent sur des clayettes nauséabondes.
Le chauffage central est une légende, la réalité étant qu’à moins de n’avoir que quelques minutes, on coupe les lampes à IR.
Entendez par là, dès que le danger de mort à température ambiante est écarté. Arg!
On coupe ensuite les dents et les queues sans anesthésie, soit disant pour éviter les effets de groupe et les blessures lors du transporc! Re arg!

Tiens, parlons-en du transporc! Entassés dans des camions ouverts aux quatre vents… Ensuite on nous parque en plein air. N’avez-vous jamais entendu les cochons hurler à la mort par les nuits de pleine lune, l’été à Pouldreuzic?
Ça glace le sang, je vous jure! (Ca existe, les cochons-garous? ndlr).

Une fois qu’on entre chez Hénaff, c’est pour la vie. Qui, en général, se révèle d’une brutale brièveté…
La mise à mort est impersonnelle. Le jambon est un objet. Aucun al-truïsme de la part des bourreaux.
La cuisine est ensuite sans intérêt.

 

Mes Frères, halte à l’anthropocratie!

Aidez-nous à faire cesser ce génocide et rejoignez nos rangs!
Debout, les damnés de la Terre, debout les verrats de la faim!

La raison tonne en son cratère, c’est l’éruption du pâté!
Du passé, faisons table rase: foule esclave, debout, debout!

Le pâté va changer de base, nous sommes tout, ne soyons rien!
C’est la lutte finale, groupons-nous et demain, le pâté sera le genre humain.
Hideux dans leur apothéose, les rois du pâté et de la charcuterie n’ont-ils jamais fait autre chose que dévaliser le goret?
Dans les coffres-forts des conserveries, ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on lui rende, le Porc ne veut que son dû!
Il n’est pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César, ni tribun.

Outils de production, sauvons-nous nous-mêmes, décrétons le salut commun, pour que le voleur rende gorge.
Pour tirer l’esprit du cachot, soufflons nous-mêmes notre force, battons le fer tant qu’il est chaud!
Oui, mes Frères, nous sommes tous des Porcs Bigoudens! « 

 

La rédaction décline toute responsabilité quant aux propos tenus par Lard Nonyme. Ceci est un témoignage brut et brutal. Ma belle-sœur est une truie violette et elle a un orgueil de cheval!

 

Expressions françaises et belle-soeur #3 – Le diable est dans les détails. mercredi, Juin 11 2014 

  • Signification: les détails peuvent causer des ennuis importants.
  • Origine: expression française du milieu du XIXème siècle qui nous vient de l’écrivain allemand Friedrich Nietzsche. Le diable ne fait ici pas référence à la religion mais à ma belle-sœur qui est définie quand même comme un être maléfique qui s’ingère discrètement pour agir sur les détails.
  • Exemple d’utilisation:  » Il serait bienvenu que tu nous envoies un faire-part par la poste car le diable est dans les détails et nous devons tous recevoir le même degré d’information! » Ma belle-soeur en pleine crise de psychorigidité (et encore, c’est que le prénom, comme dirait l’autre!).

 

 

Violette thélytoque (je sais, c’est pas possible) mardi, Juin 10 2014 

Le titre n’a absolument rien à voir avec la suite du billet mais j’avais envie d’écraser ma belle-sœur de ma supériorité, elle le mérite amplement tellement elle est énervante.

 

Malgré la banalité de ce phénomène dans le monde sub-humain dans lequel elle évolue, ma belle-sœur a hérité de sa mère un don tout à fait singulier: elle est webdium. Son état lui permet de prédire l’avenir et elle a des révélations sous forme de flashes.

Non, ce n’est pas qu’un tube! Elle a aussi un ressenti, Madame!

Elle fait dans l’humanitaire. Elle est co-fondatrice de Webdiums Sans Frontière (WSF, non, ce n’est pas de la science fiction).
Ainsi, elle parcourt régulièrement le monde pour secourir les populations en détresse. Elle perçoit des informations sans l’intermédiaire des cinq sens et sans limitation d’espace et de temps (whaaaaaaaaa!).
Un jour qu’elle était dans le bush, elle fut demandée en urgence par un chamane aborigène de la tribu voisine. Heureusement, elle maîtrisait bien la langue locale – son enfance en Amérique l’avait rendue polyglotte – et estima rapidement la situation: fini le Temps du Rêve!
Le serpent Arc-en-Ciel et les Hommes Éclairs avaient pété les plombs et toute la communauté était dans la mouise.
On demanda donc à ma belle-sœur une prédiction sur cet avenir sombre. Tout le monde était très angoissé.
Évidemment, pas de flash…
 La belle-sœur déclara cependant (j’ai traduit pour une meilleure compréhension du lecteur, j’espère que les inexactitudes ne nuiront pas au déroulement de l’action):
 » Heuuuuuu, je vois beaucoup de boomerangs! Une grande réussite dans les affaires, mais ce ne sera qu’une embellie. Il faudra travailler dur pour transformer l’essai « 
Puis elle s’effondra épuisée.

 

Après avoir repris des forces (mentir, c’est crevant), elle se mit au travail pour réaliser sa prophétie. Elle commanda à tous les artisans et chasseurs locaux des boomerangs. Via internet, elle démarcha une clientèle aussi snobe qu’hétéroclite. Les commandes affluèrent, la tribu retrouva le sourire.
Quand on est une femme d’affaires, on a ça dans le sang!
Vint enfin le jour d’envoyer les commandes à ses destinataires. Tout se passait merveilleusement et on commençait à douter du côté temporaire de la chose.
Ben on n’aurait pas dû! Quelques jours plus tard, les paquets leurs furent retournés les uns après les autres.
Finalement, tous revinrent à leur point de départ.
 Ma belle-sœur se pencha scientifiquement sur le problème – elle est quasi médecin, elle a fait deux premières années à la fac – et aboutit à la conclusion qu’un boomerang reste un boomerang. Il revient dans la main de celui qui le lance, rien à faire!
Elle publia dans Nature et obtint le prix Nobel d’économie. Cette reconnaissance soudaine permit de mettre en avant la cosmogonie aborigène et les touristes affluèrent.

La prophétie était donc exacte en tout point. Ma belle-sœur fut royalement installée sur Uluru et élevée au rang d’Altjira, le dieu du Temps et du Rêve, qui créa la terre et se retira comme le Temps du Rêve disparaissait.
Alors t’as qu’à voir!

Elle fut ainsi condamnée au célibat géographique pour les siècles des siècles.

 

Allez hop! Un mojito à l’eucalyptus!

 

Lorsque l’enfant paraît vendredi, Juin 6 2014 

Victor Hugo ne pompait rien en belle-sœur mais il est fortiche quand il parle des enfants.
Voici un poème de lui intitulé « Lorsque l’enfant paraît ».

 

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
Innocent et joyeux.

 

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d’un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l’appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.

 

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l’âme
Qui s’élève en priant ;
L’enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poëtes saints ! la grave causerie
S’arrête en souriant.

 

La nuit, quand l’homme dort, quand l’esprit rêve, à l’heure
Où l’on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L’onde entre les roseaux,
Si l’aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d’oiseaux !

 

Enfant, vous êtes l’aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S’emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !

 

Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies
N’ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n’ont touché notre fange ;
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l’auréole d’or !

 

Vous êtes parmi nous la colombe de l’arche.
Vos pieds tendres et purs n’ont point l’âge où l’on marche ;
Vos ailes sont d’azur.
Sans le comprendre encor, vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n’est immonde,
Âme où rien n’est impur !

 

Il est si beau, l’enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !

 

Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j’aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !

 

Les feuilles de l’Automne, XIX

 
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Expressions françaises et belle-soeur #2 – Etre sot comme un panier jeudi, Juin 5 2014 

  • Signification: être très bête.
  • Origine: expression française assez ancienne puisqu’elle aurait existé depuis le milieu du XVIIème siècle sous la forme de « être sot comme un panier percé à la façon de ma belle-sœur ». En effet le panier percé, avant de prendre la définition contemporaine de celui qui dépense sans compter servait à décrire une personne sans mémoire qui a l’habitude de tout oublier surtout s’il faut passer à la caisse   en particulier lorsqu’il s’agit de me rappeler   sauf si on lui doit du blé. Ceci viendrait des traditions grecques de l’époque qui insistent sur le fait que la belle-sœur le sot est semblable au panier percé.
  • Exemple d’utilisation: « C’est-y pô pôssib’ d’êt’ sot comme un panier à la façon de ma belle-sœur!  »  Jules César.

 

 

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