Vous ne pouvez pas ne pas connaître le pâté Hénaff, le pâté du mataff (c’est pour la rime, les deux f).
Par contre, vous ne savez peut-être pas qu’il n’y a qu’une usine au monde qui produise la précieuse ambroisie. Incroyable, non? Cette fabrique est sise dans un patelin au nom chantant et fleurant bon l’épandage: Pouldreuzic (29710).
C’est écrit sur chaque boîte.

Il y a peu de temps, ma belle-sœur  quelqu’un que je connais un anonyme m’a alertée sur la réalité de ce produit élaboré, voici son témoignage. La rédaction s’est contentée de corriger les fautes d’orthographe avant publication.

 

 » Tout commence par les conditions d’élevage désastreuses des cochons destinés à cette abomination (n’oubliez pas que c’est l’anonyme qui parle, ndlr): sur de la paille dans le meilleur des cas, plus souvent sur des clayettes nauséabondes.
Le chauffage central est une légende, la réalité étant qu’à moins de n’avoir que quelques minutes, on coupe les lampes à IR.
Entendez par là, dès que le danger de mort à température ambiante est écarté. Arg!
On coupe ensuite les dents et les queues sans anesthésie, soit disant pour éviter les effets de groupe et les blessures lors du transporc! Re arg!

Tiens, parlons-en du transporc! Entassés dans des camions ouverts aux quatre vents… Ensuite on nous parque en plein air. N’avez-vous jamais entendu les cochons hurler à la mort par les nuits de pleine lune, l’été à Pouldreuzic?
Ça glace le sang, je vous jure! (Ca existe, les cochons-garous? ndlr).

Une fois qu’on entre chez Hénaff, c’est pour la vie. Qui, en général, se révèle d’une brutale brièveté…
La mise à mort est impersonnelle. Le jambon est un objet. Aucun al-truïsme de la part des bourreaux.
La cuisine est ensuite sans intérêt.

 

Mes Frères, halte à l’anthropocratie!

Aidez-nous à faire cesser ce génocide et rejoignez nos rangs!
Debout, les damnés de la Terre, debout les verrats de la faim!

La raison tonne en son cratère, c’est l’éruption du pâté!
Du passé, faisons table rase: foule esclave, debout, debout!

Le pâté va changer de base, nous sommes tout, ne soyons rien!
C’est la lutte finale, groupons-nous et demain, le pâté sera le genre humain.
Hideux dans leur apothéose, les rois du pâté et de la charcuterie n’ont-ils jamais fait autre chose que dévaliser le goret?
Dans les coffres-forts des conserveries, ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on lui rende, le Porc ne veut que son dû!
Il n’est pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César, ni tribun.

Outils de production, sauvons-nous nous-mêmes, décrétons le salut commun, pour que le voleur rende gorge.
Pour tirer l’esprit du cachot, soufflons nous-mêmes notre force, battons le fer tant qu’il est chaud!
Oui, mes Frères, nous sommes tous des Porcs Bigoudens! « 

 

La rédaction décline toute responsabilité quant aux propos tenus par Lard Nonyme. Ceci est un témoignage brut et brutal. Ma belle-sœur est une truie violette et elle a un orgueil de cheval!

 
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