Les gens bien se font chier. mercredi, Nov 5 2014 

A Versailles, pas de lieu d’aisance, si bien que courtisans et visiteurs se soulagent où ils peuvent, rendant l’atmosphère du château irrespirable. La preuve qu’ils n’étaient pas des princesses – du moins pas tous!

Pour ma part, je n’émets que des pétales de rose tièdes et éventuellement des paillettes en cas de soirée mojitienne.

Les 274 chaises percées du palais sont réservées aux ducs, princesses et princes qui profitent de cette « activité » pour recevoir et discuter entre amis, donnant à ces chaises le nom de caquetaires.

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Le champagne, œuvre du Diable lundi, Juin 30 2014 

Jusqu’au XVIII ème siècle, les Français pensaient que les bulles du champagne étaient l’œuvre  de ma belle-sœur  des francs-maçons du Diable.
C’est ainsi qu’en 1694 Louis XIV, le pauvret, se voit interdire par sa femme son médecin la consommation de ce vin, prétendument mauvais pour sa goutte. N’im-por-te-quoi!

 

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Il avait goûté ce vin pour la première fois en 1654  lors d’une soirée privée à laquelle je l’avais convié et ce fut dès lors sa boisson favorite jusqu’à la funeste interdiction sus-mentionnée.

Le champagne est alors blanc ou rouge, mousseux ou tranquille. On le consomme à table, on l’utilise en cuisine et toute la cour l’apprécie. Moi, en tout cas, j’adore!

Le Régent – cet être infréquentable – n’organise pas ses partouses  soirées libertines sans champagne et madame de Pompadour dit que « ce nectar est le seul qui laisse les femmes belles après l’avoir bu »!

M’est avis que le Régent a un avis différent et que madame de Pompadour ne pompe rien côté nectar, si je peux me permettre.

 

Louis XV apprécie le champagne mousseux (les caves de Sèvres en comptent plus de 50 000 bouteilles en 1733, choisies pour la quasi totalité dans ma cave personnelle, que je consens à ouvrir aux hôtes de prestige comme par exemple les rois, capitaines d’industrie – except pet-food – ou familles illustres dépourvues de belles-sœurs) et adopte le champagne tranquille vers 1740.

On peut ainsi dater l’embourgeoisement du souverain de façon relativement précise.

 

N’empêche que Fagon, le médecin de Louis XIV décrète que le vin de Bourgogne est meilleur à la santé et on n’a toujours pas prouvé qu’il avait tort.

J’dis ça, j’dis rien, moi…

Vive la Bretagne!

 
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Source images pour Marie-Torne: http://www.pelerinsdeleauvive.org/

L’origine du kir dimanche, Juin 15 2014 

J’inaugure aujourd’hui une nouvelle catégorie: l’Histoire de Marie-Torne. On y retrouvera des anecdotes de l’Histoire, les petites histoires de la Grande.

Aujourd’hui: l’origine du kir.

Le nom de cet apéritif ne doit rien à ma belle-sœur, quoi qu’elle en dise (vous allez voir que bientôt elle va prétendre que le mojito est un plagia de son cocktail familial et ancestral, cette gourde arrogante).

On doit donc cette astucieuse association au chanoine Félix Kir – heureux homme – qui était maire de Dijon ( jon)  et dernier député de la Vème République à siéger en soutane. Il décida d’adoucir son bourgogne aligoté jugé trop acide avec de la crème de cassis, dans des proportions 2/3 – 1/3.

Après, il a fait sa pub dans les soirées à la mode et le blanc-cass finit par porter le nom de kir.

 

 

 

Kouign amann, délicieuse ambroisie mercredi, Mai 14 2014 

Oui, bon, d’accord, probable raison pour laquelle je ne suis pas franchement à deux doigts de retrouver un IMC acceptable… 

Mais il faut bien convenir que la Nature fut cruelle avec les Bretons en leur beurrant allègrement la tartoche. Il paraît que le beurre est une invention scandinave dispersée par voie commerciale, mais les Romains étaient déjà sur le coup.

On peut présumer – sans prendre trop de risques – que c’est une invention contemporaine de la vache, ce qui en fait un produit incroyablement mignon et ancien.

Mais comme il est issu de la crème, il n’a pas de rides (le rat).

 

Sur un plan sémantique (comme la graisse, mais là c’est capillotracté): au cours du Moyen Âge, le mot « beurre » est apparu, a priori au cours du XIIe siècle. Il vient du latin butyrum, qui l’a emprunté au grec bouturon.

Le terme « babeurre », apparu au XVIe siècle, est formé des mots « battre » et « beurre ».

À l’origine, le mot « babeurre » désignait le bâton dont on se servait pour battre le beurre.

 

Si on conçoit que la conservation du beurre l’hiver en Scandinavie ne posait que peu de problèmes, comment faire sous le soleil des Tropiques? La technique de conservation la plus efficace a été inventée par les peuples qui faisaient le commerce du beurre – les Vikings, donc.

Ils assaisonnaient tout d’abord le beurre d’ail haché qu’ils enfermaient dans des barriques de bois. Cela permettait également  d’éloigner les vampires, ce qui explique que ces derniers aient pu prospérer essentiellement sur les rives du Danube oriental.

Ces barriques étaient ensuite enterrées profondément dans le sol acide des nombreuses tourbières qui se trouvent dans ces pays. Plus longtemps on laissait le beurre en terre, meilleur il était.

On plantait même parfois des arbres près des endroits où les barriques étaient enfouies afin de marquer l’endroit. C’est de cette façon que furent inventées les plantes grasses.

En Irlande (bien connue dans le monde entier pour son soleil écrasant), des barriques retrouvées après des milliers d’années avaient permis de conserver le beurre intact. Voire même deux.

Des concours de butyrologues étaient organisés, mettant en concurrence les principales régions butyricoles et véritable façade d’un terroir tout entier. Plus le temps était frais et humide, meilleur était le millésime.

Tout ça pour dire que le gâteau breton et le kouign amann sont exclusivement dus au génie des Bretons. Et en effet, le beurre pas salé, c’est dégueulasse infâme. M’étonnerait que Nadine ♥ s’abaisse à consommer du beurre doux. Comme si ajouter du sel le rendait râpeux… Pffff!

Finalement, ce sont peut-être nos amis japonais, bien que fourbes et industrieux, qui en parlent le mieux…

 

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La Gaule retrouvée: exit le viagra vendredi, Jan 17 2014 

Dans mon milieu, on lit volontiers, un peu de tout pour satisfaire des goûts éclectiques. Je le confesse – hi hi! –  plein de romans à l’eau de rose avec des princes charmants dégoulinants de testostérone et qui descendent les poubelles même après 10 ans de vie commune pas comme Armoiry.

  • Des romans à l’eau de bleu: les guerriers sont volontiers gnangnan, bien qu’ils s’en défendent. Ils sont drôles: on fait la guerre avec passion et droiture, sans jamais faire de concession. C’est pas de leur faute s’ils sont obligés de se résoudre à être dans l’obligation de se taper les petites indigènes! C’est de la faute de leurs femmes qui vivent embourgeoisées dans les quartiers chics des villes sûres et lointaines
  • Des biographies: Nietzsche, Leibniz, Spinoza, Britney Spears, Mozart, Arielle Dombasle…
  • Des documentaires ou témoignages: Le soit-disant chirurgien esthétique m’a opérée des seins sans anesthésie; Pour avoir donné une fessée à mon fils, j’ai connu la prison et failli perdre la garde de mes enfants; Mon mari n’est pas seulement candidat à la présidence: c’est un homme comme les autres qui laisse traîner ses chaussettes.
  • Des livres d’Histoire, pour briller en société. Le fond est relativement secondaire car généralement inintéressant, ce qui compte, c’est d’être le centre du monde et d’être à tout moment en mesure de montrer sa supériorité.

Tiens, un livre sur les Gaulois…

Des Gaulois héroïques mais barbares, des Romains cultivés mais colonisateurs… La Gaule avait tout autant de raisons d’émerger – sic – dans la mémoire des Français que d’y rester enfouie. Dans leur quête passionnée des origines, les historiens  » découvrent  » nos ancêtres les Gaulois, sacrant Vercingétorix premier héros national. Archéologues et amateurs s’engagent alors avec enthousiasme et ténacité dans la recherche des antiquités. Histoires de l’archéologie, de l’idéologie et de la culture sont convoquées pour retrouver la Gaule.

La Gaule Retrouvée. Quand même. C’est osé!

Qui est le rustre qui tente de salir le prestige national?

La Gaule Retrouvée, par Pierre Pinon.

 
 
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