Ire pré-estivale ($£**%ù§#@¤ de MAIRD!!) dimanche, Mai 18 2014 

Profitant de la douceur de vivre (Hollywood Chewing Gum), j’ai chaussé ma cahuzac de 7 lieues (cette bagnole est une fraude fiscale en puissance) et suis allée promener Armoiry au bord de la mer. C’est important de sortir son Armoiry, il en a besoin, surtout par forte chaleur.

Nous avons donc pris la direction d’une station balnéaire corsaire de notre connaissance, absolument charmante et d’une intimité propice aux week-ends en amoureux tant elle est peu fréquentée. On n’a jamais attendu plus de 45 mn pour se garer! A croire que la vermine paupérisée se multiplie au contact des rayons du soleil.
L’intimité étant essentiellement un état d’esprit, nous nous sommes accommodés de cette foule vulgaire, bruyante et odorante (crème solaire. A gerber.).

En rentrant de la plage, après avoir salué nos voisins de bronzette ( » Au revoir, M’sieurs Dames! « ), après avoir constaté que les jeunes filles en fleur offraient leurs poitrines aux regards lubriques des passants ( » -Tu fais quoi? – Ho ben je regarde les filles, mais sont pas encore bronzées, ce sont les premiers bains de soleil, là! « ) et après avoir flané sur les remparts, nous sommes passés à la caisse automatique du parking cocassement abritée dans une cabane, judicieux clin d’oeil au Canada, rapport à Jacques Cartier.
La-dite cabane était parfumée pour l’été: chez les corsaires, au début de chaque saison, les employés municipaux font pipi dans les recoins les plus insolites afin de laisser un souvenir olfactif impérissable de Notre Beau Pays aux quidams allophones (Allo? Allo! Nan, mais allo, quoi!!).

Le drame se dessinait déjà et j’en ignorait encore tout. Une fois notre dette acquittée, je me retourne et assiste médusée au spectacle qui s’offre à moi:
 » Coule, il est en train de pisser sur la cahuzac! « , m’écriais-je, boursoufflée d’indignation.
Un individu de sexe masculin, type caucasien, environ un mètre, cheveux mi-longs et tenue criarde était en train d’uriner sur la voie publique, en l’occurrence au niveau de la porte conducteur de ma caisse!
Son papa (♥) se retourne alors, carrément interpelé au niveau du vécu et déclare tout de go:
 » Ha, je ne savais pas que c’était la vôtre! Il avait très envie… « 
Je m’introduit en râlant dans la cahuzac souillée par les basses émissions d’un futur porteur d’un survêtement du dimanche:
 » C’est interdit par la loi, c’est assimilé à un dépôt de détritus! Pas étonnant que la France soit sale! Ni que la Terre soit polluée! « 
Et c’est là que j’ai craqué (jusque là, non, quoi qu’on puisse penser):
 » PÉQUENOT!! « 
Le-dit péquenot, giflé par l’insulte dans son Ralph Lauren du bled (y’a que la vérité qui blesse, en même temps), revient vers moi:
 » – Pardon?
– Monsieur, dis-je en ressortant de la voiture, confite dans mon bon droit et probablement rouge de révolte, vous êtes en train d’apprendre à votre petit (le pauvre est-il vraiment un Être Humain?) à se comporter comme un porc!
– Mais il avait très envie!
– Il y a des toilettes publiques à 20 m! « 

Il a eu peur, je devais vraiment avoir l’air mauvais, il a laissé tomber.

Armoiry n’a même pas eu à bander ses muscles hypotrophiés pour me protéger, tout comme il a été empêché de jouer avec sa carte d’agent spécial de la CIA des jouets pour chien.
Le pauvre devrait savoir qu’une belle-sœur qui a habité à Berlin au moment de l’incident de Tchernobyl n’est pas une belle-sœur ordinaire.

Hé hé!

 
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Les sushis home made. Top Chèfe #2 lundi, Avr 21 2014 

C’est une grande nouvelle pour les amis et protecteurs des animaux: le zoo de Londres a annoncé hier la naissance des premiers sushis en captivité. Une nouvelle qui redonne espoir pour la préservation de l’espèce qu’on dit en voie d’extinction en raison de sa sur-pêche en Asie.

Malheureusement, avec la reproduction du sushi en captivité, on ouvre aussi la porte à la production à la chaîne.

Bientôt les sushis seront – à l´instar des poulets – produits par centaines de milliers, en batterie, sans jamais respirer l’air frais de nos campagnes, ni l’odeur de la forêt après la pluie, ni voir la lumière du jour, ni le sel de la Terre mer, ni la couleur du ciel, ni goûter aux joies du shopping un jour ensoleillé de printemps, ni … Hum, je m’égare, veuillez avoir l’extrême obligeance de bien vouloir me pardonner.

En vérité, les pseudo-scientifiques n’ont que faire d’une éventuelle survie de l’espèce: ce qu’ils flairent, c’est le profit au détriment de la liberté animale et de la culture gastronomique française, dont le sushi au foie gras – et ses pommes sarladaises, rhââââââ^! – est un des plus beaux fleurons.

Et c’est précisément depuis la découverte de la famille des Makis, particulièrement la sous-famille des « California rolls » – la Rolls Royce des makis, aurait sans doute ajouté Nadine de Rothschild ♥ – que la surexploitation de ces pauvres choses a débuté, avec une forte exportation dans le monde, en particulier en Europe.

Personnellement, j’ai découvert ces merveilles lorsque j’habitais en Amérique, bien avant, mais mon humilitude m’interdit d’en faire état de façon trop appuyée, hihi!

Bref, l’Homme détruit encore une fois la Nature, mais, heureusement, des âmes charitables sont là pour conserver ce patrimoine.

Voilà pourquoi j’ai décidé de faire mes sushis avec mes mains à moi: on n’est jamais aussi bien servie que par soi-même d’une part et d’autre part, vous allez pouvoir en mettre plein la gueule figure à votre sale pute de belle-sœur lors de votre prochaine entrevue.

Poisson commandé, j’ai un super poissonnier qui vient le lundi sur le marché! On peut lui passer commande pour la fin de la semaine et il passe me livrer à la maison. C’est un type super sympa, qui s’est lancé à son compte il y a un an, hyper méritant. Un pauvre de valeur, un comme on aime, pas un smicard perfusé d’allocations empestant l’eau de Cologne bon marché – arf!

C’est lui qui m’a fait un assortiment: coquilles saint-jacques, saumon, maquereau, bar, daurade et un peu d’avocat et de Granny Smith – pour faire plaisir à ma grand-mère! Un régal!

Ma tarte de belle-sœur va se trouver dans l’obligation de reconnaître son infériorité encore une fois et se fendra, sur un ton contraint – ne présumons pas de l’état de son transit intestinal –  d’un:

 » Waouuuuu! T’es hyper douée !!!  Trop trop tip top!!! Ça donne faim!!!! »

 engloutissant avec peine l’unique série au surimi que je lui réserve.

Ce à quoi je répondrai sur un ton docte:

 » Avec le bon matériel, c’est très facile. C’était ma première fois et maintenant que j’ai trouvé le bon poissonnier, je pense que je recommencerai. « 

 
 
Sushis Obama
Source image: http://www.tofugu.com/2009/02/18/obama-sushi/

Du comportement qu’il convient d’avoir au supermarché, perdue au milieu des pauvres #1 jeudi, Fév 6 2014 

Je fus  faire mes courses à Carrouf.

En soi, rien d’extraordinaire, c’est mon lot au moins deux fois par semaine. A Carrouf ou chez Mam’ Leclerc, je ne suis pas super-sectaire de la sur-consommation.

Ce matin, youpitude et guilleretteness, je gambade agilement derrière mon chariot de feu tunné à mort avec un back-boot spécial lait-qui-te-bouffe-toute-la-place-si-que-tu-le-mets-avec-le-reste-des-courses.

Un petit bijou de technologie ménagère qu’on en pleurerait plus souvent si qu’on y pensait une fois le temps. Tant d’émotion me ravage le rayon…

J’étais à la recherche d’un récipient genre panier susceptible d’accueillir les gants, écharpes et autres bonnets des Héritiers, aussi nombreux que désordonnés. Joie et Félicité Célestes: je trouve.

Quand je vous dis que Dieu m’habite!

Je pose le panier rectangulaire et plat – genre 20 cm de haut – dans le fond de ma merveille à roulettes et je termine mes courses d’un pas vif et d’un air dégagé, car l’heure tourne et je déteste être en retard quand je vais chercher les Héritiers en classe.

Je caisse. Bizarrement, 4564336 personnes dans chaque file, sauf là.

Je saute avec euphorie sur l’occasion si belle! Trop belle?

Je dépose le panier plein sur le tapis roulant, toujours emplie d’une allégresse peu courante en ces temps tourmentés par le credit-crunch.

La caissière, qui est debout – ce détail a une certaine importance, vous allez le constater – sur ses petites cuisses squelettiques de tricheuse frigide même pas barjot, la caissière, donc, me parle.

Car, oui, la caissière est un être humain, et oui encore, elle est dotée de la parole. Mais si, comme Rabelais, on suppose que le rire est le propre de l’Homme, on peut alors émettre des réserves.

 » Va falloir vider ça! « 

Je regarde derrière moi. Personne. C’est donc bien à moi qu’elle s’adresse.

L’impudente imprudente. Attendrissante pauvresse, je te présenterai Nadine de Rothschild ♥ si tu es sage.

 » – Ne serait-il pas possible que vous preniez les articles directement dans le panier (20 cm de haut, je le rappelle ici, ndla)?

  – Ha ben nan, quand même, hein… « 

Diantre.

Le beau cas.

Elle existe donc et je l’ai rencontrée: je pensais que la caissière débile était une sorte de légende urbaine, qu’elles pouvaient être bêtes ou méchantes, mais pas les deux en même temps… J’ai encore tant à apprendre de la Vie (vit, c’est pas la même chose)!

Elle m’indique la direction dans laquelle répandre mes achats. Je les mets de l’autre côté. Elle passe mes articles à toute blinde, je range mes sacs à deux à l’heure. Elle finit par me demander si je suis l’heureuse titulaire d’une carte du magasin.

 » Oui, mais je pensais qu’il était trop compliqué de la scanner! « 

dis-je en lui tendant la précieuse pièce de plastique, avant d’ajouter:

 » Attention, elle est lourde! « 

Elle me demande ensuite quel mode de paiement j’ai choisi. La carte bancaire.

 » Mais si ça ne pose pas de problème d’organisation, je ne voudrais pas vous embêter… « 

Elle me jette un regard noir et me tend mon ticket de caisse que je lui arrache des mains avant de tourner les talons dans une parfaite imitation de l’outrage ultime infligé à la pureté tuant le dragon. Ou de Nadine de Rothschild ♥  faisant demi-tour au bas des marches de Cannes pour montrer son indignation résultant de sa non participation au jury officiel.

 

Je me sens si seule, au milieu des pauvres…

 
 
Caddy

Les ouvriers: des pauvres qui peuvent être sexy mardi, Jan 29 2013 

J’ai déjà vérifié sur un échantillon représentatif de pauvres pour lequel n>30 et sur une durée de plus d’un an que, malgré les légendes urbaines ou les rumeurs champêtres voire sylvestres, que le pompier n’est statistiquement jamais nu, plein de muscles et huilé dans la vie quotidienne.

J’ai en revanche noté que, pour la lance en avant, tout ce qui est colporté est vrai, le pompier aimant faire feu aussi souvent que le théâtre des opérations le permet.

Mon esprit curieux et éveillé m’a conduit à élargir (aïe!) mes investigations à d’autres corps (snorg!) de métiers de pauvres, tels que les chauffagistes, les plombiers ou encore les électriciens.

  • Les chauffagistes: ils viennent en bleu de travail un peu sale pour mettre en valeur leurs remarquables yeux bleus-verts-gris, sais plus trop, je… Le plus, c’est que PUTAIN, IL EST CANON, je le croquerais bien pour mon goûter!!! Le moins: son jeune âge ainsi que son air apeuré. Bon, en même temps, il n’est pas inconcevable que j’aie pu avoir une expression gourmande. Sans compter qu’il demeure un pauvre; au mieux accèdera-t-il au rang infamant de parvenu.
  • Les plombiers: en gris de travail. D’ailleurs, il est tout gris, bien que n’atteignant probablement qu’à peine la vingtaine. Il a dû bouffer trop de plomb, yeah! Il s’est excusé de demander pardon mais est-ce que je peux lui dire où couper l’eau, s’il-vous-plait, pardon? Le plus: efficace, ça lui a pris 10 mn. Le moins: pourquoi son chef a embauché un thon pareil? Ca doit etre son fils/neveu/filleul/cousin/frère! Ou alors une cooptation entre pauvres.
  • Les électriciens: alors là, c’est carrément pas la même limonade. Le sieur se pointe en jean-baskets-pull. Absolument très habillé, une fois de plus. Il a du bagou et est à l’aise avec les gens, même s’ils sont plusieurs. Le plus: il est souriant. Le moins: super relax, il est à la limite de la familiarité bien que nous ne soyons pas du même monde, mâââââârdkwâââ! Il semble oublier qu’il est pauvre. Flippant.

Bilan des courses: finalement, le fantasme de la ménagerie – c’est comme une ménagère sauf que c’est en argenterie – a encore de beaux jours devant lui parce que la réalité est tristounette, grise et timide. Et pauvre.

Les seuls à tenir au moins la moitié de leurs promesses sont les pompiers. Les autres sont trop jeunes.

Les autres critères retenus pour l’étude, tels que tabagisme ou alcoolisation (excessive ou non), ont en revanche révélé un état sanitaire de la population en net progrès. Il est cependant à déplorer que le travailleur manuel sente le plus souvent la sueur (+/- 0.01), ce qui tend à montrer que les pauvres sont des animaux qui ont des croyances superstitieuses telles que « la langue est le meilleur des savons ».

Remis en 3 (trois) exemplaires à qui de droit ce 29 (vingt-neuf) janvier (J-7) 2013 (deux mille treize).

 

Ouvrier

Les pauvres sont insupportables avec leurs exigences salariales! lundi, Déc 17 2012 

Je peux comprendre que le Diable ait inventé les guerres, les maladies, les voisins. Mais les pauvres? Pourquoi les pauvres?

Je travaille à obtenir le statut d’employeur, et c’est la plaie. Les pauvres sont désespérants à réclamer de l’argent des garanties pour travailler. On croit rêver! Et pourquoi ne pas faire valoir des droits, tant qu’on y est??
Pour déclarer  ma nounou une journée par semaine – le pauvre est volontiers paresseux – je me vois contrainte de démarcher la CAF, l’URSSAF, les CESU… Tout ça GRATUITEMENT pour que Bain-Marie apprenne les rudiments d’économie de français et mathématiques à cette charmante – et néanmoins odorante – pauvresse. C’est déprimant!

Faut-il être plus directif avec les classes inférieures? Halte aux enfants rois de sang corrompu!

Le pauvre de base est aisément reconnaissable à un intéressement ego surdimensionné et une allergie à toute frustration.

Mon conseil Nadine de Rothschild: les allergies sont très chics à condition qu’elles soient le fruit d’une consanguinité raisonnable. Et qu’elles coûtent très cher.

 

Paradoxalement, le pauvre est réfractaire à toute gratuité verticalité, ce qui montre le côté aléatoire de sa condition pécuniaire humaine. On a souvent tendance à continuer d’alimenter leur compte en banque ego parce qu’on a peur de sanctionner ces personnalités assez dépensières imbues d’elles-mêmes.

De toute façon, il y a peu d’intérêt d’empathie à développer avec ce genre de créature qui provoque toujours l’autre sur le terrain financier émotionnel. M’auront pas! Les méthodes de nos grands-mères ont fait leurs preuves: fascinons les foules avec une idéologie très ferme et méprisant l’argent la permissivité.

Sauf pour les fans de Livret A  produits financiers  placements à 45% macarons.

Jouisseurs immédiats de l’argent qu’ils volent dans toutes les tâches qu’ils persistent à dilapider différer, les pauvres se créent plus de problèmes de découvert bancaire frustration que les gens normaux qui se privent disciplinent au quotidien. Appliquez-vous, les nécessiteux mecs!

On exagère souvent le nombre de pauvres, ce qui leur donne l’occasion de se plaindre abondamment de leurs employeurs et allonge d’autant les formalités administratives.

Pffffffffff! Suis-je la seule de ma condition? Bon, oui, évidemment, mais à ce point-là…

Ma solution: je dis stop à la censure marxo-capitaliste et exige – à mon tour – le rétablissement immédiat du droit de servage.

Je retourne à mon repassage (vous ai-je dit que j’ai gagné ma centrale-vapeur dans un concours de Meilleure Repasseuse de l’Année?). Peut se brosser pour avoir des chocolats à Noël, la pauvresse, avec tout le flouze que je lui lâche!