Armoiry, pourfendeur de la pègre internationale jeudi, Jan 29 2015 

Ça faisait longtemps, mais ça me fait plaisir de renouer avec le faste hollywoodien…

Marie-Torne Entertainment presents
« Armoiry est hors du commun »

Bon, normal, en même temps, sinon, il ne serait pas mon mari, me ferez-vous judicieusement remarquer, affûtés que vous êtes, Public Adoré!
Wonder Chérri (WC… Des fois, le hasard ne rend pas un hommage approprié aux héros des Temps Modernes) est l’heureux possesseur d’une voiture de blonde: elle est grosse, rutilante, épouvantablement ostentatoire et pathétiquement bling-bling. WC est un homme. WC a besoin de faire savoir qu’il a un gros zizi, des fois que ça intéresse le quidam qui s’achète une salade en ville.
Mais WC a changé, ces derniers temps. WC sent la maturité lui torturer les côtes (oui, pour la maturité, c’est au niveau des côtes. Les hormones, ce ne sont pas les côtes, mais ceci est un autre sujet). WC a rencontré en songe une voiture familiale avec 8 places et n’a depuis de cesse de rendre réel ce rêve un peu fou.
WC est pragmatique: il passe une petite annonce afin de faire savoir que, maintenant qu’il a bien montré de quoi il était capable, il souhaite ajouter la modestie à son impressionnant pedigree de polyallergique asthmatique.
Par conséquence directe et attendue, on le contacte par téléphone afin de procéder au troc habituel: voiture contre dollars.
Premier rebondissement: il y a des blondes en Côte d’Ivoire. Et c’est même pas un légionnaire.
 » Bonjourr, Monsieur WC, prrésentement. Ici la Banque Ivoirrienne Qui Prrend Les Clients Pourr Des Blondes (ndla: on notera BIQPLCPDB pour une lisibilité optimisée). Je vous appelle au sujet de votrre voiturre de blonde. Mon client est intérressé et voudrrait vous fairre savoirr qu’afin de prrocéder au débloquage des fonds, frrais de dossier inclus, vous devez nous fairre parrvenirr 500 eurros. « 
(Vous avez vu comme je fais bien l’accent ivoirien? Je suis bien meilleure que Michel Leeb)
Armoiry dit que oui, il va y réfléchir et aussi probablement demander qu’on vire mensuellement la totalité des revenus des Français de plus de 18 ans à cette BIQPLCPDB. J’avoue en rajouter un peu pour intensifier le côté dramatique, mais juste un poil.
La BIQPLCPDB ne se décourage pas.
 » – Monsieur WC, ça devient urrgent! Mon client a des hémorroïdes et ne peut attendrre davantage!
– Écoutez, Monsieur de la BIQPLCPDB, j’ai démasqué votre escroquerie!
– Mais, Monsieur WC, c’est absolument impossible, nous sommes honnêtes!
– Ici la Gendarmerie Nationale! Nous avons braqué trois satellites sur vous, ne faites pas de mouvement brusque. Nous avons informé la police ivoirienne de vos coordonnées, elle est en route pour vous interpeller. Restez calmes et il ne vous sera fait aucun mal. « 
Armoiry a réellement terrorisé des escrocs. Armoiry est super fortiche. Et Armoiry est drôle, surtout quand on lui dit qu’il ne l’est pas!

Du coup, je suis à moitié dans son lit, ce qui est une position bigrement inconfortable.

Que Votre Grandeur accepte mes modestes salutations de gueuse dépouillée.

 

Ire pré-estivale ($£**%ù§#@¤ de MAIRD!!) dimanche, Mai 18 2014 

Profitant de la douceur de vivre (Hollywood Chewing Gum), j’ai chaussé ma cahuzac de 7 lieues (cette bagnole est une fraude fiscale en puissance) et suis allée promener Armoiry au bord de la mer. C’est important de sortir son Armoiry, il en a besoin, surtout par forte chaleur.

Nous avons donc pris la direction d’une station balnéaire corsaire de notre connaissance, absolument charmante et d’une intimité propice aux week-ends en amoureux tant elle est peu fréquentée. On n’a jamais attendu plus de 45 mn pour se garer! A croire que la vermine paupérisée se multiplie au contact des rayons du soleil.
L’intimité étant essentiellement un état d’esprit, nous nous sommes accommodés de cette foule vulgaire, bruyante et odorante (crème solaire. A gerber.).

En rentrant de la plage, après avoir salué nos voisins de bronzette ( » Au revoir, M’sieurs Dames! « ), après avoir constaté que les jeunes filles en fleur offraient leurs poitrines aux regards lubriques des passants ( » -Tu fais quoi? – Ho ben je regarde les filles, mais sont pas encore bronzées, ce sont les premiers bains de soleil, là! « ) et après avoir flané sur les remparts, nous sommes passés à la caisse automatique du parking cocassement abritée dans une cabane, judicieux clin d’oeil au Canada, rapport à Jacques Cartier.
La-dite cabane était parfumée pour l’été: chez les corsaires, au début de chaque saison, les employés municipaux font pipi dans les recoins les plus insolites afin de laisser un souvenir olfactif impérissable de Notre Beau Pays aux quidams allophones (Allo? Allo! Nan, mais allo, quoi!!).

Le drame se dessinait déjà et j’en ignorait encore tout. Une fois notre dette acquittée, je me retourne et assiste médusée au spectacle qui s’offre à moi:
 » Coule, il est en train de pisser sur la cahuzac! « , m’écriais-je, boursoufflée d’indignation.
Un individu de sexe masculin, type caucasien, environ un mètre, cheveux mi-longs et tenue criarde était en train d’uriner sur la voie publique, en l’occurrence au niveau de la porte conducteur de ma caisse!
Son papa (♥) se retourne alors, carrément interpelé au niveau du vécu et déclare tout de go:
 » Ha, je ne savais pas que c’était la vôtre! Il avait très envie… « 
Je m’introduit en râlant dans la cahuzac souillée par les basses émissions d’un futur porteur d’un survêtement du dimanche:
 » C’est interdit par la loi, c’est assimilé à un dépôt de détritus! Pas étonnant que la France soit sale! Ni que la Terre soit polluée! « 
Et c’est là que j’ai craqué (jusque là, non, quoi qu’on puisse penser):
 » PÉQUENOT!! « 
Le-dit péquenot, giflé par l’insulte dans son Ralph Lauren du bled (y’a que la vérité qui blesse, en même temps), revient vers moi:
 » – Pardon?
– Monsieur, dis-je en ressortant de la voiture, confite dans mon bon droit et probablement rouge de révolte, vous êtes en train d’apprendre à votre petit (le pauvre est-il vraiment un Être Humain?) à se comporter comme un porc!
– Mais il avait très envie!
– Il y a des toilettes publiques à 20 m! « 

Il a eu peur, je devais vraiment avoir l’air mauvais, il a laissé tomber.

Armoiry n’a même pas eu à bander ses muscles hypotrophiés pour me protéger, tout comme il a été empêché de jouer avec sa carte d’agent spécial de la CIA des jouets pour chien.
Le pauvre devrait savoir qu’une belle-sœur qui a habité à Berlin au moment de l’incident de Tchernobyl n’est pas une belle-sœur ordinaire.

Hé hé!

 

Les couches et la philosophie sont-elles incompatibles? samedi, Mai 3 2014 

Assurément pas, contrairement à ce qu’en pense Armoiry.

Il a cette idée délicieusement surannée qu’une femme ne devrait pas lire de livres trop épais, hihihi! Il est chou!
En ce moment, lorsque je change une couche, mon cerveau bouillonnant explore les philosophes du néant de l’école de Nagazaki. Ou Kyoto, enfin bref, en Chine, quoi.

Car oui. Oui!

Que serait-il advenu de ce courant de pensée tellement effervescent si le militarisme et le nationalisme n’avaient pas été si intenses? Il faut, délibérément ou pas, ignorer la plus grande part des écrits de ces penseurs pour arriver à la conclusion que l’inspiration fondamentale qui porte leur pensée s’approche de l’idéologie du Japon en guerre.

Je passe mes journées à lutter au service des autres, contre la vulgarité et pour la renommée de Nadine de Rothschild – ♥. Vous imaginez bien qu’après des journées pareilles, j’ai besoin de décompresser et de prendre du temps pour moi. J’ai l’impression de ne commencer MA journée qu’à partir de huit heures le soir, du coup je fais durer le plaisir.Je me couche tard.
  Allez faire comprendre à un homme qu’on besoin de se nourrir intellectuellement d’autre chose que de programmations de lave-linges, de repassage, de leçons sur Louis XVI et de formulaire d’inscription de collège à 18 volets, assorti de ses 35 photocopies.
Intellectuellement un peu pauvre ce lot de notre quotidien, non ?

Armoiry fait la tête, c’est vulgaire. D’autant plus inexcusable que s’il gagnait décemment sa vie, il exploiterait quelques pauvres pour faire « ça » à ma place. Et les Descendants auraient un percepteur précepteur. Pour une fois, je voulais me coucher tôt. C’est mal parti…

Après un apéritif fort sympathique, je suis en train de faire crème pâtissière, choux, et crème au caramel beurre salé pour cacher ma désemparitude…

Difficile de renoncer à son altruisme quand il est constitutif!

 
Saturday Night Fever

Tout ce qui est tatoué est à moué. vendredi, Mai 2 2014 

Quelle folie que cette diarrhée picturale dermogravée! Qu’est-ce? Une illusion de liberté? Une piètre tentative de bricolage identitaire? Un truc d’ouvriers Maoris?

C’est avant tout une prise de légèreté envers son corps. Si.Je sais de quoi je parle, Armoiry est tatoué.

Il tente de conjurer le sort en arborant fièrement un loup sur le haut de son bras, un loup aux yeux bleus. Il a vu ses allergies aux poils de chiens spectaculairement améliorées depuis cette expiation allégorique.

Initialement, il avait envisagé de se faire tatouer « POUET » sur les doigts de pieds – fins et aristocratiques comme exigé par Nadine de Rothschild ♥ – avec une lettre par orteil. Le résultat de ses deux pieds côte-à-côte eût été hilarant, à n’en pas douter!

Mais Armoiry est un homme pénétré de l’importance des choses de la vie. Or le tatouage est une réflexion profonde et son résultat doit être le fruit d’une construction aussi esthétique que symbolique.

Je pense que le Grand Architecte de l’Univers était tatoué, sinon ça n’a aucun sens. Un peu d’idéologie tatouistique pour mieux comprendre:

  • tatouage maori sur le mollet = je suis cool.
  • tatouage maori sur l’épaule = je suis un dur.
  • idéogrammes chinois dans le cou = je suis un rebelle.
  • motif tribal dans le bas du dos = je suis sexy.

Vous êtes-vous retrouvé dans cette brève énumération? Non?  Allez porter vos cravates, vos boutons de manchettes et vos pantalons à pinces, espèces de pauvres conventionnels!

Pour ma part, comme je suis timide et discrète, j’envisage plutôt un portrait de l’homme invisible de 3/4. En couleur.

 
Homme invisible
 

Il est l’heure. Si, si. lundi, Avr 14 2014 

Tous les jours, c’est la même chose.
C’est invariable et immuable: Armoiry est en retard. Ça me hérisse le poil! Nadine de Rothschild ♥ ne dit-elle pas de l’exactitude qu’elle est la politesse des rois?
Décortiquons le processus qui, quoi qu’il advienne, se met en place et parvient sans coup férir à son implacable résultat: Armoiry est en retard.

En premier lieu, le réveil sonne. Il est tôt. Trop. Pauvre ange, il n’a qu’à glandouiller un peu au lit, il a le temps… Comme ça il peut se tortiller et me réveiller, c’est tellement plus agréable qu’une sonnerie froide et implacable!
Finalement, je me rendors. Alors il se lève, et il me bouscule.

Je me réveille à nouveau, comme d’habitude. Sur moi, il remonte le drap: il a peur que j’aie froid, c’est gentil!
Sa main caresse mes cheveux, il me réveille donc pour la troisième fois, comme d’habitude. Mais il fait ça presque malgré lui et moi, je lui tourne le dos. Comme d’habitude.
Faut dire qu’après trois réveils successifs, je suis moyennement aimable, c’est mon habitude.

Alors, il s’habille très vite (il a froid, à force, normal) et sort de la chambre. En faisant grincer la porte. Comme d’habitude. Au quatrième réveil, il est déjà en retard mais ne le sait pas encore…
Et là, tout seul, il boit son café et réalise qu’il est en retard, comme d’habitude. Mais enfin!

Et comme ce n’est pas de sa faute, il a froid (mais qui a écrit les paroles de ma chanson??) et relève son col, comme d’habitude.
Pour faire bonne mesure, tout est gris dehors et il quitte la maison en trombe en claquant les portes.
Le cinquième réveil est le plus violent, comme d’habitude.

Mais finalement, je suis enfin tranquille ce matin. Ça tombe mal! Juste quand je me réveillais!
Comme toujours.

 
Lundi

Armoiry n’est qu’amour et joie de vivre samedi, Fév 22 2014 

Vous connaissez mal Armoiry.

Mes pauvres! Comment faites-vous pour vivre sans ce délicieux petit rayon de soleil?
La vie est-elle seulement possible sans ce petit sucre qui donne un goût différent aux choses?
Comment envisager de voir passer le temps sans le miel de l’existence?
Pourquoi rester en vie si on n’a pas cette raison pour s’y accrocher? (Là, c’est triste, faut que je redresse la barre)
Peut-on croquer les aventures qui s’offrent à nous si le poulet n’est pas rôti? (Je m’égare routière)
A mon avis non. Mais ce n’est que mon avis. Parce qu’en plus, Armoiry est drôle. Il fait des farces à tous ceux qui l’aiment et à tout ceux qu’il aime.

Par exemple, aujourd’hui, il a tenu à faire savoir à la femme de sa vie – moi, en l’occurrence – que c’était quelqu’un qui comptait beaucoup pour lui.

Alors il a pris son téléphone, celui qui a un forfait SMS illimités. Le compagnon de ses longues soirées solitaires – oui, bon, Armoiry pense que c’est à Paris que ça se passe, mais HORS DE QUESTION que je quitte ma cour sans raison valable. Nous sommes donc célibataires géographiques.
Il a effleuré, avec légèreté en dépit de ses gros doigts gourds et maladroits, le clavier pétillant de technologie fragile de son portable blanc – et par voie de conséquence symbolique directe, pur.
Il a composé un message d’une grande simplicité, clair et concis, avec une tendresse et une délicatesse révélant toute la profondeur de l’amour éperdu qu’il voue à la créature – toujours moi. Il y a mis les mots les plus simples et les plus beaux, ceux dont on ne se lasse jamais, ceux qui ne sont que trois et qui contiennent tout:
 » La guerre fait rage, je t’aime. « 

 

Il a envoyé son message à son banquier.
Armoiry est un chevalier des temps modernes.

 
guerre-etoiles

La Femme selon Armoiry vendredi, Jan 31 2014 

A peine éclose au soleil de la vie, la petite fille conserve pendant quelques années les apparences des petits garçons de son âge: allures vives z’et pétulantes (après, on arrête de pétuler, c’est vulgaire), timbre de voix (on mue moins, ce qui nous permet de nous moquer sans une once de pitié des voix inégales de nos congénères mâles à l’adolescence), gracilité des membres (ça me paraît hors de propos), indécision des formes (*soupir à fendre l’âme*).
Tout les confondra longtemps encore.
Mais, pareille à la fleur qui ne demande qu’un rayon de soleil (tu veux voir mon gros rayon?) pour épanouir sa corolle, la jeune et gracieuse créature (non, rien) appelée un jour à devenir mère (appelée, c’est bien le maux mot), éprouve les premières secousses qui lui révèlent une nouvelle existence (heu… secousses?).
Rose virginale (mais j’espère bien!), elle entr’ouvre son calice (vulgaire!) et elle éprouve les prémices des nombreuses et redoutables épreuves qui l’attendent (la péridurale, c’est vulgaire).
Une fois cette révolution opérée dans son être (la puberté, donc), son extérieur se métamorphose rapidement (elle devient une créature du Diable).
La pudeur voile son front (enfin!), ses yeux s’animent (parle pour toi, enfin! Nos filles sont précoces à divers niveaux), puis ses cheveux croissent, son cou s’incline avec grâce, ses épaules s’évasent (tant qu’elles ne s’envasent pas), sa poitrine développe ses contours naissants (il faut bien appâter le hobereau), la taille se dessine et se cambre (et elle danse le flamenco sans arrêt), ses hanches s’élargissent (c’est mieux quand la péridurale est proscrite), et, toutes ces formes, plus moelleuses (on en mangerait), plus élégamment arrondies (très. Nadine de Rothschild – ♥ – prône l’arrondi), prennent un caractère particulier que l’on admire dans la Vénus de Médicis (la culture, tout nous, ça!).
Mais, hélas!  les années, dans leur vol rapide, déjà s’accumulent sur sa tête (elle en a évidemment une, merci de le rappeler),- elle touche à son été (*rougit*), époque mélangée de délices douteuses (remember: orgues, amours et délices sont de genre féminin au pluriel) et d’angoisses trop réelles!
Dépositaire du fruit qu’elle sent bondir dans son sein (heu… Des notions d’anatomie de base sont à revoir, là…), l’heure approche où la jeune mère entendra son précieux fardeau mêler ses premiers vagissements à ses derniers cris de détresse (mais c’est affreux, ça! C’est une histoire glauque, en fait, la vie)!
Et c’en est fait… Adieu fraîcheur, jeunesse et beauté (il se décourage vite quand même)!
Les ans poursuivent leur course avec une effrayante rapidité, les traits se décomposent, les cheveux blanchissent, le front se ride (BOTOX) et comme dit La Fontaine:
Déloger quelques ris, quelques jeux, puis… l’Amour!

 
 New Idea

Le cabriolet d’Armoiry lundi, Jan 27 2014 

Armoiry a le charmant quoique viril défaut d’aimer les grosses cylindrées bien carrossées. Hum. Je vous dispense de vos commentaires sur mon compromis châssis/moteur.

Bref, Armoiry roule en cabriolet. Je le soupçonne d’avoir choisi un modèle très sport afin d’avoir la possibilité de voyager sans les Héritiers et moi lorsque nous transhumons. Dès qu’il cesse d’être pauvre, l’Homme devient égoïste. Dès qu’il est marié, l’Homme cesse de converser. Dès qu’il m’aperçoit, l’Homme se planque. Dès qu’il a faim, l’Homme sait qui est le chef!

Il aime sa voiture comme un fou, comme un roi, comme une star de cinéma, tu vois, il l’aime comme ça…

Lorsqu’il est en voyage d’affaires, Armoiry se pavane au volant de son bolide, véritable aspirateur à gonzesses, sillonnant sans relâche les routes de France, la truffe humide et le poil rare mais luisant.

Autant dire que la moindre empreinte digitale dans/sur le carrosse a un fort effet d’accroissement de la prévalence des pathologies cardio-vasculaires (= « tu touches, il meurt » ).

Quitte à voir son mari s’enticher d’une danseuse, j’aime autant que ce soit une voiture, c’est moins difficile pour l’amour propre – je ne fais ici aucune allusion que ce soit à un éventuel scooter.

Mon frère fasciste est bête et donc pauvre mais a tout de même émis le souhait de se reproduire et a entrepris dans ce but de se trouver une grognasse à épousailler. Tout cela dans le but avoué de disposer de son utérus en toute liberté (vous ai-je déjà dit que mon frère est fasciste?).

Il a trouvé. Une grue de la pire espèce. MA BELLE-SŒUR!!! Pfiiiiiiiiou! Je m’arrête un instant, pardonnez moi…

Ils vont finir par avoir notre peau. Et Nadine de Rothschild – ♥ – ne peut rien pour moi.

Et évidemment, que croyez-vous qu’ils demandèrent à Mamiflette de demander à Papillon de demander à Marie-Torne de demander à Armoiry???

La Danseuse pour promener ce couple contre-nature à l’issue de ce mariage inconvenant.

 

J’ai dit non, il avait déjà aspiré sa gonzesse, pas la peine de flinguer les sièges de la Danseuse. J’ai sauvé la vie de mon mari.

 
Aspi messe
© Bidouze Stéphane

Armoiry est parfois hilarant. Parfois. lundi, Jan 20 2014 

Par un beau matin de juillet du mois de mai, je me suis retrouvée au jardin des Tuileries, juste au pied du Sacré Coeur et au bras d’Armoiry.
Le temps radieux du moment m’a surprise parce que jusqu’à présent on était plutôt au régime giboulées.
Le touriste pullule en cette saison, à la capitale! Ca jacte tout bizarre partout. Parfois, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un sabir de français, il existe des gens extrêmement créatifs! Sacrés les pauvres, tiens!
Cette fois-ci, c’était plein d’Américains gras et gros comme dirait l’autre. Et blancs sous le soleil des tropiques.

Haaaaaaa, ça m’a rappelé mon enfance en Amérique… *Nostalgie*
Quoi qu’il en soit, ils avaient envahi l’espace, tant et si bien que lorsque vint le moment de déjeuner, le vendeur de sandwiches s’adressa à nous en anglais.
Un anglais tout parisien, mais en anglais quand même…
Le pauvre… Même pas vécu en Amérique, lui!
 » Tu devrais passer commande en anglais! «  , glissais-je à Armoiry.
Il s’exécuta, le plus loin possible de moi pour que je ne puisse pas me moquer de son accent marseillais qui ne s’entend qu’en anglais – oui, il faut en convenir, Armoiry a le tort de n’avoir jamais vécu en Amérique.
 » Sixteen!  » , annonça le vendeur en désignant l’écran de sa caisse.
Armoiry s’est tourné vers moi et demandé d’un air angoissé:
 » Sixteen, c’est seize, c’est ça? « 
J’ai vu passer une ombre dans le regard vide du vendeur bilingue qui a bafouillé des adieux en français.
Qui peut encore prétendre que le tourisme français ne s’est pas mis aux langues étrangères???

Je vous laisse, j’ai un mari à instruire. Leçon 1: les nombres de 0 à 100.

 
 sandwich-artiste-01
Source image: http://www.designsoak.com/artistic-sandwiches-brittany-powell/

Armoiry aime le football. Et ouais. vendredi, Déc 14 2012 

Armoiry est moderne puisqu’il aime le football. Ne soyons pas snobs: le temps où le football était un sport de gueux est révolu.

Et puis le rugby, c’est pour les bourrins qui se prennent pour des chevaliers. Aucun panache à être couvert de boue uniquement pour masquer ses hématomes.  De plus, la boue est un facteur déclenchant d’épouvantables crises d’eczéma.

De toute façon, Armoiry aime être différent. Après tout, il a marié la Marie-Torne!

Ce sport est d’une virilité qui échappe totalement à sa femme, et ça, ça n’a pas de prix. Dès qu’elle a le dos tourné, il s’empresse d’avoir une vie sociale et intellectuelle. Il s’est même demandé ce qui pouvait bien lui plaire dans le fait de courir après une baballe, passé  l’âge de trois ans.

On peut voir le jeu comme une symbolisation ritualisée des rapports homme-femme. Le terrain de football est-il une représentation idéalisée de l’arène réservée aux lions du dimanche?

La femelle est symbolisée par cette balle qui incarne L’idéal Féminin (Maman, avec toutes ces rondeurs séduisantes!) contre un tas d’idiots masculins… Armoiry n’est sexiste que sur un terrain de football ou face à Marie-Torne, et ce:

  • parce qu’une balle est muette (le célèbre et intemporel principe du « sois belle et tais toi »), mais surtout sourde et ne tient pas compte de la grossièreté des propos ni du ton élevé… Ni du tas de lessive résultant d’une séance musclée.
  •  parce qu’elle ne prend pas de graisse après s’être gavée de macarons. 
  • parce qu’elle procure du plaisir à l’Homme ET à ses camarades, tout en pimentant le rapport en se mettant aux pieds de l’adversaire. Sans parler du moment de pur bonheur pour les voyeuristes. Ok, spectateurs…
  • parce qu’elle ne coûte que l’effort physique fourni ou les bières offertes aux amis…
  • parce qu’elle n’a aucunement besoin d’être caressée, bien au contraire, le toucher manuel est prohibé !
  • parce qu’elle rebondit jusqu’au dernier souffle sans protester contre les coups de pied… Chienne!
  • parce qu’avec elle on peut se permettre un coup de ciseaux et toute manifestation de violence sans avoir les associations féministes aux trousses. Et Jolie-Maman n’est pas franchement une rigolote.
  • parce dès qu’on la tire, elle s’en va. D’ailleurs le perdant est celui qui la garde dans ses filets, humilié.

Bref… Le football n’est pas pour Marie-Torne, il faudra bien l’inculquer à Bain-Marie. La survie passe par la solidarité.

 

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