Je VEUX un poney! mardi, Déc 30 2014 

De tous temps, le poney – et son ancêtre la licorne – a été le meilleur ami des petites filles et des hommes d’État. Qui a oublié le poney de Troie (plus petit que le cheval mais combien plus miGnon!), celui de Soisson – sévèrement et injustement décapité – ou Winston Churchill (il adorait tester l’impact de ses formules choc devant des parterres de poneys)?

Il ne faut pas sous-estimer le rôle pacificateur du poney dans l’Histoire de l’Humanité – les pauvres, pas le canard – et souligner que sans cet équidé la barbarie régnerait sur la Terre.

On ne dit pas assez que Louis XI empoisonnait les poneys gênants sans état d’âme ni que le marquis de Sade leur faisait des trucs pas cools – comme le gros ours d’Oldelaf. On ne dit pas non plus assez que la belle-sœur de Bokassa a fait exterminer des millions de poneys sous prétexte qu’ils étaient inaptes à l’extraction de diamants. Ni que la femme du frère de Pol Pot était hippophage. Ni que c’est la sœur de la femme de Néron qui fumait à l’écurie et qui a mis le feu à Rome!

MAIS on ne dit pas non plus que Cléopâtre passait des heures à coiffer chaque jour un de ses mille poneys blancs voués à Isis. Ni que Louis XVI était passionné de ferrure d’art, cette gourdasse de Marie-Antoinette ayant trusté le buzz avec sa laiterie. Ni que Barbie utilise des teintures à pigments naturels pour son poney. Ni que Napoléon se faisait tricoter des maillots de corps en poil de son poney blanc préféré – Fifille.

Le poney est doux, surtout de la crinière. Le poney est beau, surtout quand sa propriétaire n’est pas une belle-sœur et qu’il peut galoper toujours plus loin vers le soleil couchant. Le poney est distingué, surtout lorsqu’il a carte blanche pour shopper. Le poney est soyeux, surtout de la queue. Le poney est drôle, surtout quand il commente une pub de Gad Elmaleh. Le poney est fidèle, LUI. Le poney donne son foin sans compter car le poney est contre la faim dans le monde. Le poney est pour l’Amour entre les gens. Le poney est l’instrument de la Paix universelle, urbi et orbi. Le poney est la solution au malaise des banlieues. LE PONEY PRÉSIDENT!!

 

La prochaine fois, nous verrons quels sont les dix commandements de la propriétaire du poney.

Paillettes et joie de vivre sur le monde, arcs-en-ciel dans vos cœurs.

 

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Expression française et belle-soeur #9: partir en couille mardi, Déc 16 2014 

  • Signification: aller à l’échec, être compromis, se transformer en belle-sœur
  • Origine: l’expression est attestée à la fin du XX ème et au début du XXI ème siècle. Elle provient d’une méconnaissance ou d’un vulgarisation volontaire de l’expression originale « partir en quenouille » qui signifiait à l’origine tomber en la possession d’une femme (en parlant généralement d’un héritage). En effet, la loi salique, instituée par les Francs depuis le VI ème siècle, reposait sur la crainte que la couronne royale ne aux mains des belles-sœurs femmes, la quenouille étant un fuseau sur lequel on enroulait le fil destiné à être tissé (sur lequel se pique la belle-sœur au bois dormant dans le conte).
    Le filage et la quenouille étant peu pratiqués fin du XXe, les locuteurs « peu cultivés » – comprenez les pauvres – ont transposé quenouille en couille -les cons!
    Selon d’autres, le terme couille ne désigne par l’organe masculin mais correspondrait plutôt au sens figuré dans certains dialectes à un synonyme de mensonge ou mauvaise plaisanterie. Par ailleurs le langage argotique moderne définit la couille comme étant un ennui une belle-sœur. Enfin, certains interprètes pensent que cette expression tire ses origines du monde des parachutistes et pour eux, le parachute qui part en couille est celui qui aurait une suspente qui passe sur la toile pour la séparer en deux parties.
  • Exemple d’utilisation: «  Testis unus, testis nullus : On ne va pas loin avec une seule couille. Vieux dicton romain. D’abord employé par les garagistes à propos des roues des chars brisés dans les courses, il a pris un sens moderne sensiblement différent. Signifie actuellement : Pour moi ce sera une glace à deux boules. «   Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis de Pierre Desproges

 

© Le Lombrik

© Le Lombrik

Voyage, voyaaaaaaaage, éternelleuuuument! mercredi, Déc 10 2014 

J’aime bien voyager.
Le hic, ce sont les attentes et les valises lourdes.
Pour les valises lourdes, j’ai un truc. Deux même!
Le premier: choisissez soigneusement un esclave avenant et musculeux. Vous pourrez ainsi le consommer après usage. Il est de bon ton de lui donner un sobriquet, ridicule si possible.
Le second: prenez des valises très lourdes et un air de victime que sa fierté empêchera de demander de l’aide. Ça ne rate pas. La testostérone ambiante n’y résiste jamais. Reportez-vous alors au premier truc.
Notez bien que ceci ne concerne que nous les Femmes, nous le charme.
Vous les muscles, tais-toi et rame! Je passe la belle-sœurité en tant qu’entité sociologique sous silence.
Bref, cet épineux problème résolu, je me suis retrouvée dans une gare à attendre mon avion, puisque faire comme tout le monde est d’un ennui mortel.
Me suis faite attaquer par une vieille dame.
 » Bonjour, Mademoiselle. Puis-je m’asseoir à côté de vous? « 
Kesskèveulaviok? Est-ce que j’ai l’air d’une mademoiselle-puis-je?
 » Faites, Mâdâme, je vous en prie! « 
Je me replonge illico dans mon addiction secondaire du moment.
 » Voyez-vous si le train qui part pour Tours est annoncé? « 
Haaaaan, comment elle est nulle, elle! Elle attend un train!
 » – Wi Mâdâme, mais pas le quai sur lequel vous devez vous rendre. T’habites à combien de kilomètres de Tours?
– Merci, Mademoiselle. Auriez-vous la gentillesse de me prévenir, s’il-vous-plaît?
– Mais bien sûr!
– Un petit chocolat? « 
Indice. La vieille qui offre ses chocolats, c’est un classique du Mossad.
Je prends un air niais, tends la main et la chope.
Je lui éclate le plexus scolaire avec le coude (j’ai un bleu), lui donne un grand coup de pied dans les valseuses et l’achève en lui éclatant les dents sur le bord du banc.
Mince…
C’était bien une vieille dame.
Bon, ben je prends le paquet de chocolats et un air dégagé.
Je quitte discrètement les lieux.
Je suis dans mon droit puisque l’erreur est humaine. J’envisage de porter plainte contre l’État.

Super Mamika, Serge Goldberger

Super Mamika, Serge Goldberger

Expressions française et belle-soeur #8: se murger mardi, Déc 9 2014 

  • Signification: boire pour se rendre saoul
  • Origine: expression française qui puiserait ses origines d’une rue parisienne dénommée la rue Alfonse Murge. Cette rue contenait de nombreuses boutiques qui commercialisent vins et alcools forts. De ce fait, la phrase  » allons boire un coup  » se transforme très vite en  » allons nous murger  » en référence à cette rue où les gens allaient se saouler. Bien que le nom de la rue ait disparu dans les années 1930 (lors de la construction du quartier de Bercy), l’expression continue à décrire les gens qui cherchent à se saouler.
  • Synonyme: se piquer la ruche
  • Exemple d’utilisation:  » La belle-sœur est notre ennemie. Mais ne serait-il pas pire qu’elle fût notre amie? Allons nous murger pour y réfléchir!  » Léonard de Vinci.
Mona Lisa as Marge Simpson, by Nick Walker.

Mona Lisa as Marge Simpson, by Nick Walker.

Ma liste au Père Noël en douze points lundi, Déc 8 2014 

  1. Un esclave mauritien incroyablement bien foutu pour me faire des mauritos esthétiquement irréprochables
  2. Un lot de broderies crocodiles à fixer sur les vêtements avec un fer à repasser
  3. Un fer à repasser
  4.  Une paire de gants: il y a toujours une couleur qui manque à ma collection et qui empêche que ma tenue soit parfaite, sans compter que c’est la barrière la plus efficace contre le transfert de bactéries fécales
  5. Un autographe de Nadine de Rothschild
  6. Une boîte de couleurs pour repeindre le monde avec l’éclat qui convient (la paix dans le monde, c’est galvaudé)
  7. L’arrêt de la mode des doudounes
  8. Des bouchons à oreilles et du paracétamol pour les concerts de fin d’année des enfants (ou leurs cousines fêtes de Noël de l’école)
  9. Du flunitrazépam pour passer des soirées divertissantes avec des belles-sœurs amnésiques
  10. Une paire de lunettes pour voir les gens tout nus
  11.  Revoir une dernière fois la terre rouge de Tara
  12.  La paix dans le monde

Porter des bijoux vendredi, Déc 5 2014 

Excepté pour les grandes soirées, la femme doit porter peu de bijoux à la fois. De toute façon, jamais plus de deux bagues à la même phalange main, en plus de l’alliance. Les bagues se portent exclusivement à l’annulaire et à l’auriculaire.
Porter une bague sur les autres doigts indique un manque absolu d’usage et te cataloguera direct comme belle-sœur.
Une femme porte la chevalière au petit doigt de la main gauche afin de l’exhiber à l’heure du thé chez la femme d’un colonel de l’ârme blindaÿe câvâlerie. L’homme la porte à l’annulaire de la même main, après l’alliance.
A noter que la chevalière est réservée aux armoiries, les initiales étant toujours un peu vulgaires.
Il ne faut pas porter de brillants ni de perles le matin. Les pierreries ne sont pas admises pour les hommes sauf si tu appartenez au crime organisé ou pire au prolétariat (oui, je sais, ça pique les yeux, tu nous devez de rester fort).

Il est couramment admis que les piercings du gland doivent rester cachés en public. De toute façon, les oreilles percées sont épouvantablement ordinaires.

 

Je vous prie d’agréer, Madame le procureur, l’expression de ma plus haute considération.

 
gland

La rééducation périnéale jeudi, Déc 4 2014 

Il est évident qu’une belle-sœur se doit de vous raconter en détail la totalité de ses mises-bas – « accouchement » est un terme réservé aux êtres humains – voire de vous contraindre à en regarder les films.

Pour ne pas être en reste, il convient de se mettre à sa portée et de l’instruire de la vie secrète de votre périnée. Normalement, tu devez constater qu’il est bien supérieur au sien et ça, ça n’a pas de prix. Il n’y a pas de petite victoire. Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Un sou est un sou.

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Savoir-vivre élémentaire: la tenue à table mercredi, Déc 3 2014 

Bon, dans le cadre de la préparation aux festivités de fin d’année et de l’humiliation totale des belles-sœurs, le point suivant concerne la tenue à table. Tu êtes désormais parés à observer depuis le premier rang les bugs du découpage lors du service à la russe, passons aux obligations des invités.

Puisque c’est toi qui êtes reçu, attendez pour vous asseoir que la maîtresse de maison se soit elle-même assise. Asseyez-toi près de la table mais sans vous écraser sur elle. Ne t’appuyez pas sur le dossier: un chat sur les genoux, une souris dans le dos.
Quand la maîtresse de maison prend sa serviette (évidemment, ceci s’applique au cas où elle propose des serviettes), faites-en autant. Ne la déployez pas complètement: dépliez-la dans le sens de la longueur et posez-la sur vos genoux, jamais autrement. Ne la fixez pas dans ton col ou ton gilet.

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