Violette thélytoque (je sais, c’est pas possible) mardi, Juin 10 2014 

Le titre n’a absolument rien à voir avec la suite du billet mais j’avais envie d’écraser ma belle-sœur de ma supériorité, elle le mérite amplement tellement elle est énervante.

 

Malgré la banalité de ce phénomène dans le monde sub-humain dans lequel elle évolue, ma belle-sœur a hérité de sa mère un don tout à fait singulier: elle est webdium. Son état lui permet de prédire l’avenir et elle a des révélations sous forme de flashes.

Non, ce n’est pas qu’un tube! Elle a aussi un ressenti, Madame!

Elle fait dans l’humanitaire. Elle est co-fondatrice de Webdiums Sans Frontière (WSF, non, ce n’est pas de la science fiction).
Ainsi, elle parcourt régulièrement le monde pour secourir les populations en détresse. Elle perçoit des informations sans l’intermédiaire des cinq sens et sans limitation d’espace et de temps (whaaaaaaaaa!).
Un jour qu’elle était dans le bush, elle fut demandée en urgence par un chamane aborigène de la tribu voisine. Heureusement, elle maîtrisait bien la langue locale – son enfance en Amérique l’avait rendue polyglotte – et estima rapidement la situation: fini le Temps du Rêve!
Le serpent Arc-en-Ciel et les Hommes Éclairs avaient pété les plombs et toute la communauté était dans la mouise.
On demanda donc à ma belle-sœur une prédiction sur cet avenir sombre. Tout le monde était très angoissé.
Évidemment, pas de flash…
 La belle-sœur déclara cependant (j’ai traduit pour une meilleure compréhension du lecteur, j’espère que les inexactitudes ne nuiront pas au déroulement de l’action):
 » Heuuuuuu, je vois beaucoup de boomerangs! Une grande réussite dans les affaires, mais ce ne sera qu’une embellie. Il faudra travailler dur pour transformer l’essai « 
Puis elle s’effondra épuisée.

 

Après avoir repris des forces (mentir, c’est crevant), elle se mit au travail pour réaliser sa prophétie. Elle commanda à tous les artisans et chasseurs locaux des boomerangs. Via internet, elle démarcha une clientèle aussi snobe qu’hétéroclite. Les commandes affluèrent, la tribu retrouva le sourire.
Quand on est une femme d’affaires, on a ça dans le sang!
Vint enfin le jour d’envoyer les commandes à ses destinataires. Tout se passait merveilleusement et on commençait à douter du côté temporaire de la chose.
Ben on n’aurait pas dû! Quelques jours plus tard, les paquets leurs furent retournés les uns après les autres.
Finalement, tous revinrent à leur point de départ.
 Ma belle-sœur se pencha scientifiquement sur le problème – elle est quasi médecin, elle a fait deux premières années à la fac – et aboutit à la conclusion qu’un boomerang reste un boomerang. Il revient dans la main de celui qui le lance, rien à faire!
Elle publia dans Nature et obtint le prix Nobel d’économie. Cette reconnaissance soudaine permit de mettre en avant la cosmogonie aborigène et les touristes affluèrent.

La prophétie était donc exacte en tout point. Ma belle-sœur fut royalement installée sur Uluru et élevée au rang d’Altjira, le dieu du Temps et du Rêve, qui créa la terre et se retira comme le Temps du Rêve disparaissait.
Alors t’as qu’à voir!

Elle fut ainsi condamnée au célibat géographique pour les siècles des siècles.

 

Allez hop! Un mojito à l’eucalyptus!

 
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Mojito lundi, Avr 28 2014 

 

Un mojito doit-il se boire avec une paille? Si oui, avec une seule paille? Si oui, pourquoi? Si oui, avec quel rhum? Si oui, dois-je planter de la menthe dans mon jardin? Si oui, dois-je acheter un jardin?Comme vous le constatez, le mojito est un sujet brûlant suscitant bien des passions et possédant ses codes et ses tabous.
Nous tenterons d’en décrypter les méandres et d’en éviter les écueils.
Première étape: réunir les ingrédientsPour émerveiller vos papilles, vous devrez disposer

  • de rhum: ceux des Antilles conviennent parfaitement
  • de sucre: roux, ça aura plus de goût
  • de glace pilée, c’est mieux que les glaçons
  • de citron vert: certes, on ne peut pas toujours en avoir dans son jardin, mais on peut bien faire un effort une fois le temps
  • de menthe: facile à faire pousser. Si vous devenez consommateur régulier, va vous en falloir une grosse touffe odorante (♥)
  • de l’eau gazeuse, éventuellement remplaçable par les originaux par de la limonade à la grenade (pardon, Mère Coupable!)

Deuxième étape: la mise en placeBroyez joyeusement au pilon un peu de menthe avec le sucre, ajoutez le rhum et versez dans un grand verre. Ajoutez le citron, la glace pilée et complétez à l’eau gazeuse.Décorez votre verre avec DEUX pailles: une pour remuer et une pour boire.Nous y voilà: la paille est indispensable à la dégustation mojitienne (pas mauricienne, j’insiste sur l’orthographe) parce que si on boit au verre, on n’a que l’eau et les glaçons. C’est nul. C’est froid. C’est non festif.La question est la suivante: vais-je perdre de l’aspiration si je bois avec plusieurs pailles? Probablement. Et plus le niveau de mojito baisse, plus l’aspiration devient difficips!Que faire en cas de perte d’aspiration?La première chose à faire est de mettre votre mojito hors tension. Ensuite, videz-le et vérifiez les filtres. Si la baisse de l’aspiration persiste après le nettoyage et le remplacement de tous ces composants, contrôlez le flexible, le tube, l’embout des pailles et la taille des morceaux de menthe. Si ces accessoires sont obstrués, défectueux ou chargés de fibres ou de poils, votre mojito aura des difficultés pour aspirer. Il faut donc les démonter et les nettoyer, mais, encore une fois, n’oubliez pas de mettre le mojito hors tension avant d’effectuer ces opérations.
Je vous déconseille vivement les mojitos prêts à boire qui ne sont consommables que si l’on y ajoute du citron, de la menthe, du sucre, du rhum et de la glace pilée.Il ne vous reste plus qu’à vous entraîner intensivement pour mettre une grosse pile à votre belle-sœurps lors de votre prochaine confrontation affrontement rencontre et pour lui démontrer votre indiscutable supériorité technips.