Pour mettre un peu de piment dans mon couple, j’ai décidé d’imposer à Armoiry, héritier d’un empire du jouet pour chiens et allergique pileux notoire, un chat.
Nous l’appellerons Clark Gaybeul, surtout qu’il est vert avec un gros nez rouge.
Le hic avec les animaux, c’est l’aspect sanitaire: il faut les nourrir, les tenir propres et les conduire chez le vétérinaire régulièrement pour un contrôle technique, etc.
Malheureusement, puisque j’ai joué avec le feu, c’est à moi qu’incombe – et aussi décombe – cette fastidieuse corvée.
Si, si, c’est une corvée! Avez-vous déjà vu un chat chez le vétérinaire? Oui? Et bien, vous savez donc pourquoi le-dit vétérinaire a des gants en cuir épais qui lui montent jusqu’aux coudes.
On l’oublie trop souvent: le chat est un prédateur vif et incisif, doté de réflexes redoutablement rapides et de griffes acérées. Le chat est une machine à tuer. Le chat est votre pire cauchemar pourvu de dents. Le chat est prêt à perdre tous ses poils pour survivre à un vaccin. Le chat est un être trop franc pour sympathiser avec l’ennemi. Le chat est à ce point snob qu’il refuse de rester en présence d’un individu qui n’est pas de son milieu. Le chat n’est que haine et joie de vivre.
En résumé: le chat ne peut pas blairer le véto et il le fait savoir. Pas de bol – pour qui? On ne se le demande plus – c’est obligatoire.

 

Cependant, je confirme qu’il est pénible d’avoir à se frotter aux pauvres, mon chat a du pif.
Lorsque que je suis arrivée à l’accueil, on m’a demandé mon nom et je l’ai donné.
On m’a ensuite demandé mon prénom et je l’ai donné, mais on m’a répondu:
 » Pas celui du chat, le vôtre! « 

Je pense que la réceptionniste est une belle-sœur. Je vais la faire piquer.

 
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