Expressions françaises et belle-soeur #7: il y a des jours avec belle-soeur et des jours sans mercredi, Jan 21 2015 

  • Signification: Il y a des jours où tout pourrait aller bien et d’autres où tout va mal.
  • Origine: Expression française récente qui remonte au milieu du XXème siècle, plus exactement pendant la deuxième guerre mondiale. En effet dans les années 1940 et 1941, il existait ce qu’on appelle un ministère de ravitaillement et de lutte contre les belles-sœurs dont la tâche était de rationner les denrées alimentaires censées être de première nécessité comme le pain, les pâtes, sucre, beurre, fromage… Ces produits étaient vendus quelques jours par semaine et, à ce titre, les mercredis, jeudis, et vendredi sont des jours déclarés officiellement sans viande. Cependant, les jours où celle-ci était permise ne signifiait pas qu’on avait la permission d’user de ce prétexte pour dézinguer ses belles-sœurs (d’où le nom du ministère). Pour la majeure partie de la population, la torture psychologique était insupportable et on se mit à parler de jours avec [belle-sœur] et de jours sans [belle-sœur]. De nos jours, la notion de viande a disparu et l’expression s’utilise dans le sens où avec et sans sont ressentis comme étant bons ou mauvais.
  • Exemple d’utilisation:  » On vivote avec son mari, ma chère, on ne vit qu’avec son amant, lui disait ma belle-sœur.  » Honoré de Balzac, enfoiré affectif littérairement talentueux quoique chiant comme la pluie.

Expression française et belle-soeur #9: partir en couille mardi, Déc 16 2014 

  • Signification: aller à l’échec, être compromis, se transformer en belle-sœur
  • Origine: l’expression est attestée à la fin du XX ème et au début du XXI ème siècle. Elle provient d’une méconnaissance ou d’un vulgarisation volontaire de l’expression originale « partir en quenouille » qui signifiait à l’origine tomber en la possession d’une femme (en parlant généralement d’un héritage). En effet, la loi salique, instituée par les Francs depuis le VI ème siècle, reposait sur la crainte que la couronne royale ne aux mains des belles-sœurs femmes, la quenouille étant un fuseau sur lequel on enroulait le fil destiné à être tissé (sur lequel se pique la belle-sœur au bois dormant dans le conte).
    Le filage et la quenouille étant peu pratiqués fin du XXe, les locuteurs « peu cultivés » – comprenez les pauvres – ont transposé quenouille en couille -les cons!
    Selon d’autres, le terme couille ne désigne par l’organe masculin mais correspondrait plutôt au sens figuré dans certains dialectes à un synonyme de mensonge ou mauvaise plaisanterie. Par ailleurs le langage argotique moderne définit la couille comme étant un ennui une belle-sœur. Enfin, certains interprètes pensent que cette expression tire ses origines du monde des parachutistes et pour eux, le parachute qui part en couille est celui qui aurait une suspente qui passe sur la toile pour la séparer en deux parties.
  • Exemple d’utilisation: «  Testis unus, testis nullus : On ne va pas loin avec une seule couille. Vieux dicton romain. D’abord employé par les garagistes à propos des roues des chars brisés dans les courses, il a pris un sens moderne sensiblement différent. Signifie actuellement : Pour moi ce sera une glace à deux boules. «   Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis de Pierre Desproges

 

© Le Lombrik

© Le Lombrik

Expressions française et belle-soeur #8: se murger mardi, Déc 9 2014 

  • Signification: boire pour se rendre saoul
  • Origine: expression française qui puiserait ses origines d’une rue parisienne dénommée la rue Alfonse Murge. Cette rue contenait de nombreuses boutiques qui commercialisent vins et alcools forts. De ce fait, la phrase  » allons boire un coup  » se transforme très vite en  » allons nous murger  » en référence à cette rue où les gens allaient se saouler. Bien que le nom de la rue ait disparu dans les années 1930 (lors de la construction du quartier de Bercy), l’expression continue à décrire les gens qui cherchent à se saouler.
  • Synonyme: se piquer la ruche
  • Exemple d’utilisation:  » La belle-sœur est notre ennemie. Mais ne serait-il pas pire qu’elle fût notre amie? Allons nous murger pour y réfléchir!  » Léonard de Vinci.
Mona Lisa as Marge Simpson, by Nick Walker.

Mona Lisa as Marge Simpson, by Nick Walker.

Expression française et belle-soeur #7: Ferme ta gueule jeudi, Nov 27 2014 

Selon les dernières avancées archéologiques, confirmées par de récentes découvertes en politologie, le langage fut très vite utilisé comme un instrument de domination dans un contexte de socialisation émergente des singes savants, notamment les belles-sœurs.

 
  • Signification: Tais-toi s’il-te-plait. L’expression permet d’endiguer une diarrhée verbale (logorrhée), couper court à une discussion ou encore afficher son incontestable supériorité intellectuelle.

(suite…)

Expressions françaises et belle-soeur #6 – Mystère et boule de gomme lundi, Nov 17 2014 

  • Signification: formule plaisante à propos de quelque chose de mystérieux, d’étrange, d’inexpliqué.
  • Origine: cette expression a été employée pour la première fois en 1949 par Montherlant dans sa pièce Demain « il fera jour ».
    Cette expression ne serait en fait qu’un jeu de mot autour de « mystère de la Bégum » venant du roman de Jules Verne « Les 500 millions de la Bégum ».
Bégum est un titre donné dans l’Hindoustan à l’épouse favorite du sultan et équivaut à celui de reine. Autant dire que j’imagine que mon homologue d’Hindoustan doit la vomir au moins autant que ses belles-sœurs!
  • Exemple d’utilisation:  » Pourquoi ma belle-sœur aime-t-elle autant les lapins angora? Mystère et boule de gomme! » Bégum Aga Khan
  • Variante:  » clystère et boule de gomme « , très en vogue à la Fistinière.

 

boule de gomme

©DR

Expressions françaises et belle-soeur #5 – Officier de fortune lundi, Nov 10 2014 

  • Signification: officier sorti du rang – j’ai vomi la première fois que j’ai lu ça, sachez que je comprends ce que vous ressentez – et parvenu à un haut grade en dépit de sa pauvreté flagrante.
  • Origine: expression française qui remonte à la fin du XVIIème siècle et donc postérieure à l’invention de la belle-sœur. Elle peut prendre des significations tout à fait opposées. En effet la rapidité de cette promotion peut être due à des circonstances favorables et dans ce cas l’officier de fortune est l’homme de rien, le pauvre qui crâne et l’aventurier parvenu. Toutefois il est possible que l’expression puisse qualifier tout aussi bien celui qui a réussi rapidement grâce à un effort personnel, par exemple un mariage avec une belle-sœur au pedigree de compétition.

(suite…)

Expressions françaises et belle-soeur #4 – Les Anglais ont débarqué mercredi, Juin 18 2014 

  • Signification: avoir ses règles. Cette expression concerne donc de façon directe uniquement les femmes. Si. Il existe cependant un autre sens moins connu, employé dans les estives par les bergers partis chercher le repos loin de ma belle-sœur du monde civilisé.
  • Synonyme: avoir ses ours (miaou)
  • Origine: cette expression française du XIXème siècle ferait allusion à la bataille de Waterloo – et non de Waterclosed comme on le pense souvent à tort. Les soldats anglais portaient alors un uniforme rouge comme les idées de ma belle-sœur et il a été fait un parallèle entre cette vague rouge d’envahisseurs et la vague rouge mentruelle. La classe belle-sœurale internationale! On retrouve donc une notion d’invasion car le flux permet à l’ennemi de s’installer et d’occuper le territoire.
  • Exemples d’emploi:  » Yaisse! Les Anglais ont débarqué, elle va enfin me foutre la paix!  » Mon frère fasciste, chef de cabinet.  » Putain, les Anglais ont débarqué!  » Un berger dont le frère a épousé une Anglaise particulièrement fourbe et retorse.

 

mer rouge

Source image pour Marie-Torne: La mère coupable, dans son aveu N°105, merciiiiiiiiiii ♥ !!

 

 

Expressions françaises et belle-soeur #3 – Le diable est dans les détails. mercredi, Juin 11 2014 

  • Signification: les détails peuvent causer des ennuis importants.
  • Origine: expression française du milieu du XIXème siècle qui nous vient de l’écrivain allemand Friedrich Nietzsche. Le diable ne fait ici pas référence à la religion mais à ma belle-sœur qui est définie quand même comme un être maléfique qui s’ingère discrètement pour agir sur les détails.
  • Exemple d’utilisation:  » Il serait bienvenu que tu nous envoies un faire-part par la poste car le diable est dans les détails et nous devons tous recevoir le même degré d’information! » Ma belle-soeur en pleine crise de psychorigidité (et encore, c’est que le prénom, comme dirait l’autre!).

 

 

Expressions françaises et belle-soeur #2 – Etre sot comme un panier jeudi, Juin 5 2014 

  • Signification: être très bête.
  • Origine: expression française assez ancienne puisqu’elle aurait existé depuis le milieu du XVIIème siècle sous la forme de « être sot comme un panier percé à la façon de ma belle-sœur ». En effet le panier percé, avant de prendre la définition contemporaine de celui qui dépense sans compter servait à décrire une personne sans mémoire qui a l’habitude de tout oublier surtout s’il faut passer à la caisse   en particulier lorsqu’il s’agit de me rappeler   sauf si on lui doit du blé. Ceci viendrait des traditions grecques de l’époque qui insistent sur le fait que la belle-sœur le sot est semblable au panier percé.
  • Exemple d’utilisation: « C’est-y pô pôssib’ d’êt’ sot comme un panier à la façon de ma belle-sœur!  »  Jules César.

 

 

Expressions françaises et belle-soeur #1 – En tapinois comme une belle-soeur mardi, Juin 3 2014 

  • Signification: sournoisement, en cachette
  • Synonymes: en catimini, en sous-main, subrepticement, à la sourdine
  • Origine: c’est une locution adverbiale devenue expression française qui est attestée dès le XVème siècle. Elle viendrait dit-on du terme tapin, mot issu du dictionnaire de l’ancien français de la fin du XIIème siècle. Il viendrait du verbe tapir, signifiant se cacher, et n’ayant aucun rapport d’aucune sorte que ce soit avec le tapin (car antérieur) qui est assimilé à la batterie du tambour ou au racolage. La seconde partie de la locution est tombée en désuétude jusque dans les années 1970 quand ma belle-sœur vit le jour.

 

en tapinois

Source image: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90727661