C’est en adoptant le service à la russe que Paris est devenue LA capitale gastronomique…
Finis les festins à la française: les plats ne sont plus présentés en même temps mais les uns après les autres. On peut remercier le Prince Kourakine, ambassadeur du Tsar, d’avoir initié cette pratique, lors de son voyage à Paris, dans les années 1810.
 
Assez ri, finie la gaudriole.

Dans le service à la russe, c’est au maître de maison de découper la bidoche que le petit personnel daignera apporter déjà cuite sur la table. Tu fais moins le malin, hein, Armoiry?
L’apprentissage de la découpe doit se faire dans l’intimité car vous ne peux pas improviser lorsque tous les yeux – plein de haine – des invités belles-sœurs seront braqués sur vous.
Les instruments sont une solide fourchette à trois branches et un grand couteau à lame pointue et bien affilée.
Pour les oies – les filles des belles-sœurs n’entrent PAS dans cette catégorie – et les canards, tu couperez d’abord, des deux côtés de l’estomac, des filets minces que l’on nomme aiguillettes.
On ne détache pas les cuisses d’une belle-sœur dinde rôtie, quand bien même elle le demanderait poliment. On se respecte.
Généralement, on ne sert comme rôti que l’arrière des lapins et lièvres, l’avant étant cuisiné en civet. Cela permet d’améliorer les relations de voisinage si le chat d’en face revient me déposer une offrande fécale sur le pas de la porte.
Luttons contre la toxoplasmose!
 
La prochaine fois, nous débattrons de la pertinence de couper des tranches de gigot parallèlement à l’os.
 
Je prie Votre Éminence d’accepter l’expression de mes sentiments de profond respect.
 
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