Oui, bon, d’accord, probable raison pour laquelle je ne suis pas franchement à deux doigts de retrouver un IMC acceptable… 

Mais il faut bien convenir que la Nature fut cruelle avec les Bretons en leur beurrant allègrement la tartoche. Il paraît que le beurre est une invention scandinave dispersée par voie commerciale, mais les Romains étaient déjà sur le coup.

On peut présumer – sans prendre trop de risques – que c’est une invention contemporaine de la vache, ce qui en fait un produit incroyablement mignon et ancien.

Mais comme il est issu de la crème, il n’a pas de rides (le rat).

 

Sur un plan sémantique (comme la graisse, mais là c’est capillotracté): au cours du Moyen Âge, le mot « beurre » est apparu, a priori au cours du XIIe siècle. Il vient du latin butyrum, qui l’a emprunté au grec bouturon.

Le terme « babeurre », apparu au XVIe siècle, est formé des mots « battre » et « beurre ».

À l’origine, le mot « babeurre » désignait le bâton dont on se servait pour battre le beurre.

 

Si on conçoit que la conservation du beurre l’hiver en Scandinavie ne posait que peu de problèmes, comment faire sous le soleil des Tropiques? La technique de conservation la plus efficace a été inventée par les peuples qui faisaient le commerce du beurre – les Vikings, donc.

Ils assaisonnaient tout d’abord le beurre d’ail haché qu’ils enfermaient dans des barriques de bois. Cela permettait également  d’éloigner les vampires, ce qui explique que ces derniers aient pu prospérer essentiellement sur les rives du Danube oriental.

Ces barriques étaient ensuite enterrées profondément dans le sol acide des nombreuses tourbières qui se trouvent dans ces pays. Plus longtemps on laissait le beurre en terre, meilleur il était.

On plantait même parfois des arbres près des endroits où les barriques étaient enfouies afin de marquer l’endroit. C’est de cette façon que furent inventées les plantes grasses.

En Irlande (bien connue dans le monde entier pour son soleil écrasant), des barriques retrouvées après des milliers d’années avaient permis de conserver le beurre intact. Voire même deux.

Des concours de butyrologues étaient organisés, mettant en concurrence les principales régions butyricoles et véritable façade d’un terroir tout entier. Plus le temps était frais et humide, meilleur était le millésime.

Tout ça pour dire que le gâteau breton et le kouign amann sont exclusivement dus au génie des Bretons. Et en effet, le beurre pas salé, c’est dégueulasse infâme. M’étonnerait que Nadine ♥ s’abaisse à consommer du beurre doux. Comme si ajouter du sel le rendait râpeux… Pffff!

Finalement, ce sont peut-être nos amis japonais, bien que fourbes et industrieux, qui en parlent le mieux…

 

(suite…)

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