Pédagogie Montessori et belle-soeur: une incompatibilité physiologique? mercredi, Juin 4 2014 

Penchons nous aujourd’hui sur cette méthode d’enseignement dont on nous rebat les oreilles et puisque l’axe du blog est ma belle-sœur, vérifions leur compatibilité.

Je tiens à préciser que l’idée de ce billet m’est venue après avoir lu celui de Miss Barjabulle dont vous pouvez trouver l’intégralité ici.

Le cadre Montessori offre à la belle-sœur une ambiance agréable et sécurisée avec un matériel sensoriel très diversifié. Ce cadre et ce matériel, ainsi que l’éducateur (moi), donnent à la belle-sœur les moyens de découvrir et d’explorer, d’approfondir et de perfectionner les notions essentielles de l’instruction.On parlera bien d’apprentissage et non d’enseignement, dans le sens où l’on amène la belle-sœur à expérimenter les connaissances pour mieux les comprendre et se les approprier, plutôt que de lui transmettre passivement des notions qu’il appliquera ensuite de façon mécanique.La méthode Montessori un outil pédagogique unique pour une instruction à la fois solide, mais aussi, et surtout, respectueuse de la belle-sœur, qui est actrice de ses apprentissages.

Mais faut-il pour autant louer cette approche? Il me semble qu’on épargne à ma belle-sœur le stress de permanentes performances scolaires mais également que tous ses traits de caractère sont vécus par l’éducateur (moi) comme des problèmes.

Par exemple, si ma belle-sœur est placide et observatrice, je la catalogue un peu vite comme timide; si elle joue dans la cour en me bousculant, c’est qu’elle exprime un mal-être et lorsqu’elle est exubérante, c’est que ça ne se passe pas bien chez elle.

Bref, l’interprétation de l’éducateur (moi) serait-elle biaisée? Je retrouve dans cette réflexion les mêmes choses que dans ma recherche sur les doltistes, adeptes de Françoise Dolto.

Pour ne pas commettre de ciré et rester au plus près de la norme, je vais me contenter d’enfermer ma belle-sœur à la cave, avec un bâillon pour ne surtout pas rater les Feux de l’Amour.

 

Pédagogie: le quotidien est source de savoirs vendredi, Jan 24 2014 

Il était une fois une mère solitaire et pas loin de son foyer. Elle vivait avec trois héritiers, tous TRÈS intelligents. La première s’appelait Marie-Bambelle. C’était un petit génie, aussi belle que mince.

Ensuite venait Bain-Marie. C’était un écorché vif avec des yeux cachés derrière d’épaisses lunettes, aussi adorable qu’épouvantable – les garçons et les filles n’ont pas la même attitude face à leurs facilités.

La troisième s’appelait Etorki, ravissante petite chose qui sentait un peu le fromage et véritable boîte à malice.

Un jour qu’ils étaient rentrés de l’université et goûtaient sagement dans la cuisine, quelqu’un sonna à la porte de la Maison du Bonheur. Marie-Torne envoya Marie-Bambelle ouvrir. Cette dernière demanda la permission de sortir jouer dehors, ce qui lui fut accordé.
Quelques instants plus tard, Bain-Marie rejoua la scène à l’identique. Même chose pour Etorki.
Marie-Torne reçut alors un coup de téléphone, puisqu’elle était une chevalier moderne et sans reproche. Elle discutait tranquillement avec Nadine de Rothschild – ♥ – quand elle entendit Marie-Bambelle tenter de mettre fin à ses jours en discutant penchée par la fenêtre du premier étage, mais Marie-Torne lui fit remarquer que ses devoirs ne se feraient pas tout seuls et que le repas n’était pas prêt, ce qui la ramena à la raison.
Marie-Bambelle apprit ce jour-là que Marie-Torne n’autorisait aucun héritier à mourir tant que ses devoirs n’étaient pas faits et que le repas n’était pas prêt.

Le téléphone étant le meilleur ami de la femme, les appels se succédèrent.

Bain-Marie décida de mettre de la vie dans sa morne chambre et entreprit de transbahuter le jardin autour de son lit. Il fut systématique et rigoureux: les enfants sont de petits scientifiques! Il disséqua des tonnes de plantes – feuilles, tiges, racines, fleurs – afin de mieux cerner son sujet. Ses seuls outils furent une pelle et un seau.
Bain-Marie apprit ce jour-là que Marie-Torne n’autorisait aucun héritier à nuire à nos amies les plantes, aussi vulgaires soient-elles.

Si vous pensez qu’Etorki allait rester à la traîne, vous vous trompez lourdement!

La plus verticalement défavorisée de la bande est loin d’être la moins imaginative. Elle sema la zizanie au sein de la compagnie des Héritiers, fit en sorte que tous s’égorgent les uns et les autres. Elle prit ensuite un soin maniaque à disposer les corps de ses frère et sœur dans la cour de la Maison du Bonheur avant de se mettre de l’eau sur les yeux et d’appeler Marie-Torne.
Cette dernière déboula du haut des escaliers, hors d’haleine et l’écume aux lèvres. Elle découvrit la scène sous l’œil curieux et vicieux d’Etorki. Elle fut déçue car elle eut une fessée, dut nettoyer son bordel, mettre son linge au sale et fut envoyée au lit sans manger.
Etorki apprit ce jour-là que Marie-Torne n’autorisait personne à transgresser la règle, pas même les mass murderers.

 

NDLR: je pense que je vais freiner sur les thrillers américains…

 
Super Nanny
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