Du comportement qu’il convient d’avoir au supermarché #2 mardi, Fév 18 2014 

Ce matin, je suis retournée au supermarché. Vous imaginez bien qu’avec ma descendance, il ne suffit pas que j’aille au ravitaillement une fois par mois…

Comme je n’aime pas la routine, j’ai décidé d’y aller avec les Héritiers, histoire de pimenter leur quotidien. Je suis pour la mise en contact avec les pauvres dès le plus jeune âge. Ça renforce le système immunitaire.

J’étais au rayon boulangerie lorsque le Malin s’empara d’Etorki, fourbement et plein de traitrise. Je l’avais priée de ne pas écraser les courses se trouvant à côté d’elle dans le caddy et j’ai vu cette créature du démon sauter dessus à pieds joints, me regardant avec défi droit dans les yeux.
J’ai gardé mon sang- (bleu) froid et ai changé de rayon. Garder la tête haute. Toujours.

Fruits et légumes. Chapitre 2 de l’horreur. Etorki me réclama une étiquette de pamplemousse – elle pense que c’est ce qui fait avoir des seins comme des pomelos, c’est chou, non?
Je la lui donnai immédiatement, soulagée d’entrevoir une amélioration à son état qui devenait inquiétant. Elle l’a avalée d’un air gourmand, juste avant d’enduire la barre permettant de pousser l’attelage d’une bave que je soupçonne être radioactive.
Arrêt à la case carotte. Qui fait face à la case courgette. Etorki a grignoté deux courgettes, chapardées au passage. J’ai acheté deux courgettes.
Je me mis à fuir, poussant devant moi la petite personne par qui le Mal arrivait.
Hop, deux sachets de salade dans mon caddy!
Ha non, un seul. Etorki a sauté sur l’un d’entre eux, l’ouvrant avec un bruit de détonation qui, je pense a décimé la clientèle plutôt âgée de ce matin.
Le journal parle d’une épidémie d’infarctus, du jamais vu dans le pays. Comme quoi: on peut être pauvre et vieux sans être un zombie! L’aventure du jour aura eu un aspect positif…

Au moment de peser mes emplettes, je me suis vue ensevelie sous les denrées, Etorki ayant décidé de m’apporter son aide la plus diligente. Elle a vidé mon chariot à la vitesse de l’éclair, sous l’œil agacé des zombies survivants qui attendaient leur tour.

Chapitre 3: Vite, la caisse! Gageons que nous ne tomberons pas sur la caissière ramollie du cerveau.
Ouf! Non, c’en est une autre. Pauvre aussi, mais aimable.

Etorki, donne-lui les chewing-gums. Non! Pas ceux enduits de bave! Merci, ma chérie…

 

Adieu.

 
supermarche
Source image: http://www.stupiditiz.com/insolite/promenons-mamie-dans-le-caddie/

Le pétong dimanche, Fév 16 2014 

Bain-Marie a un camarade d’étude d’origine chinoise.
Il s’appelle Benjamin – pronounce Benzi, pliz, just like in America. On notera que c’est le prénom du fils de Nadine de Rothschild ♥, le hasard n’existe pas!
Comme, dans leur classe, ils sont 8 garçons pour faire face à 16 filles, les liens sont étroits et solides.
Benzi et Bain-Marie sont amis.
Ils se fréquentent en dehors de l’école et durant les vacances, au cours de rallies ou au cours de poésie transcendantale rythmique percutatoire. Ils s’invitent et se reçoivent. Ils se postent des énigmes mathématiques car sont supérieurement intelligents.
Des enfants délicieusement mondains et frais, en somme.
Lorsqu’ils se visitent, chacun en profite pour explorer les différences de l’autre – c’est biow, je suis émue aux larmes par tant de perfection filiale!
Benzi veut voir les sœurs de Bain-Marie intégralement nues dans leur bain. Ce petit a déjà des fantasmes de grande blonde sous la douche…
Les bimbos ont de beaux jours devant elles.
Bain-Marie découvre avec joie les jeux électroniques non massacrés dans les 5 minutes suivant le déballage. Joie!
Benzi aime les barquettes à la framboise. Allégresse!
Bain-Marie goûte façon chinoise. Impression mitigée mais esprit aventureux. Gloria!
Benzi essaie de voir les sœurs de Bain-Marie intégralement nues dans leur bain. Chaleur!
Bain-Marie joue au pétong.
 » Explique moi comment on joue au pétong, mon chéri, s’il-te-plait. « 
Je me méfie tout de même du péril jaune, insidieux car fourbe par nature. On peut combattre une armée, pas des idées.
 » Ben alors il y a une petite boule, que l’on lance, et puis de plus grosses boules, avec des rayures dessus.
On doit lancer les grosses boules pour se rapprocher le plus possible de la petite que l’on appelle le cochonnet. « 

Ha.
Mon fils apprend à jouer à la pétanque avec l’accent chinois. Il playz ze pétong.
Je suis vieille.

 
Pétanque

La saint Valentin (√=$£@ù!§&) vendredi, Fév 14 2014 

C’est un lieu commun, j’en conviens volontiers.
Mais c’est vrai: il est pénible de vieillir. Et pas qu’un peu!
Déjà, conduire Bain-Marie à l’école le jour de sa rentrée au CP m’avait tordu les tripes mais, grâce à Nadine de Rothschild ♥, je n’avais pas fait caca partout.

Deuxième couche: la saint Valentin.
Toujours à cause de Bain-Marie. Il est revenu de sa journée de classe fier comme un bar-tabac, brandissant une lettre contenant le message suivant:
 » Bain-Marie, je t’aime.
Tu es fort.
Bisou à la piscine. « 

 

ARG.

 

Je savais bien que j’allais les détester, ces petites dindes voleuses d’Héritier!
Seulement, je pensais disposer d’encore un peu de temps et ça me faisait encore rire. Là, plus du tout. Je ris jaune – voire vert parce que j’ai une sinusite et que je n’aime pas les petits pois.
Elles attaquent jeunes et ont par conséquent l’avantage de la surprise.
Il faut que je me ressaisisse…

 » – Montre moi qui est la petite pouffiasse qui tente de te dérober à moi, mon Amour!
   – C’est la petite fille blonde qui a des couettes! « 

Des couettes? Déjà une allure douteuse à la limité de la pauvreté quoi…
La vulgarité mini-incarnée.

 » Mon chéri, tu as des goûts de chiotte! « 
Mais il ne faut jamais sous-estimer l’adversaire. Jamais.
La Petite Traînée du Cœur de Bain-Marie (PTCBM) couvre le reste de la fratrie de cadeaux mirobolants comme, par exemple, des baguettes magiques – déjà fan de sex toys, on voit bien le genre.
Etorki n’y résiste pas et succombe au charme de la blondasse à couettes.
Heureusement, Marie-Bambelle se sent lésée et la hait d’emblée. Je l’aime! C’est fou ce qu’elle me ressemble, décidément…

Va falloir que je l’invite, PTCBM, histoire de jauger la bête en situation…
Vais d’abord terminer mon livre sur le Mossad, ça pourrait bien me servir, hin hin hin!

N’oublie pas, mon chéri: toutes des chiennes, sauf Maman!

 
cadeau-saint-valentin
Source image: http://www.jourdelasaintvalentin.com/actualites/origine-de-la-saint-valentin-01.html

Sotchi ailleurs que dans la colle jeudi, Fév 13 2014 

La pluie, le vent et la neige mêlés conduisent naturellement les familles de France devant la télévision.
C’est l’hiver avec son cortège de dépressions tropicales et autres giboulées.
Du coup, on a eu plein de grêle dans le Jura, des coups de vent en Bretagne et de l’eau à 17° à Marseille. On s’en fiche, on n’est pas en suc’!
Mais collés à la télévision, donc. Ou aux ordinateurs, car nous souhaitons vivre avec notre temps, si dépravé soit-il ainsi.

A l’heure de la sieste, Etorki se vautre sur le canapé, s’installe un nid douillet avec écharpe fétiche et couvrante rose.
Elle regarde la boîte à images avec concentration, l’œil fixe quoique vif, le poil brillant et la truffe humide. Ou pas. ça me dit quelque chose, mais suis pas certaine que ce soit bien dans le sujet…
Bref, elle semble inspirée que s’en est suspect. Je contourne donc la magic box – haaaa, la douceur de la vie en Amérique… – pour m’enquérir du passionnant objet captivant son attention.
Évidemment, c’est moi qui l’ai faite, donc elle est classique et surprenante: elle regarde les les jeux olympiques d’hiver à Sotchi – tout à fait à propos en cette saison gastro-épidémique.
Mais attention, Jean-Claude! Pas n’importe quoi! Etorki regarde le galbe parfait des petites fesses des skieurs russes. Cette petite a du goût.
Son frère arrive et fait des remarques techniques ou s’embarque dans des considérations matérielles de haut vol:
 » Whaaaaaaaa, le tremplin est gigantesque et regardez comme il saute loin! « 

Mon fils est un homme, un vrai. Hermétique à la poésie d’une paire de fesses pommelée.
Sale mec!

 
Sumo
Source image: http://www.humour.com/photos/un-sumo-qui-fait-du-saut-en-ski.htm

Etorki, princesse mardi, Fév 11 2014 

Haaaa, la blonde innocence de la tendre enfance…

Etorki est un modèle de délicatesse féminine. Elle est blonde et a deux grands yeux bleus malicieux.

Elle cultive la pink attitude et aime jouer à être la princesse qu’elle est effectivement.

Elle vit entourée de chevaliers prêts à bondir pour satisfaire le moindre de nos désirs. Son confort absolu est leur priorité, non moins absolue.

Du coup, quelle position sociale peut sembler plus séduisante que celle de Reine des Princesses?

Je ne vois pas, personnellement, et Etorki non plus. Ça doit être génétique…

Néanmoins, toute Reine des Princesses qu’elle soit, Etorki sort de temps en temps, ne serait-ce que pour shopper un peu.

On a un rang à tenir, Chers. Il faut un train de vie qui en jette un peu, c’est Nadine de Rothschild – ♥ – qui le dit.

Mais il faut aussi paraître tout à fait détachée des choses bassement matérielles de ce monde. Princess attitude!

Donc, lorsqu’on vous demande pour quelle raison vous avez pris la surprenante décision de quitter votre château, SURTOUT ne l’avouez en aucun cas. Etorki a répondu à un pauvre de nos voisins:

 » Parce qu’il n’y a pas de chauffage. « 

Ben oui, on est tout de même une princesse: on se doit de faire remarquer au peuple que la vie près de lui est d’un inconfort total et que c’est uniquement par grandeur d’âme qu’on reste dans les parages. Ou parce qu’on a encore quinze ans à tirer avant de passer son permis, au choix.

Il n’est cependant pas exclu de faire preuve d’une certaine franchise, ce que les gens blasés ou trop conformistes trouveront rafraîchissant.

 » Mais surtout, je suis sortie pour tuer un peu. « 

Ne laissez jamais oublier que les princesses sont les descendantes de féroces guerriers, ceux qui ont su conquérir leurs titres de noblesse par l’épée.

La noblesse de robe ne vaut pas tripette. Sauf pendant les soldes.

 
english bulldog wearing princess crown and silly expression..

Les lunettes de Marie-Bambelle mardi, Fév 4 2014 

Marie-Bambelle, ma fille, ma bataille, ma circonvolution cérébrale adorée! Tu fais l’amère expérience de la dureté de la vie, ce qui ne peut que te rendre plus précieuse à mes yeux.

Oui, il s’agit bien d’une histoire d’yeux… Marie-Bambelle doit porter des lunettes. Drame de l’existence. Blessure profonde de l’ego. Apprentissage de l’imperfection de ma descendance. Cruallité, quoi.

Marie-Bambelle étant une jeune adolescente, il est clair non seulement que c’est flou, mais qu’en plus ce changement ne passera pas inaperçu. Comment changer du tout au tout sans se faire remarquer? C’est une question importante car ma fille ayant la capacité quasi magique de prendre ses camarades à rebrousse-poil, je refuse de lui donner une occasion supplémentaire de se faire harceler. Première en tout, même en emmerdes! (pardon Nadine ♥)

Point positif: il est probable qu’on lui demande de quel défaut (n’importe quoi!) sont atteints ses yeux. Déjà, elle n’est pas presbyte, elle échappe au pire. En plus du nom ridicule de cette affection ophtalmologique, elle se serait tapé des lunettes grossissantes qui ne donnent, en général, pas le doux regard mystérieux des myopes…

Plus une tronche de psychopathe sur le point d’exploser. Je ne la voyais pas demander à ses petits camarades:

« Est-ce que tu baises? » (pardon Nadine ♥)

Eux, oui, sans doute! Marie-Bambelle, non.

Finalement, les lunettes, il suffit de les rayer un peu, c’est tout de suite vintage. Et puis, lorsque l’on grandit, tout le monde se fiche que vous portiez ou non des lunettes. Le seul moyen de les mettre en avant est de continuer à les choisir rouges, assortie à la couleur des yeux de Marie-Bambelle.

 
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Léon l’étron mercredi, Jan 29 2014 

Toujours sympa une après-midi à la médiathèque, c’est chouette de cultiver sa descendance, de lui inculquer les rudiments de ce qui fera plus tard sa totale supériorité en société.

Les livres sont la source du pouvoir puisque, comme disait l’autre, savoir, c’est pouvoir. Enfin… pas toujours: aujourd’hui, les Héritiers sont tombés là-dessus, je suis effondrée:

 

Léon

 

Si. Ça existe en vrai! L’auteur s’est-il fait plaisir? S’agissait-il d’un pari?

Je feuillette quand même, à l’affût d’une bonne surprise et consciente que mon devoir est de me sacrifier pour mes enfants.

Léon souffre car il ne trouve pas de potes appréciant la crotte, ce qui le conduit au suicide.

Ils proposent de vraies solutions dans ce bouquin et je suppose que le gouvernement ne tardera pas à imaginer une loi pour donner la liberté aux étrons de se suicider s’ils le veulent. On est bien contents de se faire rincer d’impôts pour la bibliothèque municipale quand on voit ça, n’est-ce pas?

Pour une fois que la littérature de daube est lucide et assume sa merdocrité, je suis séduite!

J’avoue, j’attends fiévreusement le tome 2. Est-ce que ce sera Wenceslas la chiasse? Léo la gastro? Félicité la diarrhée? Samantha le caca? Suspens torride…

Pédagogie: le quotidien est source de savoirs vendredi, Jan 24 2014 

Il était une fois une mère solitaire et pas loin de son foyer. Elle vivait avec trois héritiers, tous TRÈS intelligents. La première s’appelait Marie-Bambelle. C’était un petit génie, aussi belle que mince.

Ensuite venait Bain-Marie. C’était un écorché vif avec des yeux cachés derrière d’épaisses lunettes, aussi adorable qu’épouvantable – les garçons et les filles n’ont pas la même attitude face à leurs facilités.

La troisième s’appelait Etorki, ravissante petite chose qui sentait un peu le fromage et véritable boîte à malice.

Un jour qu’ils étaient rentrés de l’université et goûtaient sagement dans la cuisine, quelqu’un sonna à la porte de la Maison du Bonheur. Marie-Torne envoya Marie-Bambelle ouvrir. Cette dernière demanda la permission de sortir jouer dehors, ce qui lui fut accordé.
Quelques instants plus tard, Bain-Marie rejoua la scène à l’identique. Même chose pour Etorki.
Marie-Torne reçut alors un coup de téléphone, puisqu’elle était une chevalier moderne et sans reproche. Elle discutait tranquillement avec Nadine de Rothschild – ♥ – quand elle entendit Marie-Bambelle tenter de mettre fin à ses jours en discutant penchée par la fenêtre du premier étage, mais Marie-Torne lui fit remarquer que ses devoirs ne se feraient pas tout seuls et que le repas n’était pas prêt, ce qui la ramena à la raison.
Marie-Bambelle apprit ce jour-là que Marie-Torne n’autorisait aucun héritier à mourir tant que ses devoirs n’étaient pas faits et que le repas n’était pas prêt.

Le téléphone étant le meilleur ami de la femme, les appels se succédèrent.

Bain-Marie décida de mettre de la vie dans sa morne chambre et entreprit de transbahuter le jardin autour de son lit. Il fut systématique et rigoureux: les enfants sont de petits scientifiques! Il disséqua des tonnes de plantes – feuilles, tiges, racines, fleurs – afin de mieux cerner son sujet. Ses seuls outils furent une pelle et un seau.
Bain-Marie apprit ce jour-là que Marie-Torne n’autorisait aucun héritier à nuire à nos amies les plantes, aussi vulgaires soient-elles.

Si vous pensez qu’Etorki allait rester à la traîne, vous vous trompez lourdement!

La plus verticalement défavorisée de la bande est loin d’être la moins imaginative. Elle sema la zizanie au sein de la compagnie des Héritiers, fit en sorte que tous s’égorgent les uns et les autres. Elle prit ensuite un soin maniaque à disposer les corps de ses frère et sœur dans la cour de la Maison du Bonheur avant de se mettre de l’eau sur les yeux et d’appeler Marie-Torne.
Cette dernière déboula du haut des escaliers, hors d’haleine et l’écume aux lèvres. Elle découvrit la scène sous l’œil curieux et vicieux d’Etorki. Elle fut déçue car elle eut une fessée, dut nettoyer son bordel, mettre son linge au sale et fut envoyée au lit sans manger.
Etorki apprit ce jour-là que Marie-Torne n’autorisait personne à transgresser la règle, pas même les mass murderers.

 

NDLR: je pense que je vais freiner sur les thrillers américains…

 
Super Nanny
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Survivre avec un bébé dans les couloirs d’une école #PointUtérus mercredi, Jan 23 2013 

Le mercredi me paraît tout indiqué pour aborder cette affaire stratégique.

Les personnages sont aussi innombrables que pressés et mal élevés (des pauvres, vous l’aurez compris). On y compte des parents, des oncles, des tantes, des nounous, des grands-parents et des manteaux d’enfants jetés par terre afin d’être enfilés. Et des accessoires de type poussettes mono-, bi- ou tri-places.

Unité de lieu: une école primaire, où les classes sont desservies par un long et fatalement trop étroit couloir.

Unité de temps: 9 heures, midi, 14 heures et 17 heures les lundis, mardis, jeudis et vendredis, hors vacances scolaires.

Unité d’action: l’unité de péril, la bien nommée.

 

Il existe différentes techniques d’exfiltration des aînés lorsqu’on est accompagné(e) d’un ou plusieurs benjamins (notre cas réel ne comprendra qu’un benjamin parce que Marie-Bambelle n’a que Bain-marie comme petit frère et que je parle de moi).

  • technique n°1 : je porte mon enfant en écharpe ou en porte-bébé.avantages : mains libres, je suis détendue et les pauvres gens s’extasient.

    inconvénients : personne ne me hait. J’ai peut-être réveillé Bain-Marie qui dormait dans son siège-auto et il risque la mort subite du nourrisson s’il a moins de 9 mois.

  • technique n°2 : je prends mon enfant dans les bras.avantages : je peux bien surveiller Bain-Marie et tout le monde s’extasie puisqu’il est beau et précocément intelligent.

    inconvénients : je n’ai pas les mains libres, je suis encombrée, j’ai pas très envie de discuter avec la pauvre maîtresse et les autres pauvres parents. et j’ai peut-être réveillé Bain-Marie qui dormait dans son siège-auto.

  • technique n°3 : je prends la poussette et je l’emmène dans le couloir.avantages : Bain-Marie est bien installé et on peut habiller Marie-Bambelle, parler à la pauvre maîtresse un instant…

    inconvénients : si le couloir mesure 1 m 80 de large et ma poussette 1 m (parce qu’évidemment les pauvres gens qui choisissent cette technique ont de préférence une grosse poussette, l’ostentation étant un truc de pauvre mal élevé), je passe mon temps à dire pardon (on est le fruit de son éducation, quwâââ!), à prendre un air agacé devant la pauvre femme enceinte qui peut pas rentrer son ventre (l’incapable), le petit pauvre qui veut absolument enfiler son manteau tout seul, la pauvre maman accompagnée de ses 3 autres mouflets pas rangés, la vieille mamie qui vient pour la première fois et qui reste au milieu du couloir en attendant de récupérer son descendant chéri. Il faut totalement assumer et rester au milieu à papoter avec une  autre détentrice de poussette géante et là les inconvénients, c’est que pour les autres (qui me détestent mais nous sommes si différents que ça ne m’atteint pas).

  • technique n°4 : je prends la poussette mais je la laisse dehors avec l’enfant.avantages : j’ai les mains libres et Bain-Marie n’est pas loin. 

    inconvénients : Les pauvres gens ne me détestent pas et impossible si les couloirs sont trop longs, coudés ou pas vitrés. Impossible s’il fait -20°C, encore que… Impossible s’il pleut des cordes et que le préau est trop loin. On ne s’éternise pas dans le couloir: le risque de kidnapping est aussi élevé que dans n’importe quelle banlieue difficile type Saint-germain-en-Laye (bourré de boat-peoples).

  • technique n°5 : je laisse l’enfant dans la voiture.avantage : pas d’encombrement.

    inconvénients : plein (soleil, cris de détresse inaudibles; pauvres parents qui vous prennent pour un parent indigne; on se dépêche de déposer ou récupérer Marie-Bambelle; on détruit sa vie sociale; risque de kidnapping +++). 

 

Voilà, vous avez toutes les cartes en main, à vous de faire un choix éclairé et argumenté!

 

Maman chien

Le calendrier scolaire mercredi, Déc 19 2012 

On devrait mettre les enfants plus jeunes en classe et revoir les programmes pour tirer la Nâtion vers le haut! Mââârde, quoi! Ca éviterait les tracasseries administratives que l’on rencontre quand on veut engager des pauvres pour garder notre progéniture.

Et alors, il y a un aspect des choses qui me met en boule – nonobstant ma silhouette gracile – c’est le calendrier scolaire.

 

Les vacances de la Toussaint… Portées à deux semaines pleines, elles vont permettre «un véritable repos au cours du premier trimestre, dont la longueur est préjudiciable à l’attention des élèves».

Ça, c’est bien un truc politique, ça m’éneeeeerve! On t’annonce en fanfare que ces congés vont être rallongés « parce qu’on est trop sympas et les pauvres enfants… » et deux mois après retour de bâton! Il faut rattraper les jours offerts.

Je n’appelle pas ça un cadeau, dans ce cas là!  Très forte envie de boycotter tout à coup…

Ce n’est pas tant que l’un des jours proposés pour le rattrapage soit le vendredi 5 juillet, ça ne me dérange pas de débarquer chez Mamiflette et Papillon un jour plus tard – de toute façon, je ne vois pas pourquoi je les préviendrais de la date de mon arrivée.

Mais piquer le mercredi, c’est tout pourri. D’une part ça fait une semaine de cinq jours aux mioches; d’autre part tu t’engages pour les activités extra-scolaires et tu fais défaut malgré toi

Ces bolchéviques soit-disant enseignants sont d’un sans-gêne navrant. Je ne suis pas convaincue que l’école pour tous soit une bonne chose, mais ceci est un autre sujet de réflexion.

 Donc les deux jours offerts pour la Toussaint vont être rattrapés, et pourquoi ne pas faire ça un mercredi alors que tu paies pour des activités auxquelles tes enfants ne pourront pas participer?

Sans compter que tu peux toujours te brosser pour obtenir réparation, évidemment!

Le coup des mercredis … euh … voyons … Mes enfants ne sont pas en difficulté scolaire, je sens qu’ils vont avoir une rhinopharyngite ces jours-là…

Mais en fait, pourquoi aurait-on besoin d’inventer une excuse pour manquer un jour d’école  si un calendrier scolaire a été donné en début d’année? Si, en fonction de ça, vous avez pris d’autres engagements pour les jours où il n’y avait pas classe…

S’il fallait rester mobilisable 365 jours par an pour satisfaire les caprices de l’Administration, ça deviendrait vite difficile d’avoir une vie sociale. Surtout que des idées, ils n’en manquent pas !

 

On ne change pas les règles du jeu en cours de partie. Sinon les joueurs arrêtent de vouloir jouer.

VOUS, les ronds-de-cvir!

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