Naissance, vie et mort d’une tarte aux pommes Top Chèfe #3 mardi, Avr 22 2014 

Hier, je tartai aux pommes. Je vous conte mon aventure par le menu (HAHA!).

Je coupe, j’épépine de cheval, d’ours ou d’éléphant, je pèle, je tranche. Je appliquée! Très. Il est indiqué dans les Évangiles selon Sainte Nadine ♥ que la pâtisserie est affaire de précision et de délicatesse.

Je me tâte: quelle sorte de pâte vais-je utiliser?

Je ne fais pas l’intéressante: quand on a des connaissances un peu poussées, on se met à douter de tout car on peu alors prendre en compte des paramètres inconnus des vulgaires quidams – encore appelés « pauvres ».

Pâte sablée, donc.

J’écrase des bananes – vengeance, pauvres phallocrates! – pour garnir le fond de tarte et les nappe de caramel au beurre salé.

On est bretonne et gourmande, on ne se refait pas.

Je dispose mes morceaux de pomme. J’enfourne.

Ça commence à cuire.

 

15 mn: ça commence à faire des bulles intéressantes.

30 mn: ça commence à dorer.

45 mn: le tour de la croûte est bien cuit.

1 heure: pourquoi seul le tour est cuit?

1 h 15: je vais baisser, sinon tout va cramer sauf la pâte qui reste désespérément molle.

1h 30: je vais aussi changer le mode de cuisson, je vais mettre à cuire seulement par en-dessous.

1 h 45: ils remarqueront à peine la couleur soutenue des bords de la tarte…

2 heures: inouï ce que ça peut mettre longtemps à cuire… Une tarte aux pommes mijotées.

2 h 15: est-il raisonnable de faire cuire une tarte aussi longtemps?

2 h 30: non! Je la sors.

Dommage qu’il n’y ait pas d’huissier, j’aurais pu battre le record de temps de cuisson de la tarte aux pommes.

Finalement, la pâte a raisonnablement durci en refroidissant.

 

Moralité: seuls ceux qui prennent le risque d’échouer spectaculairement réussissent brillamment.

J’ai triomphé du végétal. On s’est gavés. La vie est belle!

 
Tartes aux pommes et fin du monde

Les sushis home made. Top Chèfe #2 lundi, Avr 21 2014 

C’est une grande nouvelle pour les amis et protecteurs des animaux: le zoo de Londres a annoncé hier la naissance des premiers sushis en captivité. Une nouvelle qui redonne espoir pour la préservation de l’espèce qu’on dit en voie d’extinction en raison de sa sur-pêche en Asie.

Malheureusement, avec la reproduction du sushi en captivité, on ouvre aussi la porte à la production à la chaîne.

Bientôt les sushis seront – à l´instar des poulets – produits par centaines de milliers, en batterie, sans jamais respirer l’air frais de nos campagnes, ni l’odeur de la forêt après la pluie, ni voir la lumière du jour, ni le sel de la Terre mer, ni la couleur du ciel, ni goûter aux joies du shopping un jour ensoleillé de printemps, ni … Hum, je m’égare, veuillez avoir l’extrême obligeance de bien vouloir me pardonner.

En vérité, les pseudo-scientifiques n’ont que faire d’une éventuelle survie de l’espèce: ce qu’ils flairent, c’est le profit au détriment de la liberté animale et de la culture gastronomique française, dont le sushi au foie gras – et ses pommes sarladaises, rhââââââ^! – est un des plus beaux fleurons.

Et c’est précisément depuis la découverte de la famille des Makis, particulièrement la sous-famille des « California rolls » – la Rolls Royce des makis, aurait sans doute ajouté Nadine de Rothschild ♥ – que la surexploitation de ces pauvres choses a débuté, avec une forte exportation dans le monde, en particulier en Europe.

Personnellement, j’ai découvert ces merveilles lorsque j’habitais en Amérique, bien avant, mais mon humilitude m’interdit d’en faire état de façon trop appuyée, hihi!

Bref, l’Homme détruit encore une fois la Nature, mais, heureusement, des âmes charitables sont là pour conserver ce patrimoine.

Voilà pourquoi j’ai décidé de faire mes sushis avec mes mains à moi: on n’est jamais aussi bien servie que par soi-même d’une part et d’autre part, vous allez pouvoir en mettre plein la gueule figure à votre sale pute de belle-sœur lors de votre prochaine entrevue.

Poisson commandé, j’ai un super poissonnier qui vient le lundi sur le marché! On peut lui passer commande pour la fin de la semaine et il passe me livrer à la maison. C’est un type super sympa, qui s’est lancé à son compte il y a un an, hyper méritant. Un pauvre de valeur, un comme on aime, pas un smicard perfusé d’allocations empestant l’eau de Cologne bon marché – arf!

C’est lui qui m’a fait un assortiment: coquilles saint-jacques, saumon, maquereau, bar, daurade et un peu d’avocat et de Granny Smith – pour faire plaisir à ma grand-mère! Un régal!

Ma tarte de belle-sœur va se trouver dans l’obligation de reconnaître son infériorité encore une fois et se fendra, sur un ton contraint – ne présumons pas de l’état de son transit intestinal –  d’un:

 » Waouuuuu! T’es hyper douée !!!  Trop trop tip top!!! Ça donne faim!!!! »

 engloutissant avec peine l’unique série au surimi que je lui réserve.

Ce à quoi je répondrai sur un ton docte:

 » Avec le bon matériel, c’est très facile. C’était ma première fois et maintenant que j’ai trouvé le bon poissonnier, je pense que je recommencerai. « 

 
 
Sushis Obama
Source image: http://www.tofugu.com/2009/02/18/obama-sushi/

Ode à la pizza vendredi, Mar 28 2014 

Pizza, pizza, que j’aime ta mozzarella!
Pizza, pizza, tant douce, plus que la pasta!
Votre bouche détecte-t-elle cette subtile et papillaire toccata?
La salive déborde déjà.
Je vais me jeter sur toi telle un piranha,
Ou alors me mettre au yoga…
Il paraît que c’est bon, le soja.
Mais je crois que celle que j’aime, c’est Toi.
PIZZAAAAAAAA!

 

Pizza, pizza, ha! Tu es là!
Pizza, pizza, j’ai rêvé de toi.
Petite ou grande, telle un boa
Tu t’enroules autour de mon estomac.
De la cuisine, tu es l’alpha et l’oméga.
Tu es digne de toutes les garnitures, coppa ou gorgonzola,
De tous les lieux, véranda ou cafétéria,
De toutes les boissons, sangria ou Coca-Cola…
PIZZAAAAAAAA!

 

Pizza, pizza, combien de fois?
Pizza, pizza, dis-le, je ne sais pas…
Je me gave, finis les prêchis-prêchas
A ta vue, je renonce aux rutabagas
Tant pis pour mon régime, je porterai des pyjamas
De toute façon, je n’aime pas les bas. Na!
Je vais te manger vautrée sur le sofa
Bourrée de grappa.
PIZZAAAAAAAA!

 

Pizza, pizza, au feu de bois…
Pizza, pizza, pitié! Montre-toi!!
Peut-être devrais-je me retirer dans la taïga
Là-bas, au fond des bois.
Tu aurais un petit goût fumé d’épicéa
Je serais ronde de vodka
Prête, qui sait, à danser une mazurka ou une polka
Sur les mains et dans une datcha.
PIZZAAAAAAAA !

 

Pizza, pizza, encore une fois!
Pizza, pizza, on remet ça?
Je crois que j’ai le ténia
Je rentre encore dans mon bermuda!
Est-ce que ça va durer, tout cela?
Vais faire une cure de tapioca!
Tapioca et paella? Mais non, je ne peux pas:
Je suis à la pizzeria!
PIZZAAAAAAAA!

 

Pizza, pizza, c’est quoi ce gymkhana?
Pizza, pizza, tu es à la féta?
Et pourquoi pas des chipolatas?
Tout fout le camp, dirait Papa…
Bientôt flambée au calva
Et parfumée au gardénia!
Je suis contre le plagiat
Et ça devient une vraie saga.
PIZZAAAAAAAA!

 

Pizza, pizza, restons-en là.
Pizza, pizza, c’est mieux pour toi.
Je vois déjà le schéma:
Tu vas faire ton cinéma. Comme à chaque fois!
Tu te vengeras (élevée par la Mafia)
En faisant péter les coutures de ma parka
Mais surtout ne change pas d’un iota
Quand tu t’insinues dans mon plasma, adieu les traumas!
Je sombre dans le coma
Pizza…

 
super pizza

Top Chèfe #1 mercredi, Fév 26 2014 

Il y a un domaine dans lequel Mamiflette excelle : la cuisine. Elle est une amie proche de Joël Robuchon, le ré-inventeur de la purée. Voici comment la fin du monde a failli avoir lieu…
Un jour de mai, Joël débarqua chez Mamiflette et Papillon, mes parents. Il avait dans sa besace de la viande et prétendait apprendre à la fringante grand-mère à la préparer.
Pour cette recette, il vous faut:

  • de la viande (peu importe laquelle)
  • un peu d’huile
  • 2 oignons
  • 1 bouillon Kub
  • colombo, sel, poivre et du piment si vous aimez ça

Faites dorer la viande détaillée en morceaux dans l’huile, ajouter les oignons et faites légèrement roussir.
Huuuuummmmmmm, ça sent bon, Joël!
Ajouter le bouillon et les épices.
Couvrez d’eau et laissez mijoter.
En attendant que ça cuise, passons au salon, Chers!

Joël venait d’ouvrir un restaurant et était à la recherche de plats nouveaux et exotiques. Il assura que la viande au colombo qu’il venait de préparer allait surprendre Mamiflette. La gourmande en avait déjà le ventre qui gargouillait.
Enfin, ce fut prêt et ils se mirent à table. La viande était tendre et fondante. Elle était servie avec du riz, des bananes en rondelles, de la poudre de noix de coco, des dés de tomate crue, de concombre… Bref, c’était un plat subtil et raffiné.

Mais Joël, quelle est cette viande étrange venue d’ailleurs?
 » Et bien les amis, c’est du chaton! J’ai eu cette idée lumineuse en parcourant des forums féminins et les espaces persos de mes contacts sur les réseaux sociaux. Le chaton attire la femme, ça semble quasi génétique!
Les idées sont toujours juste là, sous nos yeux… « 

A cet instant précis, Mamiflette devint toute verte. De la bave se mit à couler de sa bouche, ses crocs se mirent à pousser et elle se recouvrit de poils. Elle se saisit de son bâton-loa, entra en transe et invoqua Baron Samedi, génie de la mort et des cimetières.

Baron Samedi s’empare du corps de ses fidèles qui sont pris de frénésie. De leurs bouches sortent alors des chants obscènes et ils gesticulent tout en dansant de façon lascive (tout à fait Maman, ça!), le tout accompagné de violents déhanchements.

Joël ne pouvait pas savoir qu’elle était prêtresse vaudou…

Elle lui laissa la vie sauve en échange de son âme et aussi de la garantie qu’il se dévouerait aux chatons jusqu’à la fin de sa vie…
Joël changea de sexe et se fit appeler Jennifer.

Faut pas plaisanter avec les chatons…

 
Chatons hamburger
Source image: http://teemix.aufeminin.com/blog/see_284958_1/3-MoN-pTiT-mOnDe-3