Doit-on réellement répondre au courrier des gens plus bêtes que nous? lundi, Mai 12 2014 

Oui, indiscutablement, car ils ont besoin d’être élevés. Halte au nivellement par le bas!

Non, ne nous abaissons pas!

Chers lecteurs, vous vous doutez bien que la réponse à cette épineuse question est entre les deux extrêmes sus-exposés. Que penser? A quel saint non fasciste se vouer? Le point de vue communiste ne sera pas ici abordé par souci d’objectivité.

 

  • Oui, why pourquoi? il est couramment admis que tout courrier mérite réponse, preuve d’un soi-disant minimum de savoir-vivre. On se doit donc de faire parvenir dans les meilleurs délais un petit mot. Ne serait-ce que pour accuser réception de la missive initiale.
  • Non, why pourquoi? doit-on réellement se mélanger avec la Plèbe (je suis bien bonne ici de mettre une majuscule). Les gens de statut inférieur ne nous intéressent pas, il est par conséquent logique que nous ne leur accordions pas une attention exagérée.

Discussion: certes, la jeune femme de bonne famille aura à cœur de faire savoir à son interlocuteur qu’elle maîtrise parfaitement les codes de son milieu. Ceci lui permettra ainsi d’asseoir son autorité et donc de faire des réflexions bien senties si elle tombe sur un plouc, un indélicat (plouc déguisé), ou même pire: un parvenu (plouc total).

Exemple: des invités débarquent en nombre pour un repas et se contentent d’apporter une simple entrée ou un bête dessert. Fourguez-leur sans vergogne les restes les plus moches ou ceux qui vous semblent les moins appétants, après tout, ils n’ont rien fichu. En tout cas, vous en avez fait nettement plus.

Toutefois, faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. Vous menez une vie ébouriffante et vos enfants vous pourrissent la vie prennent tout votre temps. Les gens bien élevés sauront bien comprendre entre les lignes que vous êtes débordée et que la missive peut attendre.

Avec un peu de chance et quelques semaines, ils finiront même par oublier que vous avez une réponse en souffrance.

 

Malgré tout, si on exige de vous et de façon publique une réponse (par exemple sur un réseau social alors que vous enchaînez innocemment les concours qui vous permettront un maximum d’économie à Noël), répondez sur le ton échevelé qui sied à votre quotidien.

Ne demandez jamais qu’on vous excuse, cela signifierait que vous étiez en faute. Et oui: les gens sont d’un sans-gêne inouï et jamais vous ne serez aussi effrontée qu’eux.

Ne tolérez jamais qu’on vous fasse attendre, ce serait une brèche dans votre totale domination.

Pires que les pauvres: les gens qui vous filent des complexes!

 
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Les bébés des autres sont tous des sales types samedi, Avr 26 2014 

Les bébés des autres sont toujours humiliants. Les petits salopards.

Ils tiennent assis juste avant six mois, marchent juste avant un an, sont propres à seize mois et demi, mangent tout seuls juste avant deux ans, vont à l’école avec bonheur à deux ans pile, apprennent à lire aux environs de quatre ans, sautent leur première classe en maternelle, perdent leur première dent à cinq ans et atteignent la puberté à 8 ans   et n’ont pas d’appareil dentaire  et mangent de tout depuis qu’ils sont nés.

Etorki dort une fois sur deux quand le voisin passe la tondeuse sous sa fenêtre pendant sa sieste. POURQUOI?

Toujours pas compris ce qui la réveille la fois sur deux où ça merde!

Évidemment, pas de chapitre « Tondeuse » dans les Évangiles selon Sainte Nadine ♥. ‘videmment. Je suis seule. Si seule.

On devrait faire suivre aux types des forces spéciales des entrainements dits « maternitaires » pour leur apprendre leurs limites en cas de privation durable de sommeil. Ne me dites pas qu’ils le font déjà, je n’ai jamais entendu parler de stages / manœuvres qui durent deux ou trois ans. Et mon beau-frère, qui a la peau mate, est gendarme.

Bref, je suis obligée de faire des errances insomniaques des Héritiers une généralité, regardant de travers et avec mépris quiconque tente de prendre un air important parce que son bébé pionce 15 heures par jour.

Il va sans dire que mes neveux ( = les nombreux enfants de ma belle-sœur ) dorment comme des anges dès la sortie de la maternité.

J’ai donc insidieusement posé des questions pour tenter de copier tout en m’en défendant les techniques qui semblent avoir fait leurs preuves. Un peu d’hypocrisie n’est avouable qu’en privé.

C’est comme ça que j’ai découvert le pot-aux-roses (on ne dit pas pot-aux-choux pour les garçons, aviez-vous remarqué?).

Une belle-sœur est un être si abject qu’il est capable de prétendre passer une nuit complète de sommeil lorsque celle-ci commence à minuit et se termine vers 5 heures du matin. Pouah!

Ma belle-sœur ne dort pas non plus, elle tente simplement de s’en persuader. Elle se voile la face. Elle est faible, MOUHAHAHA!

Hum. Pardon.

 
sommeil
 

Course à pied #4. Le look. samedi, Avr 19 2014 

1 –  Tu aimes les tenues trendy? Le footing n’est pas pour toi. 

2 – Tu aimes la fashion-week? Le footing n’est pas pour toi.

3 – Tu aimes la sobriété? Le footing n’est pas pour toi.

4 – Tu aimes l’élégance? Le footing n’est pas pour toi.

5 – Tu aimes les vêtements seyants? Le footing n’est pas pour toi.

6 – Tu aimes être mise en valeur? Le footing n’est pas pour toi.

7 – Tu aimes les couleurs naturelles? Le footing n’est pas pour toi.

8 – Tu aimes les belles matières, les étoffes qui tombent bien? Le footing n’est pas pour toi.

9 – Tu aimes les chaussures propres? Le footing n’est pas pour toi.

10 – Tu te sens trop grosse?  Enfile la tenue trendy que tu as repérée à la fashion-week, toute en sobriété et en élégance, avec ses vêtements seyants qui te mettent en valeur grâce à ces belles matières dont les étoffes tombent bien et qui sont si bien assorties à tes chaussures sales et VA COURIR!

 

Nadine ♥ insiste sur le fait qu’il faut rester désirable en société. inutile de révéler aux gens que vous vous mettez dans un état épouvantable pour y parvenir.

Lorsqu’on vous demande votre secret de beauté, prenez un air modeste et répondez:

 » Tu sais, je n’ai aucun mérite, j’ai une nature à rester mince. Mais si tu le souhaites, je peux te livrer quelques unes de mes recettes! »

et refourguez tout ce que vous avez de plus calorique en magasin.

 
SDD blog

Nadine de Rothschild – 18 avril 1932 vendredi, Avr 18 2014 

Pour faire partie des Grands, Nadine de Rothschild ♥ a dû travailler dur et beaucoup, elle qui vient du bas, elle qui a été ouvrière dans une usine.

Elle fête aujourd’hui ses 82 ans, autant dire que ça mérite gravement un billet hommage. Les bonnes manières n’ont jamais fait de mal, n’est-ce pas, Chers?

Qui est Nadine ♥?

(je me permets cette délicieuse familiarité parce qu’elle est plus proche de moi que mon doudou)

Cette femme est tout d’abord un bourreau de travail qui a réussi à faire oublier qu’elle n’a que son certificat d’études sous ses vêtements pour devenir un écrivain de talent.

Sa générosité hors du commun la pousse à ouvrir en 2006 l’académie Nadine de Rothschild ♥ International Way of Life, qui se propose d’offrir aux nouvelles générations les clés qui leur ouvriront le grand monde.

Persuadée que le bonheur est à la portée de tous, Nadine de Rothschild ♥ rappelle qu’il suffit d’ambition et de travail pour réussir.

Sa propre vie en est le meilleur exemple.

Et ouais. Un peu classy, non?

 

Nadine ♥ et les autres: qui est la nouvelle baronne?

  • Nabilla: pour cette jeune Padawan, Nadine de Rothschild ♥ est un maître jedi. Elle aspire à choper un baron, elle aussi, mais sa longue transformation n’est pas encore terminée. Elle doit encore observer, imiter le monde qui ne l’entoure pas encore et se plier aux usages de la “haute”. Progresser elle doit, bien qu’elle mette énormément de bonne volonté à manger ses fruits avec des couverts. On tiendra cependant compte de sa remarquable capacité à faire parler d’elle, comme par exemple lors de la remise de son «Gérard du projet d’émission jeté aux -chiottes- par toutes les chaînes, mais apparemment les canalisations débouchent chez NRJ12». Cette qualité n’est pas commune et lui servira à l’avenir. Note NdR♥: 8/20
  • Enora Malagré: fouyayayayayayaaaaaa! En voilà une bouillonnante jeune femme! Sous ses airs bon chic bon genre, la trentenaire passe souvent pour une vicelarde dévergondée. Bizarrement. Là encore, il reste énormément de travail pour faire oublier qu’elle s’est fait connaître en draguant des hommes au téléphone. Il peut être également judicieux de ne pas indisposer les pauvres le public avec des confidences sur le degré d’hygrométrie de son popotin. La publicité sur la constipation occasionnelle sera elle aussi un obstacle à sa réussite car elle semble avoir un peu abusé du traitement. Note NdR♥: 5/20
  • Stéphane Bern: la voix placée, la dictchion préchige, la culture étalée, le post-doc de cirage de pompes… Y’a pas à tortiller, Stéphane est introduit dans les hautes sphères, il a déjà accompli une grande partie du chemin. Raffiné et précieux, Stéphane est la pépite des héritiers de Nadine ♥. Il a su se faire connaître en dépit d’un brushing tout à fait hors de propos. Note NdR♥: 18/20

Je vote donc pour Stéphane – mon coup de cœur NdR♥ – qui me semble cumuler un maximum de qualités.

Les récentes avancées sociales nous permettent de garder bon espoir: il est désormais très officiellement envisageable de le voir un jour épouser un riche baron et mener une vie de faste pleine de fantaisie qu’il traverserait en marchant dans des jardins de rêve partout dans le monde, en mettant le bout des doigts de sa main gauche contre le bout des doigts de sa main droite.

Il faudra cependant veiller à trouver un coiffeur digne de ce nom sous peine de se voir annoncé à vie sous le titre de « Son Excellence l’Ambassadeur des campings Yelloh Village ».

Ce serait fâcheux. Et déplacé.

 

voic

Course à pied #3. Les pompiers. jeudi, Avr 17 2014 

Je suis retournée courir, histoire d’expier la pizza d’hier soir que Nadine de Rothschild ♥ pourrait assimiler à une faute.

Deux fois de suite, c’est plus une coïncidence: les pompiers étaient là, tapis dans les bois, prêts à dévorer la première minette qui aurait la témérité un peu folle de se pointer.

 

Obligée de prendre mon air aimable d’entrée de jeu. Même pas difficile: ils ne sont TOUJOURS PAS à poil! Les calendriers communistes de la Poste nous mentent.

Moi si, par contre… J’y trouve plusieurs avantages, mais entendons-nous bien: je ne cours pas nue. Je cours parée du ravissant duvet que Dame Nature a bien voulu m’offrir.

 

Les avantages sont multiples, donc. Tout d’abord, en laissant pousser les poils de mes pattes, je reste au chaud. Parce que là, ça caille et ça devient non négligeable.

Ensuite, c’est un merveilleux moyen de découvrir la faune entomologique endémique de nos contrées: moucherons, tiques et autres araignées. Inouï ce qu’on ne voit jamais en courant sans poil ou en pantalon! On ne devrait pas permettre ça.

Pour continuer, les poils guident la sueur vers le bas. Je cours habituellement si vite qu’elle a tendance à me remonter dans les yeux. Ça m’arrange donc encore une fois de ne pas avoir les mirettes brûlées par le sel que j’exsude par tous les pores de la peau.

D’autre part, le poil augmente ma résistance à l’air: je travaille en résistance et en douceur sans même m’en apercevoir, c’est précieux. Quand je m’épilerai, je vais être supersonique et ma masse musculaire sera sur-développée par rapport à ma morphologie réelle. Et comme je pèserai moins lourd, mes performances en étonneront plus d’un!

Pour terminer, le poil éloigne les mauvais esprits et les pompiers. Oui, mais non. Ça, c’est faux. Ça ne fonctionne pas. Je cours trop vite! Le pompier n’a pas le temps de voir le poil et me sourit niaisement en me lançant un

 » Bonjour, Mademoiselle! « 

qu’il essaie de rendre le moins essoufflé possible. Raté.

Je suis poilue, mais il ne voit rien et il est essoufflé et je l’ai remarqué.

Quand va-t-il comprendre que c’est impossible entre nous?

Et je ne dis pas ça parce qu’ils se déplacent en groupes de quinze!

Armoiry, you are the only one.

 
Costume marathon

L’escrime: un sport truffé de marketing mercredi, Avr 16 2014 

Je parcourais négligemment la presse locale à la recherche d’activités extrascolaires voire même sportives pour les Héritiers lorsque tout d’un coup une évidence s’imposa à moi: Bain-Marie devait apprendre la science qui avait permis à ses illustres ancêtres de sauver la France, combattre pour le Roy, agrandir l’Empire, augmenter le nombre de colonies, bref, conquir le monde.

Là, deux options:

  • l’équitation: selon les pontes de l’école de Saumur, apprendre à commander un cheval avec douceur prépare le jeune officier à manier avec brio ses troupes, aussi dévouées que soumises grâce à son incroyable maîtrise de l’éthologie humaine. Nadine de Rothschild ♥ ne nous désavouerait certes pas! Très chic, un officier de cavalerie…
  • l’escrime: un sport dont les premiers traités remontent à Saint Louis ne peut pas être tout à fait dénué de panache.  » Un peu la classe! « , aurait dit Nadine ♥.

Bon, ok, j’opte pour l’escrime, soyons fou.

Feuilletons l’Éclaireur pour dénicher des informations au sujet du cercle local.

Épatant, ils viennent de publier un article sur le sujet! Je me demande ce que fabrique Armoiry quand il découche…

C’est formidable, un jeune homme de 18 ans nous explique les vertus du sport: super important pour s’aérer, de se changer les idées, se fixer des challenges, se concentrer sur soi-même. Il conclut en déclarant qu’il faut « toujours faire du mieux et se surpasser ».

Ça doit être un pauvre, il s’expressionne bizarre… Mais soit! Ce sera bien l’escrime.

Surtout que le titre de l’article vante le fait que le jeune homme  » maîtrise son dard « .

J’aime autant, à vrai dire.

 
sabre tordu

 » Savoir, c’est pouvoir  » George Orwell ou Nadine de Rothschild lundi, Avr 7 2014 

 

 » Il y a encore quelques dizaines d’années, la France était présentée dans le monde entier comme un parangon de grande élégance et de savoir-vivre. J’ai le regret de constater que nous ne pouvons plus nous prévaloir de ce titre aujourd’hui.

Le délitement de la famille, la perte des codes de bonne conduite en société, un certain laisser-aller vestimentaire et langagier chez les personnalités qui devraient pourtant nous servir d’exemple – hélas manifeste du côté des présentateurs de télévision comme des vedettes de l’écran et des hommes politiques – nous privent de ces valeurs qui nous ont pourtant valu tant de succès et ont forgé notre réputation. Le débraillé est désormais à la mode, on tourne volontiers les bonnes manières en ridicule.

Combien de jeunes gens et de jeunes filles issus des meilleures familles ne prennent plus la peine de se bien conduire par crainte de la dérision ? Quel dommage !

Savent-ils seulement ce dont ils se privent ? Le sens de la repartie joint à l’élégance de la parole l’emportera toujours sur un portefeuille bien garni quand il est détenu par des personnes dépourvues de savoir-vivre. Il ouvre les portes de la société, facilite les succès professionnels, embellit la vie familiale et nourrit la vie amoureuse.

C’est avant tout aux femmes qu’il incombe de transmettre ce merveilleux sésame.

Mais notre époque est sans pitié pour elles. Sommées de courir du bureau au berceau, de jongler entre la cuisine et les devoirs du soir, d’exceller aux réunions et de contribuer aux gains du ménage, on leur demande de tout assumer.

Il me semble que l’effrayante augmentation des divorces est aussi due à la déstructuration d’une société qui soumet les femmes à d’impossibles exigences. Épuisées par les transports, exténuées par le travail, les femmes n’ont guère le temps et l’énergie de se consacrer à la tenue du ménage et à l’éducation des enfants, qui pourtant sera précieuse plus tard à ceux-ci.

Après tout, le « test » pour me faire accepter auprès de ma belle-mère avait été un déjeuner ! Si je n’avais su montrer de belles manières de table, jamais elle n’aurait permis à son fils de m’introduire dans la famille. Je venais d’une famille extrêmement modeste, mais ma mère avait déployé des trésors de patience et d’énergie pour m’inculquer les bases de la bonne conduite en société.

En acceptant de tout assumer, la femme moderne est devenue son propre bourreau. Certes, en gagnant de l’argent, elle a acquis une forme d’indépendance, dont on sait au fond qu’elle est sœur de la solitude.

Le grand paradoxe, c’est que ce sont les maris qui sont finalement les grands vainqueurs du féminisme, et ce bien souvent au détriment de leur propre charisme : leurs épouses travaillent autant qu’eux et doivent gérer la vie du foyer. J’observe pourtant un revirement chez des jeunes femmes instruites et diplômées, qui ne courent plus après ce marché de dupes et cherchent avant tout une vie familiale épanouie.
La jeune génération a tout à coup réalisé qu’elle n’a plus envie de tout consacrer à sa carrière.

Mes carnets sont remplis de numéros de téléphones de femmes jeunes, brillantes, intelligentes, belles et désespérément seules. Après un premier mariage raté, elles attendent souvent en vain qu’on les courtise. De plus en plus d’hommes refusent de s’engager avec des femmes mariées d’abord avec leur métier. Beaucoup de mes amis avouent préférer épouser une femme qui n’aurait pas une brillante carrière, mais serait parfaitement capable de s’occuper de lui et des enfants.

Au risque de choquer, je crois que les femmes qui ne saisissent pas l’importance de cette charge et les lourdes responsabilités qu’elle implique feraient mieux de rester célibataires. Bien sûr, les féministes pousseront de hauts cris et vous me rétorquerez qu’il faut bien vivre !

Le vrai problème en France est celui de la reconnaissance de la condition sociale de la femme au foyer.

Lorsqu’elle fait ce choix, on la soupçonne de paresse et de manque d’ambition. Quelle erreur !

Et quelle noble tâche que d’éduquer sa progéniture !

Plutôt que de les culpabiliser, la France devrait plutôt donner les moyens à ces femmes de se consacrer à cette tâche sans que les revenus du ménage n’en pâtissent.

Je suis on ne peut plus favorable au salaire parental, le métier de mère au foyer mérite infiniment plus que les maigres allocations familiales que l’État leur octroie. Qui sait si, par ce biais, on ne ferait pas des économies conséquentes – moins de crèches, moins de chômage féminin, moins d’impôts pour les couples, etc. ? Sans doute aussi éviterait-on ainsi bien des divorces…

Connaître les règles de la bonne éducation permet de se diriger en toute confiance vers l’échelle du succès.

Savoir, c’est pouvoir.  »

Nadine de Rothschild ♥

(je n’ai pas changé une virgule du texte, qui date de 2007)

 
Nadine panthère

Course à pied #1 dimanche, Mar 23 2014 

Hop, hop, hop, petites foulées!
On souffle bien.
Si tu bondis et que tu fais le grand écart, tu ne tiendras pas longtemps. Le marathonien a la foulée courte et rasante.
Dans l’Évangile selon Sainte Nadine ♥, il est recommandé de garder un corps de rêve même après six enfants afin de garder son mari pour toute la vit toute la bite l’attention de son mari.
Je vais donc suer à travers bois. Je m’échauffe tranquillement en marchant d’un pas vif, allègre, léger et néanmoins décidé le long des allées cavalières.

Ensuite, je cours. En même temps, absolument toute seule dans les bois avec les chasseurs de champignons, on est plutôt tentée de ne pas faire de vieux os dans le secteur. Toute motivation est bonne à prendre pour devenir rouge, dégoulinante avec les cheveux gras et plaqués sur le crâne. Dans une tenue ridicule, de surcroit.
Tous ceux qui ne chassent pas les champignons sont militaires, autant dire que je mets le turbo et termine ma boucle en vingt minutes.
Obligée de faire plusieurs tours. Re toute seule. Re peur. Re turbo. Rebelote…

Je transpire un peu, souffle pas mal et suis très rouge. Je me coupe les pattes le long d’une côte qui me fait jurer la bave aux lèvres que, non, jamais, je ne m’arrêterai pas de courir, plutôt crever!
C’est en arrivant à son sommet que je livre pleinement la fabuleuse palette chromatique dont disposent mes joues et mon visage en général.
M’en fiche, je m’accroche et je continue, à la limite physique de la reptation. Mais m’auront pas, tous les Viets planqués dans les fougères n’attendent que ça pour me sauter sur le paletot. HAHAHAHAHAHA! Savent pas qui je suis!

Tiens, je suis suivie… Gardons la foulée décontractée, l’air dégagé et du souffle… Ha, trop tard, il est déjà passé.
Ouch. C’est un vioque, sans doute pauvre par dessus le marché! Doit bien avoir au moins… Oui. Au moins.
 » Alors, prête pour la course des Écluses? « 
Ymmpaaaaaaaaaaaarle! Le salopard (je suis poissarde quand je souffre et je souffre quand je cours).
Je me retourne, mais il n’y a personne d’autre que moi. Ymmparle!
 » – Heu… Nan!
   – Il faut venir, il y en a plein qui ne vont pas vite! « 
Je l’abhorre.
Je n’aime pas les vieux.
Je n’aime pas les sportifs.
Je hais les vieux sportifs, en toute logique.

Il repart sur le mode comète mais rencontre un pauvre, vieux comme lui. Ils s’arrêtent pour papoter, en plein milieu de l’allée, comme s’ils étaient au supermarché à onze heures et demie un mercredi matin.
Le vieux est routinier et a des habitudes chevillées au corps. Je les ai laissés sur place et ils n’ont pas pu me rattraper.

La prochaine fois, j’écrase de ma supériorité les mycophages. Je refuse de les laisser bouloter mes cèpes pendant que je m’adonne à l’exercice physique, enivrante gymnastique (et tac).

 
footing

Etorki, princesse mardi, Fév 11 2014 

Haaaa, la blonde innocence de la tendre enfance…

Etorki est un modèle de délicatesse féminine. Elle est blonde et a deux grands yeux bleus malicieux.

Elle cultive la pink attitude et aime jouer à être la princesse qu’elle est effectivement.

Elle vit entourée de chevaliers prêts à bondir pour satisfaire le moindre de nos désirs. Son confort absolu est leur priorité, non moins absolue.

Du coup, quelle position sociale peut sembler plus séduisante que celle de Reine des Princesses?

Je ne vois pas, personnellement, et Etorki non plus. Ça doit être génétique…

Néanmoins, toute Reine des Princesses qu’elle soit, Etorki sort de temps en temps, ne serait-ce que pour shopper un peu.

On a un rang à tenir, Chers. Il faut un train de vie qui en jette un peu, c’est Nadine de Rothschild – ♥ – qui le dit.

Mais il faut aussi paraître tout à fait détachée des choses bassement matérielles de ce monde. Princess attitude!

Donc, lorsqu’on vous demande pour quelle raison vous avez pris la surprenante décision de quitter votre château, SURTOUT ne l’avouez en aucun cas. Etorki a répondu à un pauvre de nos voisins:

 » Parce qu’il n’y a pas de chauffage. « 

Ben oui, on est tout de même une princesse: on se doit de faire remarquer au peuple que la vie près de lui est d’un inconfort total et que c’est uniquement par grandeur d’âme qu’on reste dans les parages. Ou parce qu’on a encore quinze ans à tirer avant de passer son permis, au choix.

Il n’est cependant pas exclu de faire preuve d’une certaine franchise, ce que les gens blasés ou trop conformistes trouveront rafraîchissant.

 » Mais surtout, je suis sortie pour tuer un peu. « 

Ne laissez jamais oublier que les princesses sont les descendantes de féroces guerriers, ceux qui ont su conquérir leurs titres de noblesse par l’épée.

La noblesse de robe ne vaut pas tripette. Sauf pendant les soldes.

 
english bulldog wearing princess crown and silly expression..

Le canard tirelire jeudi, Jan 16 2014 

Chaque année, c’est le même casse-tête: quoi proposer à une belle-sœur qui a déjà tout et prend un malin plaisir à vous humilier en vous offrant des cadeaux qui font toujours mouche?

Quoi imaginer afin d’offrir tout en faisant passer une idée généreuse?

J’ai consulté Nadine de Rothschild (♥). Dans sa grande bonté, elle m’a permis de trouver au fond de moi-même la réponse: le canard tirelire.

(Au début, je pensais plutôt à une tirelire canard, mais j’ai changé d’avis. Le canard tirelire me paraît plus chic car il fait référence à la chasse, apanage de nos nobles ancêtres. Les gueux ne font que braconner – et dans braconner, il y a …)

Ça invite votre adversaire belle-sœur à la réflexion. En effet, si elle a deux sous de jugeote, elle ne pourra ignorer le subtil message du premier degré: « Arrête de nous humilier avec tes présents très nouveaux-riches! »  (et donc vulgaires)

A n’en pas douter, si elle ne pompe rien, son mari – potentiellement votre frère, celui-là même:  (suite…)

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