Doit-on s’abaisser à plaindre les maîtresses d’école? mardi, Mar 11 2014 

Pour une fois – et ce sera la seule de l’année – je consens à plaindre les maîtresses d’école.
Je sais, ça ne me ressemble pas. Les pauvres ne sont pas à plaindre, ils sont entretenus par mes impôts.

 

Au mois de septembre dernier, je suis allée à une réunion d’information de début d’année, dans la classe de Bain-Marie.
On s’installe aux places de nos héritiers, les maîtresses face à nous sur leurs chaises normalement hautes, histoire de bien établir le rapport de force.
Suit un bon quart d’heure d’engueulade de type  » jamais eu une classe aussi pourrie et pourtant ça fait 82 ans que j’enseigne « .
Il me semble que c’était déjà le cas de la classe de Marie-Bambelle, mais soit. J’imagine que c’est de notre faute intégralement, heureusement qu’elles sont là pour sauver nos héritiers d’eux-mêmes et de leurs parents permissifs et complètement rangés du côté obscur de la Force, loin de Nadine de Rothschild ♥.
Je m’agace…
Mais tout vient à point à qui sait attendre, le pauvre est tristement prévisible.

Au bout de deux heures de récriminations de tous poils et de quelques éléments d’information sur la vie de la classe (quand même), je risque une anecdote pour détendre l’atmosphère en citant Bain-Marie:
 » A l’école élémentaire, les enfants ont de grosses dents! « 

Hihihi! Même les contre-maîtresses rient franchement.
Pas pour longtemps, malheureusement, car une des agitées du premier rang se lève au milieu d’une de leur phrase et déclare:
 » Il est tard, je suis fatiguée! « 
Et elle s’en va. Comme ça. Sans demander son reste. Sans demander qu’on l’excuse.

Décomposition des kapos. Surtout que la fuyarde s’empresse de téléphoner à sa copine restée en classe, et qui avait pris soin de laisser son téléphone portable allumé à plein volume.

Mais c’est la seule fois: je ne les plaindrai plus, elles ne le méritent pas.

La prochaine fois, je vous narrerai comment j’ai cassé la gueule à la prof d’histoire-géo de Marie-Bambelle. Si vous êtes sages. Et propres.

 
maicresse
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Survivre avec un bébé dans les couloirs d’une école #PointUtérus mercredi, Jan 23 2013 

Le mercredi me paraît tout indiqué pour aborder cette affaire stratégique.

Les personnages sont aussi innombrables que pressés et mal élevés (des pauvres, vous l’aurez compris). On y compte des parents, des oncles, des tantes, des nounous, des grands-parents et des manteaux d’enfants jetés par terre afin d’être enfilés. Et des accessoires de type poussettes mono-, bi- ou tri-places.

Unité de lieu: une école primaire, où les classes sont desservies par un long et fatalement trop étroit couloir.

Unité de temps: 9 heures, midi, 14 heures et 17 heures les lundis, mardis, jeudis et vendredis, hors vacances scolaires.

Unité d’action: l’unité de péril, la bien nommée.

 

Il existe différentes techniques d’exfiltration des aînés lorsqu’on est accompagné(e) d’un ou plusieurs benjamins (notre cas réel ne comprendra qu’un benjamin parce que Marie-Bambelle n’a que Bain-marie comme petit frère et que je parle de moi).

  • technique n°1 : je porte mon enfant en écharpe ou en porte-bébé.avantages : mains libres, je suis détendue et les pauvres gens s’extasient.

    inconvénients : personne ne me hait. J’ai peut-être réveillé Bain-Marie qui dormait dans son siège-auto et il risque la mort subite du nourrisson s’il a moins de 9 mois.

  • technique n°2 : je prends mon enfant dans les bras.avantages : je peux bien surveiller Bain-Marie et tout le monde s’extasie puisqu’il est beau et précocément intelligent.

    inconvénients : je n’ai pas les mains libres, je suis encombrée, j’ai pas très envie de discuter avec la pauvre maîtresse et les autres pauvres parents. et j’ai peut-être réveillé Bain-Marie qui dormait dans son siège-auto.

  • technique n°3 : je prends la poussette et je l’emmène dans le couloir.avantages : Bain-Marie est bien installé et on peut habiller Marie-Bambelle, parler à la pauvre maîtresse un instant…

    inconvénients : si le couloir mesure 1 m 80 de large et ma poussette 1 m (parce qu’évidemment les pauvres gens qui choisissent cette technique ont de préférence une grosse poussette, l’ostentation étant un truc de pauvre mal élevé), je passe mon temps à dire pardon (on est le fruit de son éducation, quwâââ!), à prendre un air agacé devant la pauvre femme enceinte qui peut pas rentrer son ventre (l’incapable), le petit pauvre qui veut absolument enfiler son manteau tout seul, la pauvre maman accompagnée de ses 3 autres mouflets pas rangés, la vieille mamie qui vient pour la première fois et qui reste au milieu du couloir en attendant de récupérer son descendant chéri. Il faut totalement assumer et rester au milieu à papoter avec une  autre détentrice de poussette géante et là les inconvénients, c’est que pour les autres (qui me détestent mais nous sommes si différents que ça ne m’atteint pas).

  • technique n°4 : je prends la poussette mais je la laisse dehors avec l’enfant.avantages : j’ai les mains libres et Bain-Marie n’est pas loin. 

    inconvénients : Les pauvres gens ne me détestent pas et impossible si les couloirs sont trop longs, coudés ou pas vitrés. Impossible s’il fait -20°C, encore que… Impossible s’il pleut des cordes et que le préau est trop loin. On ne s’éternise pas dans le couloir: le risque de kidnapping est aussi élevé que dans n’importe quelle banlieue difficile type Saint-germain-en-Laye (bourré de boat-peoples).

  • technique n°5 : je laisse l’enfant dans la voiture.avantage : pas d’encombrement.

    inconvénients : plein (soleil, cris de détresse inaudibles; pauvres parents qui vous prennent pour un parent indigne; on se dépêche de déposer ou récupérer Marie-Bambelle; on détruit sa vie sociale; risque de kidnapping +++). 

 

Voilà, vous avez toutes les cartes en main, à vous de faire un choix éclairé et argumenté!

 

Maman chien